Le libéralisme politique
Date de publication :
10/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Grandeur et décadences du libéralisme de Benjamin Constant
- Le libéralisme d'opposition de Benjamin Constant
- Les évolutions du libéralisme politique
- L'influence de l'individualisme sur le libéralisme
- L'inexorable poussée de l'individualisme
- Le caractère pernicieux de la démocratie
Résumé :
Le XIXème siècle est le siècle durant lequel les idées libérales se répandent tout autour du monde à l'exception notable du continent Asiatique. Le mouvement est inséparable du mouvement national. Ce libéralisme à trois caractéristiques principales :
- Le libéralisme qui se répand durant cette période est un libéralisme de progrès à la fois moral, technique et de bien être. Ce libéralisme, qui accepte la nation et la monarchie ne se confond pas avec un libéralisme qui refuserait le changement. Cela fait la différence notable entre le libéralisme à la française et celui à la britannique. Les Saint-Simoniens sont radicalement différents des libéralistes traditionnels : on doit aux premiers des grandes avancées que n'auraient pas pu réaliser les seconds.
Le libéralisme qui se développe à l'époque doit être considéré comme une doctrine de la bourgeoisie même si les frontières idéologiques ne coïncident pas tout à fait avec celles de la classe sociale. En Angleterre, les libéraux sont plus anglais que les bourgeois avec comme objectif de dominer une partie de la planète à l'instar des Etats-Unis au XXème siècle. Le libéralisme français est en revanche beaucoup plus bourgeois que français tout comme il vise essentiellement non pas à conquérir mais plutôt à protéger une classe sociale comme le ferait un rempart.
Le libéralisme est apparu longtemps comme un bloc unique avec notamment Benjamin Constant qui ne voit en lui qu'une seule et même doctrine :
« J'ai défendu quarante ans le même principe, liberté en tout, en religion, en philosophie, en littérature, en industrie, en politique : et par liberté, j'entends le triomphe de l'individualité, tant sur l'autorité qui voudrait gouverner par le despotisme, que sur les masses qui réclament le droit d'asservir la minorité à la majorité. Le despotisme n'a aucun droit. La majorité a celui de contraindre la minorité à respecter l'ordre : mais tout ce qui ne trouble pas l'ordre, tout ce qui n'est qu'intérieur, comme l'opinion ; tout ce qui, dans la manifestation de l'opinion, ne nuit pas à autrui, soit en provoquant des violences matérielles, soit en s'opposant à une manifestation contraire ; tout ce qui, en fait d'industrie, laisse l'industrie rivale s'exercer librement, est individuel, et ne saurait être légitimement soumis au pouvoir social».
La conception qu'en a Benjamin Constant oppose ici le libéralisme à la monarchie absolue (I) mais aussi à la démocratie entendue comme la tyrannie de la majorité : il entend faire respecter les droits de la minorité tout comme ceux de l'individu dans la droite ligne d'une conception remontant au XVIIIe siècle. Très vite pourtant, cette conception monolithique du libéralisme va se scinder en plusieurs variantes et notamment une variante économique où le libéralisme est opposé à un État trop pressant : il faut laisser faire la main invisible d'Adam Smith. On le voit donc le libéralisme a perdu cette signification monolithique qu'il avait dans le passé et la montée sans cesse croissante de l'individualisme n'est pas du goût de Tocqueville (II).
- Le libéralisme qui se répand durant cette période est un libéralisme de progrès à la fois moral, technique et de bien être. Ce libéralisme, qui accepte la nation et la monarchie ne se confond pas avec un libéralisme qui refuserait le changement. Cela fait la différence notable entre le libéralisme à la française et celui à la britannique. Les Saint-Simoniens sont radicalement différents des libéralistes traditionnels : on doit aux premiers des grandes avancées que n'auraient pas pu réaliser les seconds.
Le libéralisme qui se développe à l'époque doit être considéré comme une doctrine de la bourgeoisie même si les frontières idéologiques ne coïncident pas tout à fait avec celles de la classe sociale. En Angleterre, les libéraux sont plus anglais que les bourgeois avec comme objectif de dominer une partie de la planète à l'instar des Etats-Unis au XXème siècle. Le libéralisme français est en revanche beaucoup plus bourgeois que français tout comme il vise essentiellement non pas à conquérir mais plutôt à protéger une classe sociale comme le ferait un rempart.
Le libéralisme est apparu longtemps comme un bloc unique avec notamment Benjamin Constant qui ne voit en lui qu'une seule et même doctrine :
« J'ai défendu quarante ans le même principe, liberté en tout, en religion, en philosophie, en littérature, en industrie, en politique : et par liberté, j'entends le triomphe de l'individualité, tant sur l'autorité qui voudrait gouverner par le despotisme, que sur les masses qui réclament le droit d'asservir la minorité à la majorité. Le despotisme n'a aucun droit. La majorité a celui de contraindre la minorité à respecter l'ordre : mais tout ce qui ne trouble pas l'ordre, tout ce qui n'est qu'intérieur, comme l'opinion ; tout ce qui, dans la manifestation de l'opinion, ne nuit pas à autrui, soit en provoquant des violences matérielles, soit en s'opposant à une manifestation contraire ; tout ce qui, en fait d'industrie, laisse l'industrie rivale s'exercer librement, est individuel, et ne saurait être légitimement soumis au pouvoir social».
La conception qu'en a Benjamin Constant oppose ici le libéralisme à la monarchie absolue (I) mais aussi à la démocratie entendue comme la tyrannie de la majorité : il entend faire respecter les droits de la minorité tout comme ceux de l'individu dans la droite ligne d'une conception remontant au XVIIIe siècle. Très vite pourtant, cette conception monolithique du libéralisme va se scinder en plusieurs variantes et notamment une variante économique où le libéralisme est opposé à un État trop pressant : il faut laisser faire la main invisible d'Adam Smith. On le voit donc le libéralisme a perdu cette signification monolithique qu'il avait dans le passé et la montée sans cesse croissante de l'individualisme n'est pas du goût de Tocqueville (II).
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