La littérature dans La Prose Du Monde, de Merleau Ponty
Date de publication :
13/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Merleau-Ponty débute sa réflexion en partant d'une définition communément admise de l'expression : ''Exprimer, ce n'est alors rien de plus que remplacer une perception ou une idée par un signal convenu qu'il annonce l'évoque ou l'abrège''
- Comme dans la peinture, la parole réellement expressive, lorsqu'elle s'établit, ne choisit pas un signe acquis en vue d'une signification déjà établie, mais cherche autour d'une intention de signifier ce qui peut lui correspondre le mieux, et élimine tous les autres possibles pour finalement ne choisir qu'une expression qui lui correspond vraiment
- Merleau-Ponty énumère les différences entre la peinture et le langage
- L'expression est le dénominateur commun d'une fonction de la parole, d'une propriété du corps, et de l'oeuvre d'art puisque l'expression désigne le jaillissement d'un sens à même la chose
Résumé :
La prose du monde est un manuscrit inachevé de merleau-ponty, dont la rédaction a été interrompue par l'écriture d'un autre ouvrage (Le visible et l'invisible) qui correspondait à l'exécution d'un projet consistant à réformer sa philosophie, mais qui n'a pu lui-même être achevé à cause de la mort prématurée de l'auteur.
La prose du monde, qui à l'origine devait s'intituler Introduction à la prose du monde, présente la pensée de l'auteur sous la forme d'une interrogation en utilisant un style qui questionne, dépassant par là une pensée systématique telle qu'elle a pu lui être inspirée par Hegel dans d' autres ouvrages. Ce style interrogatif est une manière de mettre sa pensée à l'épreuve de l'expression, et l'utilisation dans le titre même du mot « prose » suggère ici l'utilisation d'une forme particulière de poésie pour exposer une théorie de la vérité dans le prolongement de La phénoménologie de la perception, comme il est rappelé dans l'introduction de Claude Lefort. En effet, dans un rapport que merleau ponty a rédigé en 1951 pour son élection au Collège de France, il indique être prêt à réévaluer la question de la vérité en interrogeant à nouveau l'origine réelle de la connaissance et le rapport qu'elle entretient avec la perception. Cette théorie de la vérité qu'il se propose de réévaluer amène la nécessité pour lui de fonder une théorie de l'intersubjectivité sur un fondement philosophique. Il tente alors d'effectuer une description concrète de la dimension intersubjective comme cadre de phénoménalisation de la vérité car l'analyse de la relation linguistique fait apparaître une modalité de la relation intersubjective et le conduit à opérer une réforme ontologique.
La prose du monde se penche donc sur le problème de l'expression et du langage en structurant sa réflexion sur la base d'analyse du statut de l'expression à l'oeuvre dans la littérature, les sciences, l'histoire, la philosophie, l'intersubjectivité.
La littérature apparaît tout au long du livre car elle lui permet de comparer sa fonction spécifique d'expression avec d'autres formes d'expressions que sont la peinture, les sciences exactes, l'histoire et la philosophie. Mais c'est surtout en comparaison avec l'oeuvre pictural que l'analyse de la littérature prend tout son sens, et lui permet d'élaborer une critique du parallèle entre ces deux arts. Il débute donc par l'analyse du langage à travers l'expression dans la littérature, puisque celle-ci manifeste sa fonction la plus complexe. Son style interrogatif et ouvert l'amène alors à adhérer dans un premier temps à l'analogie propre à son époque qui traite le tableau comme un livre, la peinture comme la littérature, pour finalement la dépasser en s'attachant à mettre en évidence la spécificité du pouvoir expressif de la littérature, qui en tant que représentant du langage dépasse les autres formes d'expressions.
La prose du monde, qui à l'origine devait s'intituler Introduction à la prose du monde, présente la pensée de l'auteur sous la forme d'une interrogation en utilisant un style qui questionne, dépassant par là une pensée systématique telle qu'elle a pu lui être inspirée par Hegel dans d' autres ouvrages. Ce style interrogatif est une manière de mettre sa pensée à l'épreuve de l'expression, et l'utilisation dans le titre même du mot « prose » suggère ici l'utilisation d'une forme particulière de poésie pour exposer une théorie de la vérité dans le prolongement de La phénoménologie de la perception, comme il est rappelé dans l'introduction de Claude Lefort. En effet, dans un rapport que merleau ponty a rédigé en 1951 pour son élection au Collège de France, il indique être prêt à réévaluer la question de la vérité en interrogeant à nouveau l'origine réelle de la connaissance et le rapport qu'elle entretient avec la perception. Cette théorie de la vérité qu'il se propose de réévaluer amène la nécessité pour lui de fonder une théorie de l'intersubjectivité sur un fondement philosophique. Il tente alors d'effectuer une description concrète de la dimension intersubjective comme cadre de phénoménalisation de la vérité car l'analyse de la relation linguistique fait apparaître une modalité de la relation intersubjective et le conduit à opérer une réforme ontologique.
La prose du monde se penche donc sur le problème de l'expression et du langage en structurant sa réflexion sur la base d'analyse du statut de l'expression à l'oeuvre dans la littérature, les sciences, l'histoire, la philosophie, l'intersubjectivité.
La littérature apparaît tout au long du livre car elle lui permet de comparer sa fonction spécifique d'expression avec d'autres formes d'expressions que sont la peinture, les sciences exactes, l'histoire et la philosophie. Mais c'est surtout en comparaison avec l'oeuvre pictural que l'analyse de la littérature prend tout son sens, et lui permet d'élaborer une critique du parallèle entre ces deux arts. Il débute donc par l'analyse du langage à travers l'expression dans la littérature, puisque celle-ci manifeste sa fonction la plus complexe. Son style interrogatif et ouvert l'amène alors à adhérer dans un premier temps à l'analogie propre à son époque qui traite le tableau comme un livre, la peinture comme la littérature, pour finalement la dépasser en s'attachant à mettre en évidence la spécificité du pouvoir expressif de la littérature, qui en tant que représentant du langage dépasse les autres formes d'expressions.
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