Les législateurs du VIème siècle athénien
Date de publication :
26/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un bouleversement du cadre institutionnel archaïque : les tentatives pour sortir de la crise
- Les archontes législateurs : Dracon et Solon
- La tyrannie des Pisistratides
- Les réformes de Clisthène, clef de l'avènement de la démocratie
- La réorganisation du corps civil
- Les modifications institutionnelles et la création de la Boulé des 500
Résumé :
Le vième siècle athénien est incontestablement le théâtre de nombreux changements institutionnels majeurs qui marqueront la démocratie athénienne, et lui donneront l'image égalitaire qu'on lui prête aujourd'hui.
En effet, la cité athénienne du début du vième siècle fonctionne en se fondant sur un schéma institutionnel archaïque relativement simple. En l'absence de souverain, le pouvoir est exercé par un collège de 9 magistrats : les archontes. La cité dispose d'un conseil, la Boulé de l'Aréopage, où siègent les membres de l'aristocratie foncière issus des différents clans dirigeants (les gene) ainsi que les archontes sortis de charge. Enfin, les magistrats ou le conseil peuvent décider de réunir le demos, assemblée des citoyens aisés, pour approuver les décisions prises. Ce système archaïque va très vite s'avérer inadéquat à la direction de la cité. En plus de favoriser les inégalités et la sélection par la fortune, il est dépourvu de contre-pouvoirs. Or, pour les législateurs athéniens, l'intérêt de ne pas avoir de roi titulaire d'un pouvoir absolu est précisément de ne pas subir les affres d'un pouvoir arbitraire. Ils envisagent donc de grandes réformes du régime afin de faire participer l'ensemble des citoyens à la prise de décisions : c'est ainsi que va naître la démocratie, au sens actuel du terme. La chose politique devient la chose de tous, et non plus d'un petit nombre.
Cette renaissance politique d'Athènes s'inscrit dans le cadre de la crise connue par la Grèce aux VIIème et vième siècles avant J.C. : la sténochorie, problème non réglé par la colonisation, entraine un lourd endettement du monde paysan. Afin d'échapper à la servitude pour dettes, les petits propriétaires terriens sont contraints d'abandonner leurs terres aux aristocrates. La Grèce voit alors naître un mouvement de revendication général dont le principal mot d'ordre est le partage des terres entre pauvres et riches. Seule Sparte y procédera. Au-delà de cet aspect économique et social, la crise prend un dimension militaire au travers de la « révolution hoplitique ». Le fantassin devient la pièce maîtresse des batailles. Dès lors, un grand nombre de guerrier est nécessaire. L'aristocratie perd le monopole de la guerre, et les simples citoyens (cad la partie supérieure de la paysannerie), contraints à verser « l'impôt du sang » exigent d'être associés à la prise des décisions politiques. On assiste à l'affirmation d'un fort désir d'égalité dans la répartition des droits et des charges.
Des archontes, Dracon puis Solon, sont chargés d'apporter des solutions à cette crise. Ils vont engager des réformes de fond, qui ne seront que peu appréciées des aristocrates. Après une transition tyrannique, Clisthène parachèvera leur oeuvre en donnant naissance à la démocratie à proprement parler.
En effet, la cité athénienne du début du vième siècle fonctionne en se fondant sur un schéma institutionnel archaïque relativement simple. En l'absence de souverain, le pouvoir est exercé par un collège de 9 magistrats : les archontes. La cité dispose d'un conseil, la Boulé de l'Aréopage, où siègent les membres de l'aristocratie foncière issus des différents clans dirigeants (les gene) ainsi que les archontes sortis de charge. Enfin, les magistrats ou le conseil peuvent décider de réunir le demos, assemblée des citoyens aisés, pour approuver les décisions prises. Ce système archaïque va très vite s'avérer inadéquat à la direction de la cité. En plus de favoriser les inégalités et la sélection par la fortune, il est dépourvu de contre-pouvoirs. Or, pour les législateurs athéniens, l'intérêt de ne pas avoir de roi titulaire d'un pouvoir absolu est précisément de ne pas subir les affres d'un pouvoir arbitraire. Ils envisagent donc de grandes réformes du régime afin de faire participer l'ensemble des citoyens à la prise de décisions : c'est ainsi que va naître la démocratie, au sens actuel du terme. La chose politique devient la chose de tous, et non plus d'un petit nombre.
Cette renaissance politique d'Athènes s'inscrit dans le cadre de la crise connue par la Grèce aux VIIème et vième siècles avant J.C. : la sténochorie, problème non réglé par la colonisation, entraine un lourd endettement du monde paysan. Afin d'échapper à la servitude pour dettes, les petits propriétaires terriens sont contraints d'abandonner leurs terres aux aristocrates. La Grèce voit alors naître un mouvement de revendication général dont le principal mot d'ordre est le partage des terres entre pauvres et riches. Seule Sparte y procédera. Au-delà de cet aspect économique et social, la crise prend un dimension militaire au travers de la « révolution hoplitique ». Le fantassin devient la pièce maîtresse des batailles. Dès lors, un grand nombre de guerrier est nécessaire. L'aristocratie perd le monopole de la guerre, et les simples citoyens (cad la partie supérieure de la paysannerie), contraints à verser « l'impôt du sang » exigent d'être associés à la prise des décisions politiques. On assiste à l'affirmation d'un fort désir d'égalité dans la répartition des droits et des charges.
Des archontes, Dracon puis Solon, sont chargés d'apporter des solutions à cette crise. Ils vont engager des réformes de fond, qui ne seront que peu appréciées des aristocrates. Après une transition tyrannique, Clisthène parachèvera leur oeuvre en donnant naissance à la démocratie à proprement parler.
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