Liszt : Réminiscences de Don Giovanni daprès Mozart
Date de publication :
23/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La transcription chez Liszt
- La transcription chez Liszt
- Acte I
- Acte II
- Le personnage de Don Giovanni
- Grave
- Andantino
- Thème et variations
Résumé :
La transcription pour piano est le plus souvent considérée comme un genre mineur, et sa part dans l'oeuvre de liszt n'échappe malheureusement pas à la règle.
Pourtant, la moitié de la production Lisztienne est composée de transcriptions, réminiscences, paraphrases, etc... et est par-là même presque ignorée.
Mais en préambule il convient de définir ces termes.
La transcription consiste à réécrire fidèlement une oeuvre dans une autre instrumentation que l'original, celui-ci pouvant indifféremment être une oeuvre du transcripteur ou d'un autre compositeur. Déjà, le fait de retranscrire fidèlement un oeuvre n'est pas sans difficulté ni ambiguïté. En effet, comment être fidèle à une oeuvre alors même qu'on la transforme? La réponse semble être évidente : conserver toutes les notes, toutes les harmonies, tels quels. Ainsi l'oeuvre semble transcrite fidèlement.
Mais pourtant des problèmes, tant techniques qu'esthétiques se posent déjà : Comment les dix doigts d'un pianiste peuvent par exemple retranscrire la richesse de timbres, d'ambitus, de techniques propres à un orchestre? Que faire de la percussion, des cantilènes des cordes, des appels de cors, etc... que le piano, même s'il présente des qualités imitatrices importantes ne peut rendre. Et que faire quand l'orchestre explore les limites de l'ambitus ou des nuances?
Voilà pour les problèmes techniques. Pour rester dans l'exemple de l'oeuvre symphonique transcrite pour piano, il se pose d'autres difficultés.
Que faire en effet des effets purement symphoniques, qui n'existent que du fait de l'instrumentation? On peut essayer de les rendre au mieux, comme liszt qui remplace tenues de cordes et roulements de timbales par des trémolos - ces trémolos que Glenn Gould, lui aussi transcripteur pour piano qualifie des « plus grotesques épanchements de la tante Berthe sur le piano droit du salon ».
On peut aussi tenter de transcrire ce qu'aurait fait le compositeur s'il avait utilisé le nouvel instrument. Ainsi, liszt encore qui, lorsqu'il transcrit les Lieder de Schubert pour piano seul enrobe le texte original d'effets pianistiques qui servent à exprimer, avec les moyens du piano ce qu'un chanteur pourrait rendre, par ce qu'il chante (le texte proprement dit) et comment il le chante.
La paraphrase, ou réminiscence, même si elle relève d'un genre proche est un procédé relativement différent et lui profondément Lisztien. En effet, il s'agit de non pas transcrire la musique dans son intégralité, mais de se servir d'un matériau musical pour en faire une oeuvre totalement nouvelle, bien que fortement imprégnée de l'oeuvre inspiratrice.
Les « réminiscences de don giovanni » sont bien évidemment de cette catégorie, et nous nous attacherons ultérieurement à l'étude des rapports entre l'original et sa « copie non conforme ».
Pourtant, la moitié de la production Lisztienne est composée de transcriptions, réminiscences, paraphrases, etc... et est par-là même presque ignorée.
Mais en préambule il convient de définir ces termes.
La transcription consiste à réécrire fidèlement une oeuvre dans une autre instrumentation que l'original, celui-ci pouvant indifféremment être une oeuvre du transcripteur ou d'un autre compositeur. Déjà, le fait de retranscrire fidèlement un oeuvre n'est pas sans difficulté ni ambiguïté. En effet, comment être fidèle à une oeuvre alors même qu'on la transforme? La réponse semble être évidente : conserver toutes les notes, toutes les harmonies, tels quels. Ainsi l'oeuvre semble transcrite fidèlement.
Mais pourtant des problèmes, tant techniques qu'esthétiques se posent déjà : Comment les dix doigts d'un pianiste peuvent par exemple retranscrire la richesse de timbres, d'ambitus, de techniques propres à un orchestre? Que faire de la percussion, des cantilènes des cordes, des appels de cors, etc... que le piano, même s'il présente des qualités imitatrices importantes ne peut rendre. Et que faire quand l'orchestre explore les limites de l'ambitus ou des nuances?
Voilà pour les problèmes techniques. Pour rester dans l'exemple de l'oeuvre symphonique transcrite pour piano, il se pose d'autres difficultés.
Que faire en effet des effets purement symphoniques, qui n'existent que du fait de l'instrumentation? On peut essayer de les rendre au mieux, comme liszt qui remplace tenues de cordes et roulements de timbales par des trémolos - ces trémolos que Glenn Gould, lui aussi transcripteur pour piano qualifie des « plus grotesques épanchements de la tante Berthe sur le piano droit du salon ».
On peut aussi tenter de transcrire ce qu'aurait fait le compositeur s'il avait utilisé le nouvel instrument. Ainsi, liszt encore qui, lorsqu'il transcrit les Lieder de Schubert pour piano seul enrobe le texte original d'effets pianistiques qui servent à exprimer, avec les moyens du piano ce qu'un chanteur pourrait rendre, par ce qu'il chante (le texte proprement dit) et comment il le chante.
La paraphrase, ou réminiscence, même si elle relève d'un genre proche est un procédé relativement différent et lui profondément Lisztien. En effet, il s'agit de non pas transcrire la musique dans son intégralité, mais de se servir d'un matériau musical pour en faire une oeuvre totalement nouvelle, bien que fortement imprégnée de l'oeuvre inspiratrice.
Les « réminiscences de don giovanni » sont bien évidemment de cette catégorie, et nous nous attacherons ultérieurement à l'étude des rapports entre l'original et sa « copie non conforme ».
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