Les institutions de 1946 et leur évolution

Date de publication :

12/04/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

4 pages

Niveau :

avancé

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Sommaire :

 
 

Sommaire Les institutions de 1946 et leur évolution Sommaire

 
  1. Les institutions reflètent la prise en compte trop partielle par les constituants de la pratique constitutionnelle de la IIIème République : si la fonction de Président du Conseil est inscrite dans la Constitution de 1946 et dotée de nombreuses compétences auparavant attribuées au Président de la République, les pouvoirs de l'Assemblée nationale, substitut de la Chambre des députés, sont accrus, ce qui ne manque pas de perpétuer l'instabilité ministérielle
    1. Dans la sphère du pouvoir exécutif, le Président de la République ne détient plus que des pouvoirs nominaux, les pouvoirs réels dont il disposait au cours de la IIIème République étant transférés au Président du Conseil désormais institutionnalisé
    2. L'Assemblée nationale, qui se substitue à l'ancienne Chambre des Députés s'assure la prépondérance non seulement sur le Conseil de la République, deuxième Chambre qui diffère grandement du Sénat par ses pouvoirs, mais aussi sur l'ensemble de la vie politique
  2. En pratique, l'Assemblée nationale manie habilement les procédures d'investiture, de vote successif à la question de confiance et de motion de censure afin d'empêcher l'usage par le Président du Conseil de son droit de dissolution conditionnel. Les tensions entre gouvernement et Parlement amène le premier à chercher à étendre ses compétences réglementaires
    1. Les rapports entre le Président du Conseil et l'Assemblée nationale, « arbitrés » par le Président de la République, sont complexes et changeants comme en témoignent l'usage des procédures d'investiture, de question de confiance, de motion de censure et de dissolution
    2. Bien que l'article 13 de la constitution dispose que « l'Assemblée nationale vote seule la loi » et qu' « elle ne peut déléguer ce droit », les gouvernements successifs se ménagent la possibilité d'intervenir en matière législative, quitte à entraîner la confusion

Résumé :

Un peu plus d'un an après le référendum impulsé par le Général de Gaulle, la Constitution de la IVème République est enfin adoptée, plus par résignation qu'avec enthousiasme. Cette constatation ne présage rien de bon quant au sort futur du régime.

Le doute des Français quant à la capacité du texte du 27 octobre 1946 à instaurer un régime durable et efficace trouve-t-il sa justification au vu de l'évolution institutionnelle ?

Les institutions créées par la Constitution de 1946 ne tiennent pas compte de tous les aspects de la vie politique de la IIIème République puisque même s'il y a transfert de pouvoirs réels du Président de la République au Président du Conseil institutionnalisé, il y a également montée en puissance de l'Assemblée nationale, non tempérée par la Chambre haute.

Comme toute constitution, elle a ses limites, les acteurs de la vie politique exploitent alors la marge d'interprétation qui leur est laissée ; ceci se manifeste par l'évolution des institutions, évolution qui se voit consacrée par la loi constitutionnelle du 7 décembre 1954.

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A propos de l'auteur :

pencil image Nadège H. étudiante
Niveau :Avancé Etude suivie : Droit des affaires Ecole, université : Institut d'Etudes Politiques de Paris

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