Les limites de la transaction dans la résolution de contentieux
Date de publication :
31/05/2008
Langue :
Français
Format :
Nombre de pages :
23 pages
Sommaire :
Sommaire
- Conditions de validité
- Légitimité de la transaction
- Condition de validité
- Effets de la transaction entre les parties
- Effets de la transaction entre les parties
- Contestation de la licitée de la transaction
Résumé :
La transaction ne constitue pas un mode de rupture du contrat de travail. C'est un contrat par
lequel « les parties terminent ou préviennent une contestation née ou à naître ». Elle obéit à un
régime strict qui est défini par la loi et surtout par la jurisprudence. La transaction est le plus
souvent utilisée pour régler les litiges qui surviennent à l'occasion de la rupture du contrat de
travail, quelle que soit la nature de cette rupture (licenciement, démission, rupture
négociée...). Elle peut porter sur la régularité de la rupture ou sur les droits qui en découlent.
Mais rien n'interdit de conclure une transaction sur tout autre litige survenu entre le salarié et
l'employeur (heures supplémentaires, sanction, primes...). Dans tous les cas, l'objet de la
transaction est unique : régler par la voie contractuelle un litige existant ou éventuel afin
d'éviter un contentieux. Cette règle du Code civil1 a trouvé un écho favorable auprès des
employeurs, car elle permet d'évacuer une situation contentieuse et d'éviter les aléas et les
incertitudes d'un procès. Mais, surtout, elle leur permet de s'affranchir des contraintes
imposées par le Code du travail à un moment où le patronat revendique, à cor et à cri, plus de
flexibilité pour adapter la relation de travail à la situation économique de l'entreprise, tout en
garantissant les droits des salariés. Ceci explique le succès de cet accord qui tente de concilier
les intérêts de l'entreprise et du salarié. Le litige est, dans la majorité des accords, réglé par
une indemnisation financière du salarié. Cette pratique libérale reconnaît la prééminence des
rapports individuels sur les rapports collectifs. L'accord des volontés prime, en quelque sorte,
sur les obligations de la relation du travail.
Cependant cet acte juridique privé qui a pour objectif de régler les litiges nés ou à naître entre
un employeur et son salarié, ne peut-il pas être aussi une source de contentieux ?
Dans une première partie, nous étudierons les conditions de validité de la transaction (I.), puis
dans un deuxième temps nous analyserons les effets de la transaction à l'égard des signataires
(II.).
Voir docs similaires : Droit du travail
1
Conseil d'État, 11 juillet 2008 - l'homologation d'une transaction par le juge
Commentaire d'arrêt | 08/02/2010 | fr | .doc | 3 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit du travail
2
Cour de cassation, deuxième chambre civile, 22 février 2005 - les avantages en nature et le paiement des cotisations
Commentaire d'arrêt | 19/02/2010 | fr | .doc | 3 pages
4
Cour de cassation, deuxième chambre civile, 9 mars 2006 - l'assujettissement au régime général
Commentaire d'arrêt | 18/02/2010 | fr | .doc | 2 pages
5
Le dialogue social : l'article L1 du Code du travail issu de la loi du 31 janvier 2007
Exposé | 16/02/2010 | fr | .doc | 13 pages