Larry Clark, Tulsa, 1971

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Document français : Larry Clark, Tulsa, 1971 français
 
exposé
publié le 04/12/2006
 
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Résumé Larry Clark, Tulsa, 1971 Résumé

 
 
« Je suis né à tulsa, Oklahoma en 1943. J’ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. Je me suis shooté tous les jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j’ai laissé tomber, mais j’ai repiqué ensuite pendant de nombreuses années. Une fois que l’aiguille est rentrée, elle ne ressort plus. »
Voici ce que l’on peu lire en première page de tulsa, le premier recueil de photographies de larry clark, paru en 1972. Cette citation donne d’emblée le ton des premières images de larry clark, entre violence feutrée et nihilisme affirmé, dont est cependant absente toute scène voyeuriste. Peut-être est-ce là un avertissement sur ce qui est montré et sur la personnalité de l’artiste. Au fond il aurait pu simplement dire « je suis né à tulsa, Oklahoma en 1943 », mais il a choisi de ne rien nous cacher, façon aussi de dire que rien ne sera non plus épargné dans ses photos. Image après images, larry clark va à l’essentiel et sélectionne, dans ce qui semble être propre vie, celles d’une urgence répétée du quotidien.
larry clark est un artiste qui a été projeté sur la scène artistique new-yorkaise en 1972 avec la parution de tulsa, un ouvrage au tirage limité qui présentait des photos de lui et de ses amis pendant une période couvrant 8 ans de sa vie (1963-1971).
Dans tulsa, il présente une galerie de portraits d’adolescents et de jeunes auxquels il s’identifie. Il photographie leur intime complicité du quotidien, dans cette crudité noir et blanc qui accentue l’aspect nihiliste des ambiances. Peu importe le contexte géographique ou personnel de l’artiste, ces photos sont caractérisées par un climat de malaise constant. Ce qui choquait à l’époque de tulsa, c’est aussi le contexte dans lequel vivaient ces adolescents : non pas en métropole urbaine ou des banlieues à la violence quotidienne, mais une petite bourgade d’un état provincial l’Oklahoma, tellement synonyme de l’Amérique dite profonde où ces choses ne sont pas censées arriver.
La force ou la répulsion des photographies de larry clark est aussi à mettre en relation avec cet aspect des choses. De l’estompement de la norme à la nostalgie de l’adolescence, clark développe un style d’écriture photographique nourri d’autobiographie et de doute, où la sincérité gagnera toujours sur l’ambiguïté affichée.
larry clark se met en scène dans les photographies de tulsa, sa présence est toujours décelable car on sait de suite qu’il prend part à l’action. Il nous montre, à travers une sorte de reportage sur sa vie, ce que l’on ne veut pas voir exister.
 
 

Sommaire Larry Clark, Tulsa, 1971 Sommaire

 
  1. La dimension autobiographique dans Tulsa .
    1. Un journal intime sur la vie de Larry Clark.
  2. La rhétorique du photoreportage au service de la vérité.
    1. Les indices du photoreportage.
    2. Documentaire sur un malaise social proéminent.
    3. Quelle vérité ?.
  3. La photographie de l'intime.
 
 
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