Justice et Développement : qu'est-ce quun juste ?
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exposé
publié le 02/09/2008
avis client : non évalué
niveau : avancé
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Résumé
On a tous en tête limage de grands « hommes justes », que ce soit Socrate, Salomon, Gandhi ou Martin Luther King, et on a généralement tendance à les considérer comme des hommes de bien en définissant intuitivement lhomme juste comme un « homme de bien ». En effet on a généralement tendance à considérer la justice comme quelque chose de bien et même, si lon pense à Socrate ou aux Béatitudes, comme une source possible de bonheur (« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »).
Or cest là tout ce qui fait lintérêt de la question : « Quest-ce quun juste ? » Car si le fait dêtre un juste doit nous apporter le bonheur, ou au moins le sentiment dune certaine respectabilité, alors il est évident que nous devons tous être intéressés de savoir ce quest un juste et ce quest la justice, pour savoir comment on peut être un juste.
Le problème est quil est difficile de définir la justice. Tout dabord la justice semble nous renvoyer au droit positif qui sert à réguler nos sociétés, mais qui semble assez relatif. Mais lorsque lon admire Socrate, et Gandhi pour leur justice, cest bien parce quon a limpression quils sont tous deux les « représentants » dune même justice, plus « absolue », et dont lessence est morale plus que sociale. Il y a donc une ambiguïté de la définition de la justice, que traduit notamment la distinction kantienne entre la légalité (droit) et la moralité (vertu).
Notre exposé cherchera donc dabord à étudier les rapports entre la justice de la cité qui peut sembler relative dans une certaine mesure, et létat de justice absolue auquel aspire lindividu, pour voir dans quelle mesure lindividu peut accéder à cet état de justice absolu. Mais cela nous conduira à penser que le véritable problème posé par le sujet est celui de la possibilité même pour lhomme dêtre vraiment juste ontologiquement.
Or cest là tout ce qui fait lintérêt de la question : « Quest-ce quun juste ? » Car si le fait dêtre un juste doit nous apporter le bonheur, ou au moins le sentiment dune certaine respectabilité, alors il est évident que nous devons tous être intéressés de savoir ce quest un juste et ce quest la justice, pour savoir comment on peut être un juste.
Le problème est quil est difficile de définir la justice. Tout dabord la justice semble nous renvoyer au droit positif qui sert à réguler nos sociétés, mais qui semble assez relatif. Mais lorsque lon admire Socrate, et Gandhi pour leur justice, cest bien parce quon a limpression quils sont tous deux les « représentants » dune même justice, plus « absolue », et dont lessence est morale plus que sociale. Il y a donc une ambiguïté de la définition de la justice, que traduit notamment la distinction kantienne entre la légalité (droit) et la moralité (vertu).
Notre exposé cherchera donc dabord à étudier les rapports entre la justice de la cité qui peut sembler relative dans une certaine mesure, et létat de justice absolue auquel aspire lindividu, pour voir dans quelle mesure lindividu peut accéder à cet état de justice absolu. Mais cela nous conduira à penser que le véritable problème posé par le sujet est celui de la possibilité même pour lhomme dêtre vraiment juste ontologiquement.
Sommaire
- Politique et justice : est-ce que la dimension politique de la justice doit nous conduire à un certain relativisme ?
- Faut-il penser que nos actions peuvent seulement tendre vers la justice et ne peuvent pas nous rendre justes au sens ontologique?
- Péché et justice : que signifie vraiment l'idée d'une imperfection humaine, et dans quelle mesure cette imperfection nous empêche-t-elle d'être « des justes » ?
