Libertés fondamentales et avortement (2006)
Date de publication :
04/03/2008
Langue :
Français
Format :
.rtf
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'avortement de l'Antiquité à la loi de 1920
- L'Antiquité
- Du Moyen Age à la Renaissance
- De la loi de 1920 à la loi Veil de 1975
- La loi de 1920
- Les « détonateurs » sociaux
- De l'arrivée au pouvoir de Valery Giscard d'Estaing à l'adoption de la loi Veil
- La diversité des solutions nationales en matière d'avortement
- La Cour Suprême des Etats-Unis
- La Cour constitutionnelle fédérale allemande
- Le Conseil constitutionnel français
- Le Conseil d'Etat français et la Cour de cassation
Résumé :
Longtemps considérée comme un corollaire de l'interdiction du meurtre, la prohibition de l'avortement a de tous temps fait l'objet de vives critiques entraînant des débats passionnés. Partout où l'influence de l'Eglise catholique a, si peu que ce soit décliné, des hypothèses de recours licites à l'avortement ont été admises.
En France, les dernières poursuites pénales intentées contre des jeunes filles qui avaient eu recours à l'avortement ont donné lieu à des manifestations de protestation importantes (procès de Bobigny, « manifeste des 363 » dans lequel 363 femmes revendiquaient d'être également poursuivies pour avortement). Il était devenu clair que la répression pénale de l'avortement ne correspondait plus aux aspirations libérales de la majorité de la société française. Le président Giscard d'Estaing en prit acte et à l'issue de l'un des débats les plus tendus de notre histoire, le ministre de la santé Simone Veil, obtint une suspension pour une période de cinq ans, de la prohibition pénale dans certaines circonstances (loi du 17 janvier 1975). La loi du 31 décembre 1979 a pérennisé ces dispositions qui ont été modifiées par la loi du 4 juillet 2001 dite « loi Aubry ».
Le débat juridique sur la question est particulièrement malaisé, comme l'illustre la diversité des solutions nationales en la matières.
Nous étudierons donc dans une première partie la notion d'avortement, de l'Antiquité à la loi de 1920 (I), pour traiter ensuite des grandes évolutions législatives depuis 1920 ayant permis la légalisation de l'avortement (II). En fin, à travers les exemples de trois pays nous pourrons dégager les divergences de conception touchant l'interruption volontaire de grossesse et le droit de la femme à disposer de son corps (III).
En France, les dernières poursuites pénales intentées contre des jeunes filles qui avaient eu recours à l'avortement ont donné lieu à des manifestations de protestation importantes (procès de Bobigny, « manifeste des 363 » dans lequel 363 femmes revendiquaient d'être également poursuivies pour avortement). Il était devenu clair que la répression pénale de l'avortement ne correspondait plus aux aspirations libérales de la majorité de la société française. Le président Giscard d'Estaing en prit acte et à l'issue de l'un des débats les plus tendus de notre histoire, le ministre de la santé Simone Veil, obtint une suspension pour une période de cinq ans, de la prohibition pénale dans certaines circonstances (loi du 17 janvier 1975). La loi du 31 décembre 1979 a pérennisé ces dispositions qui ont été modifiées par la loi du 4 juillet 2001 dite « loi Aubry ».
Le débat juridique sur la question est particulièrement malaisé, comme l'illustre la diversité des solutions nationales en la matières.
Nous étudierons donc dans une première partie la notion d'avortement, de l'Antiquité à la loi de 1920 (I), pour traiter ensuite des grandes évolutions législatives depuis 1920 ayant permis la légalisation de l'avortement (II). En fin, à travers les exemples de trois pays nous pourrons dégager les divergences de conception touchant l'interruption volontaire de grossesse et le droit de la femme à disposer de son corps (III).
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