Les lois de Gortyne, analyse des colonnes II, III, et les premiers paragraphes de la colonne IV
Date de publication :
05/12/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le code de Gortyne : « miroir déformant » de la hiérarchie sociale
- Les libres : eleutheroi, et apétairoi ?
- Les douloi
- Une hiérarchisation de la société gortynienne par la loi
- La société gortynienne, entre originalités et caractères inhérents au monde grec
- La femme à Gortyne
- La circulation des biens dans l'oikos
- L'enfant : une préoccupation au centre de la cité
Résumé :
Dans la Crête du Ve siècle avant J.-C., Cnossos, Phaistos ou encore gortyne, se comprennent comme étant les cités les plus importantes de l'île. Cette dernière, située sur la côte sud, à proximité de l'actuelle cité d'Iraklion, se distingue par un recueil de textes juridiques relevant essentiellement du droit privé. Celui-ci fut gravé dans la première moitié du Ve siècle avant notre ère (la date exacte nous est encore inconnue).
Les lois de gortyne furent mises au jour à la fin du XIXe siècle (1884) par F. Halbherr et E. Fabricius. Il s'agit là d'une inscription gravée sur le mur d'un monument rond d'environ 17 mètres de rayon. Celle-ci se présente sous la forme de 12 colonnes numérotées de droite à gauche, dont les caractères sont disposés en boustrophèdon, c'est-à-dire sans séparation des mots mais comprenant des ornements et des blancs afin de distinguer les paragraphes les uns des autres. Les 621 lignes du « code », au sein desquelles se distinguent sept chapitres, livrent des informations à propos de la protection des personnes ; des crimes sexuels (viol, adultère et « séduction forcée») ; du divorce et du veuvage ; de l'héritage et de la séparation des biens ; de la fille patroiokos (épiclère) et enfin de l'adoption. Au vu de ces différentes catégories, il est évident que ces lois gortyniennes ne tendent pas à l'exhaustivité. Ainsi, il n'est fait aucune mention d'homicide ni même d'atteinte à la cité. On voit que les lois de gortyne ne répondent pas à un effort de codification de l'ensemble des pratiques juridiques, ce qui tend à nuancer l'appellation de code au sens moderne du terme.
Nous avons ici un extrait qui regroupe les colonnes II et iii et une partie de la colonne IV. Ces quelques lignes offrent à l'historien un aperçu de la réalité sociale d'une cité crétoise à l'époque classique. Ce document unique permet ainsi de s'émanciper du point de vue athéno-centré mais semble assez proche de la société spartiate.
Les lois gortyniennes, au travers des prescriptions relatives aux crimes sexuels, à la dévolution des biens, au veuvage et au divorce, donnent un aperçu tronqué de la réalité de l'organisation sociale dans cette cité crétoise de l'époque classique.
Ce code, tout en reflétant la hiérarchie sociale de cette polis, nous permet de définir gortyne comme une cité intégrant les caractères inhérents au monde grec tout en démontrant une originalité certaine
Les lois de gortyne furent mises au jour à la fin du XIXe siècle (1884) par F. Halbherr et E. Fabricius. Il s'agit là d'une inscription gravée sur le mur d'un monument rond d'environ 17 mètres de rayon. Celle-ci se présente sous la forme de 12 colonnes numérotées de droite à gauche, dont les caractères sont disposés en boustrophèdon, c'est-à-dire sans séparation des mots mais comprenant des ornements et des blancs afin de distinguer les paragraphes les uns des autres. Les 621 lignes du « code », au sein desquelles se distinguent sept chapitres, livrent des informations à propos de la protection des personnes ; des crimes sexuels (viol, adultère et « séduction forcée») ; du divorce et du veuvage ; de l'héritage et de la séparation des biens ; de la fille patroiokos (épiclère) et enfin de l'adoption. Au vu de ces différentes catégories, il est évident que ces lois gortyniennes ne tendent pas à l'exhaustivité. Ainsi, il n'est fait aucune mention d'homicide ni même d'atteinte à la cité. On voit que les lois de gortyne ne répondent pas à un effort de codification de l'ensemble des pratiques juridiques, ce qui tend à nuancer l'appellation de code au sens moderne du terme.
Nous avons ici un extrait qui regroupe les colonnes II et iii et une partie de la colonne IV. Ces quelques lignes offrent à l'historien un aperçu de la réalité sociale d'une cité crétoise à l'époque classique. Ce document unique permet ainsi de s'émanciper du point de vue athéno-centré mais semble assez proche de la société spartiate.
Les lois gortyniennes, au travers des prescriptions relatives aux crimes sexuels, à la dévolution des biens, au veuvage et au divorce, donnent un aperçu tronqué de la réalité de l'organisation sociale dans cette cité crétoise de l'époque classique.
Ce code, tout en reflétant la hiérarchie sociale de cette polis, nous permet de définir gortyne comme une cité intégrant les caractères inhérents au monde grec tout en démontrant une originalité certaine
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