Madame de Maintenon, Lettres et entretiens sur léducation des jeunes filles, 1861, Extraits
Date de publication :
26/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le roi est au c'ur du système de justice dont il est la lex animata
- Le royaume dispose d'un système de justice où chacun tient un rôle
- Le roi est au centre du système, il est la lex animata
- Louis XIV lex animata exerce cependant son pouvoir dans le respect de règles fondamentales et dans le souci de la raison d'État
- Le roi sous le contrôle de Dieu et contraint d'obéir aux lois fondamentales
- Le roi dévoué à l'État
Résumé :
- Lettre à une dame de Saint Cyr (vers 1680), in : madame de maintenon (1635-1719), lettres et entretiens sur l'éducation des jeunes filles, éd. Théophile Lavallée, Paris, Charpentier, 1861
- Instruction aux demoiselles de Saint-Cyr. Des vertus cardinales (juin 1705), in : madame de maintenon (1635-1719), lettres et entretiens sur l'éducation des jeunes filles, éd. Théophile Lavallée, Paris, Charpentier, 1861, 2ème édition, vol 2, n 186, pp 104-107
Il s'agit de deux textes relatifs à madame de maintenon. Le premier est une lettre qu'elle adresse à une dirigeante de Saint-Cyr et le second s'intitule « des vertus cardinales », texte qui a été rédigé dans le cadre des instructions établies à l'endroit des demoiselles de Saint-Cyr. madame de maintenon nous le savons devint l'épouse de roi Louis XIV dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683 après le décès de la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Avant de devenir marquise de maintenon, elle était la nourrice des enfants illégitimes que le roi avait eu avec madame de Montespan. Elle garda de cette époque le goût de l'éducation des jeunes personnes. Ainsi créa-t-elle 1686 avec l'aide du roi la Maison royale de Saint-Louis installée à Saint Cyr, pensionnat et lieu d'instruction des pauvres jeunes filles nobles, entre 7 et 20 ans, afin qu'elles acquièrent tout ce qui sera nécessaire de savoir faire pour effectuer un bon mariage. Les deux textes sont écrits à 15 ans d'intervalle, le premier en 1680 alors que la France sort d'une coûteuse guerre qui l'a opposée à l'Europe coalisée dans le but de faire tomber, en vain, la Hollande et le second en 1705 alors que le France prend part à la guerre pour la succession d'Espagne. Ceux-ci traitent en réalité de la façon dont le roi de France rend la justice et sur quels fondements et ils illustrent en quoi Louis XIV est la lex animata. Dans la première lettre, madame de maintenon narre un fait divers que le roi a dû jugé et elle utilise dans le second texte un autre jugement du roi pour illustrer une vertu qu'elle veut inculquer à la classe bleue de l'école de Saint-Cyr (c'est à dire aux demoiselles qui ont entre 17 et 20 ans - l'école étant divisée en classe de couleur selon l'age des résidentes). Je vous raconte brièvement les deux faits divers : le premier, le roi est témoin à travers un télescope dont il expérimente l'usage du meurtre d'un jeune homme noyé par ses deux frères. Il les interpelle et les juges par la suite. Dans le second texte, il s'agit d'un problème de droit : des villageois se sont attribué les frontières de la ville sur lesquels ils ont bâti leur maison. Plusieurs années après, certains ont revendiqué que ces lieux appartenaient au roi. Nous verrons quelle issue le roi donnera à cette affaire. Dans les deux cas, madame de maintenon décrit le roi qui représente la lex animata, ce qui signifie qu'il est la loi vivante. Il est lex animata au coeur d'un système de justice structuré (I), mais il doit tout de même de résoudre à exercer son pouvoir dans le cadre de règles fondamentales (II).
- Instruction aux demoiselles de Saint-Cyr. Des vertus cardinales (juin 1705), in : madame de maintenon (1635-1719), lettres et entretiens sur l'éducation des jeunes filles, éd. Théophile Lavallée, Paris, Charpentier, 1861, 2ème édition, vol 2, n 186, pp 104-107
Il s'agit de deux textes relatifs à madame de maintenon. Le premier est une lettre qu'elle adresse à une dirigeante de Saint-Cyr et le second s'intitule « des vertus cardinales », texte qui a été rédigé dans le cadre des instructions établies à l'endroit des demoiselles de Saint-Cyr. madame de maintenon nous le savons devint l'épouse de roi Louis XIV dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683 après le décès de la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Avant de devenir marquise de maintenon, elle était la nourrice des enfants illégitimes que le roi avait eu avec madame de Montespan. Elle garda de cette époque le goût de l'éducation des jeunes personnes. Ainsi créa-t-elle 1686 avec l'aide du roi la Maison royale de Saint-Louis installée à Saint Cyr, pensionnat et lieu d'instruction des pauvres jeunes filles nobles, entre 7 et 20 ans, afin qu'elles acquièrent tout ce qui sera nécessaire de savoir faire pour effectuer un bon mariage. Les deux textes sont écrits à 15 ans d'intervalle, le premier en 1680 alors que la France sort d'une coûteuse guerre qui l'a opposée à l'Europe coalisée dans le but de faire tomber, en vain, la Hollande et le second en 1705 alors que le France prend part à la guerre pour la succession d'Espagne. Ceux-ci traitent en réalité de la façon dont le roi de France rend la justice et sur quels fondements et ils illustrent en quoi Louis XIV est la lex animata. Dans la première lettre, madame de maintenon narre un fait divers que le roi a dû jugé et elle utilise dans le second texte un autre jugement du roi pour illustrer une vertu qu'elle veut inculquer à la classe bleue de l'école de Saint-Cyr (c'est à dire aux demoiselles qui ont entre 17 et 20 ans - l'école étant divisée en classe de couleur selon l'age des résidentes). Je vous raconte brièvement les deux faits divers : le premier, le roi est témoin à travers un télescope dont il expérimente l'usage du meurtre d'un jeune homme noyé par ses deux frères. Il les interpelle et les juges par la suite. Dans le second texte, il s'agit d'un problème de droit : des villageois se sont attribué les frontières de la ville sur lesquels ils ont bâti leur maison. Plusieurs années après, certains ont revendiqué que ces lieux appartenaient au roi. Nous verrons quelle issue le roi donnera à cette affaire. Dans les deux cas, madame de maintenon décrit le roi qui représente la lex animata, ce qui signifie qu'il est la loi vivante. Il est lex animata au coeur d'un système de justice structuré (I), mais il doit tout de même de résoudre à exercer son pouvoir dans le cadre de règles fondamentales (II).
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