"Si la justice disparaît, cest chose sans valeur que les hommes vivent sur terre", de Kant (Métaphysique des murs, Doctrine du droit, II, section 1)
Date de publication :
13/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Dans Politique, Aristote envisage la justice comme un moyen permettant l'avènement du bonheur, de la société heureuse, de la philia politique
- Peut-être faut-il voir la disparition de l'institution judiciaire comme le résultat d'une société idéale, d'une société utopique ?
- ''Si la justice disparaît'', c'est l'humanité qui disparaît. Et si l'humanité disparaît, ''c'est chose sans valeur que le fait que les hommes vivent sur terre''
Résumé :
« Si la justice disparaît, c'est chose sans valeur que le fait que les hommes vivent sur terre », kant, métaphysique des moeurs, « doctrine du droit », II, section 1. Cette affirmation nous pousse d'emblée à envisager le rôle central de la justice, à la fois comme sentiment et comme institution, dans la vie humaine. kant soutient en effet que la justice est ce qui confère sa valeur à l'existence.
Il semble ainsi que l'institution judiciaire est garante de la société au sens où elle assure la pérennité des relations sociales, empêche la guerre permanente et par là même confère une valeur à la vie sur terre. Mais cela implique l'idée d'un Homme foncièrement mauvais, alors que la nature humaine est bien plus complexe et bien plus riche. Ne faut-il pas plutôt envisager la disparition de la justice comme la conséquence de l'avènement d'une société meilleure, d'une « société idéale » ?
Auquel cas, l'existence humaine prend tout son sens et toute sa valeur. Une difficulté apparaît toutefois : "société" et "idéale" sont deux termes antinomiques. L'avènement d'une société utopique est-il vraiment souhaitable ? Le problème se pose donc encore avec acuité. La disparition de la justice implique-t-elle nécessairement une vie humaine sans valeur ?
Il semble ainsi que l'institution judiciaire est garante de la société au sens où elle assure la pérennité des relations sociales, empêche la guerre permanente et par là même confère une valeur à la vie sur terre. Mais cela implique l'idée d'un Homme foncièrement mauvais, alors que la nature humaine est bien plus complexe et bien plus riche. Ne faut-il pas plutôt envisager la disparition de la justice comme la conséquence de l'avènement d'une société meilleure, d'une « société idéale » ?
Auquel cas, l'existence humaine prend tout son sens et toute sa valeur. Une difficulté apparaît toutefois : "société" et "idéale" sont deux termes antinomiques. L'avènement d'une société utopique est-il vraiment souhaitable ? Le problème se pose donc encore avec acuité. La disparition de la justice implique-t-elle nécessairement une vie humaine sans valeur ?
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