La maîtrise de soi: le Socrate de Xénophon
Date de publication :
26/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
2 pages
Sommaire :
Sommaire
- Socrate estime que le récit d'Héraklès, tel que présenté par Prodicos, ''expose la même conception au sujet de la vertu''
- Le reste de la fable, sans contredire sur le fond la thèse socratique voulant que l'effort soit préférable à la paresse, défend cette thèse avec des prémisses nouvelles qui elles sont parfois en contradictions avec celles de Socrate
- La vertu, telle que proposée par la déesse qui la personnifie, a une valeur décidément plus positive
- Toute valeur étant ainsi niée au vice, il est maintenant possible d'affirmer la valeur intrinsèque de la vertu
- La fable d'Héraklès s'avère beaucoup plus convaincante que l'argumentation de Socrate
Résumé :
Dans le premier chapitre du deuxième livre des Mémorables de xénophon, socrate oppose d'abord à Aristippe un argument sur la maîtrise de soi et de ses désirs, qu'il estime être une condition nécessaire à la domination sur les autres. Il rappelle ensuite la fable d'Héraklès à la croisée des chemins, telle que racontée par Prodicos. Tout juste sorti de l'enfance, le fils de Zeus, hésitant à s'engager sur le chemin du vice ou sur celui de la vertu, voit apparaître deux femmes personnifiant ces deux chemins. À certains égards, les discours de la Vertu et du Vice reprennent des éléments avancés par socrate et Aristippe. Ces discours sont toutefois bien plus qu'une simple superposition de l'argument que socrate oppose à Aristippe. Résumons d'abord l'argument de la première partie afin de voir ensuite quels éléments sont répétés dans la fable de la deuxième partie et quels raisonnements nouveaux y sont apportés.
L'argument de socrate est le suivant : la maîtrise de soi est une condition essentielle à la domination sur les autres (cf. 1-7). À l'objection d'Aristippe, qui considère celui qui gouverne comme l'esclave de la cité (cf. 9), socrate rétorque que les gouvernants et les dominants ont une vie plus facile que les gouvernés et les dominés (cf. 10). Il découle de cette réponse, conjuguée avec la prémisse initiale, que la maîtrise de ses désirs assure une vie plus facile. Aux objections subséquentes d'Aristippe, qui pense échapper par son statut d'étranger à la dualité gouvernants-gouvernés (cf. 11,13), socrate répond que les faibles sont assujettis contre leur volonté par les puissants (cf. 12) et que les étrangers risquent davantage d'être victimes d'agressions que les citoyens (cf. 14,15). Il réaffirme ainsi sa première conclusion et lui donne un caractère d'universalité en rejetant toutes ces possibles dérogations : non seulement la maîtrise de ses désirs assure une vie plus facile mais il est impossible de mener une vie facile sans gouverner (ie. sans se maîtriser d'abord). socrate ajoute qu'à la différence de la souffrance imposée - celle de l'esclave -, la souffrance volontaire peut être cessée à tout moment (cf. 18). D'ailleurs, la privation volontaire est réjouissante d'abord parce qu'imposée dans l'espoir d'un bien (cf. 18), ensuite parce qu'elle suscite l'auto-admiration et la louange d'autrui (cf. 19). Il termine en affirmant que la nonchalance est mauvaise pour le corps autant que pour l'âme, tandis que l'effort et l'endurance « ouvrent la voie aux actions belles et bonnes (cf. 20). »
L'argument de socrate est le suivant : la maîtrise de soi est une condition essentielle à la domination sur les autres (cf. 1-7). À l'objection d'Aristippe, qui considère celui qui gouverne comme l'esclave de la cité (cf. 9), socrate rétorque que les gouvernants et les dominants ont une vie plus facile que les gouvernés et les dominés (cf. 10). Il découle de cette réponse, conjuguée avec la prémisse initiale, que la maîtrise de ses désirs assure une vie plus facile. Aux objections subséquentes d'Aristippe, qui pense échapper par son statut d'étranger à la dualité gouvernants-gouvernés (cf. 11,13), socrate répond que les faibles sont assujettis contre leur volonté par les puissants (cf. 12) et que les étrangers risquent davantage d'être victimes d'agressions que les citoyens (cf. 14,15). Il réaffirme ainsi sa première conclusion et lui donne un caractère d'universalité en rejetant toutes ces possibles dérogations : non seulement la maîtrise de ses désirs assure une vie plus facile mais il est impossible de mener une vie facile sans gouverner (ie. sans se maîtriser d'abord). socrate ajoute qu'à la différence de la souffrance imposée - celle de l'esclave -, la souffrance volontaire peut être cessée à tout moment (cf. 18). D'ailleurs, la privation volontaire est réjouissante d'abord parce qu'imposée dans l'espoir d'un bien (cf. 18), ensuite parce qu'elle suscite l'auto-admiration et la louange d'autrui (cf. 19). Il termine en affirmant que la nonchalance est mauvaise pour le corps autant que pour l'âme, tandis que l'effort et l'endurance « ouvrent la voie aux actions belles et bonnes (cf. 20). »
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