Lutte et prévention contre le Clostridium botulinum

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publié le 05/05/2008
 
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Résumé Lutte et prévention contre le Clostridium botulinum Résumé

 
 
Botulisme classique : contamination par voie alimentaire, en général une conserve artisanale (jambon).
Botulisme infantile/ : ingestion de spores C. botulinum (essentiellement aux Etats-Unis).
Botulisme d’inoculation : essentiellement chez les usagers de drogues par voie intraveineuse.

L’homme contracte le botulisme selon trois modalités principales : intoxication, toxi-infection et blessure. Une quatrième forme de botulisme beaucoup plus rare, est liée à l’inhalation de toxines. (Enfin on ne peut pas passer sous silence les risques liés à un botulisme de malveillance résultant d’utilisation de la toxine botulique lors d’attentats ou de guerre)

Intoxication botulique :
L’intoxication botulique résulte de l’ingestion de toxines préformées dans un aliment et c’est la cause la plus fréquente de botulisme chez l’homme adulte. Les aliments en cause sont de nature très variés : produits de salaison et de charcuterie, conserves de végétaux insuffisamment stérilisées, produits de la mer (coquillages, crustacés, poissons.)

Toxi-infection botulique :
Les toxi-infections résultent de l’ingestion de formes végétatives ou de spores qui germeront dans le tube digestif. Généralement, la flore digestive s’oppose à la colonisation par des souches de clostridium botulinum. Toutefois, lorsque la flore est encore incomplètement constituée (jeunes individus) ou altérée (antibiothérapie, chirurgies intestinales, inflammation chronique de la muqueuse), les formes végétatives peuvent s’implanter, se multiplier et excréter de la toxine. (Chez les enfants de moins d’un an, diverses enquêtes ont montré que l’ingestion d’une dizaine de spores est suffisante pour provoquer un botulisme. Les toxi-infections survenant chez l’homme âgé de plus d’un an sont rares.

Botulisme par blessure :
Les plaies peuvent êtres contaminés par des souches de clostridium botulinum et les plaies anfractueuses, profondes, avec une faible ouverture vers l’extérieur sont favorables au développement des bactéries anaérobies. Mode de contamination analogue à celui du tétanos même si le botulisme par blessure a une incidence beaucoup plus faible que celle du tétanos.
On note quand même une recrudescence chez les toxicomanes utilisant du matériel d’injection contaminé.

Botulisme par inhalation :
Le botulisme par inhalation a été expérimentalement décrit chez des primates non-hominiens et trois cas d’origine accidentelle ont été observés chez l’homme en Allemagne. La période d’incubation et les signes cliniques seraient comparables à ceux des autres formes.

Botulisme d’origine malveillante :
Du fait de la grande toxicité des toxines botuliques leur utilisation serait possible lors de guerres ou d’attentat. Deux modalités sont envisageables, la dispersion de la toxine par aérosols et la contamination volontaire d’un réseau d’eau potable.
 
 

Sommaire Lutte et prévention contre le Clostridium botulinum Sommaire

 
  1. Transmissions et préventions
    1. Intoxication botulique
    2. Toxi-infection botulique
    3. Botulisme par blessure
    4. Botulisme par inhalation
    5. Botulisme d'origine malveillante
    6. Conduite à tenir
  2. Diagnostic
  3. Traitement
 
 
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