Léonard et les chevaux : une histoire inachevée

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Document français : Léonard et les chevaux : une histoire inachevée français
 
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publié le 13/12/2006
 
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Résumé Léonard et les chevaux : une histoire inachevée Résumé

 
 
En filigrane de l’œuvre de léonard, l’obsession pour les chevaux rejoint sa quête incessante de la modulation de la forme, de la dynamique transformatoire, de « l’Universel inachevé ». Au-delà de l’art, les chevaux de Vinci participent de son système d’investigation et d’entendement du monde.

Dans les carnets dont léonard ne se séparait jamais et dont des milliers de pages nous sont parvenues, le motif du cheval tient une place prépondérante. Il entre en résonance avec toute son oeuvre, qu’il soit l’artiste ou le scientifique, l’ingénieur ou l’anatomiste. Lui sont consacrées non seulement nombre d’études anatomiques, dynamiques, mais aussi des plans d’écuries, inspirés par la fréquentation assidue des écuries milanaises lors de son séjour à la cour de Ludovic Sforza dans les deux dernières décennies du Quattrocento.

Au-delà de l’intérêt proprement formel, celui qui, jeune apprenti dans l’atelier du maître Verrocchio, se soucie beaucoup « de sa toilette, de dresser des chevaux, de jouer du luth », écrit Kenneth Clark, avait-il un attachement particulier pour le noble animal, se sentait-il avec lui quelque affinité ? De léonard, dont il dresse dans ses Vite le portrait idéal, Vasari nous dit que « quoique dénué de fortune, il eut toujours des serviteurs et des chevaux nombreux qu’il aimait beaucoup ». Ce que léonard lui-même écrit, parlant de l’ossature, des muscles, des organes humains, « je ne pense pas que les hommes grossiers, de mauvaises mœurs et de peu d’intelligence méritent un si bel instrument et une telle variété de mécanismes », comparé à l’amour qu’on le sait porter aux animaux et aux chevaux en particulier, confinerait presque à la misanthropie. L’homme serait devenu végétarien par égard pour la faculté de sentir la douleur qu’il prête, à juste titre, à toutes les créatures douées de mouvement.

Là se noue en réalité la problématique qui le rattache au cheval : léonard entretient un rapport intime avec la nature, de sorte qu’il se préoccupe seulement des actions et réactions observées dans le champ de l’expérience. Son œuvre entier est dirigé par la passion de l’énergie, de la dynamique, et ainsi ses dessins sont un exercice d’affûtage du regard, une tentative sans cesse renouvelée de saisir le monde, les tensions et les mouvements qui l’animent. Par excellence, le cheval est la créature chez laquelle tout est signe de mouvement, de vitesse. Il faut pour léonard éprouver par les sens, au premier rang desquels la vue, pour atteindre la sapieta, qui est à la fois savoir et sagesse. En cela, il relève bien plus de la culture positive, pragmatique et expérimentale qu’avait développée le Moyen Age aristotélicien que de la culture idéale des humanistes néo-platoniciens, à la recherche d’une perfection immuable et définitive.
 
 

Sommaire Léonard et les chevaux : une histoire inachevée Sommaire

 
  1. L'Adoration des mages, 1481. Musée des Offices, Florence (243 x 246 mm)
  2. Etude du cheval avec cavalier, vers 1481. Collection particulière (120 x 78mm). Pointe de métal sur papier préparé à l'enduit rose
  3. Dessin de l'armature pour la tête du cheval, étude pour le monument Sforza, vers 1491. Madrid, Biblioteca Nacional (210 x 290 mm). Sanguine
  4. Etude de chevaux, vers 1503. Windsor Castle, Royal Library (196 x 308 mm). Traces de pierre noire et de sanguine, encre et lavis
  5. Etude pour le monument Trivulzio, vers 1510. Windsor Castle, Royal Library. Crayon
 
 
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