La justice sociale
Date de publication :
07/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les théories classiques de la justice
- La justice platonicienne
- La formulation classique d'Aristote
- Justice épicurienne et justice stoïcienne
- La question du juste chez les Modernes
- La justice par le contrat social
- La justice comme impartialité ou comme avantage mutuel ?
- La remise en cause marxiste
- L'approche théorique contemporaine : John Rawls et ses critiques
- La théorie de la justice de John Rawls
- La critique du libéralisme déontologique : du juste au bien
- Les nouvelles dimensions de la justice sociale
- Domination, exclusion, individualisation : une triple question sociale
- Retour à la question de l'égalité
Résumé :
La notion de justice évoque à la fois une valeur et une institution. La justice sociale fait d'abord référence à la valeur. Mais le propre de la justice sociale est d'inscrire la valeur de justice dans un contexte institutionnel. La justice sociale (ou distributive) est l'attribut d'un ensemble d'institutions sociales.
Dans la Théorie de la justice, Rawls distingue deux manières différentes d'être juste pour un individu : soit que celui-ci y trouve son intérêt ou un avantage, soit qu'il accepte un devoir d'équité ou une attitude d'impartialité dans la réalisation des aspirations et intérêts de chacun.
- La première conception, dite de "la justice comme avantage mutuel", apparaît comme une "voie habituelle de la pensée à propos de la justice qui remonte au moins aux sophistes grecs, et qui conçoit l'acceptation des principes de justice comme un compromis entre des personnes au pouvoir à peu près égal qui aimeraient exercer leur volonté les unes sur les autres si elles le pouvaient, mais qui, compte tenu de l'égalité de leurs forces et de leur volonté de préserver leur tranquillité et leur sécurité, reconnaissent certaines formes de conduite que leur dicte la prudence. La justice est conçue comme un pacte entre des égoïstes rationnels dont la stabilité dépend de l'équilibre des forces". Rawls affirme qu'on entrevoit cette conception dans La République de Platon, puis chez Hobbes et Hume.
- La seconde conception, dite de "la justice comme impartialité", implique que le motif de l'action juste tienne au désir d'agir justement de la part de l'agent, c'est-à-dire indépendamment de ses intérêts. Selon Rawls : "L'acceptation d'un devoir d'équité par les participants à une pratique commune est le reflet en chacun de la reconnaissance des aspirations et des intérêts des autres". On trouve cette conception chez Kant.
La notion d'injustice apparaît avec l'émergence du sujet moderne : elle suppose une sensibilité particulière. Injustice et inégalité sont différentes dans la mesure où l'une renvoie à la négation d'une valeur absolue, et l'autre d'une valeur négative.
Dans la Théorie de la justice, Rawls distingue deux manières différentes d'être juste pour un individu : soit que celui-ci y trouve son intérêt ou un avantage, soit qu'il accepte un devoir d'équité ou une attitude d'impartialité dans la réalisation des aspirations et intérêts de chacun.
- La première conception, dite de "la justice comme avantage mutuel", apparaît comme une "voie habituelle de la pensée à propos de la justice qui remonte au moins aux sophistes grecs, et qui conçoit l'acceptation des principes de justice comme un compromis entre des personnes au pouvoir à peu près égal qui aimeraient exercer leur volonté les unes sur les autres si elles le pouvaient, mais qui, compte tenu de l'égalité de leurs forces et de leur volonté de préserver leur tranquillité et leur sécurité, reconnaissent certaines formes de conduite que leur dicte la prudence. La justice est conçue comme un pacte entre des égoïstes rationnels dont la stabilité dépend de l'équilibre des forces". Rawls affirme qu'on entrevoit cette conception dans La République de Platon, puis chez Hobbes et Hume.
- La seconde conception, dite de "la justice comme impartialité", implique que le motif de l'action juste tienne au désir d'agir justement de la part de l'agent, c'est-à-dire indépendamment de ses intérêts. Selon Rawls : "L'acceptation d'un devoir d'équité par les participants à une pratique commune est le reflet en chacun de la reconnaissance des aspirations et des intérêts des autres". On trouve cette conception chez Kant.
La notion d'injustice apparaît avec l'émergence du sujet moderne : elle suppose une sensibilité particulière. Injustice et inégalité sont différentes dans la mesure où l'une renvoie à la négation d'une valeur absolue, et l'autre d'une valeur négative.
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