La Manif en éclats, de Danielle Tartakowsky
Date de publication :
19/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- La légitimation de la « manif » comme mode opératoire de participation : un long travail d'incorporation
- De «l'illégitimité constitutive » à « l'institutionnalisation » progressive
- L'élaboration d'un « répertoire national d'action collective»
- « La crise du système manifestant »
- Le basculement de 2003
- La recomposition du répertoire national d'action
- « Manif en éclat » et « manifs de papiers » : éléments de mise en perspective
- Les nouvelles formes de mobilisation : du bon usage des ressources disponibles
- Nouvelles formes de mobilisation, usage de la violence et médias
Résumé :
La manifestation, entendue comme « revendication par la présence physique dans l'espace public », s'est progressivement imposée en France comme mode ordinaire de participation politique. Au point de devenir « la manif », diminutif familier signifiant assez bien « la forme apprivoisée » de ce mode opératoire de participation des citoyens. Néanmoins, des expressions nouvelles (telles que « les marches », « les parades » et autres « chaînes ») semblent aujourd'hui concurrencer ce terme autrefois englobant. C'est cette « crise sémantique » que se propose d'analyser danielle tartakowsky dans La manif en éclats. Cette historienne et spécialiste des manifestations de rue en France au XXe siècle nous invite à interroger ce changement discursif pour comprendre en quoi il sous-entend la recomposition du « système manifestant » (p. 9) qui a su s'imposer au siècle dernier. L'apport majeur de ce livre tient en effet dans sa capacité à inscrire les évolutions du phénomène manifestant dans le temps long pour mieux saisir les nouvelles formes de revendications au sein de l'espace public.
Une telle perspective historique nous conduit à formuler les questionnements suivants : Dans quelle mesure le processus de légitimation de la manifestation résulte-il d'un long travail d'incorporation ? En quoi le « répertoire national d'action» qui s'est affirmé en France avec la démocratie parlementaire est-il largement redéfini depuis trois décennies par les formes nouvelles de mobilisations qui supposent à la fois un changement d'objectifs et d'échelle ? L'analyse de cet ouvrage à vocation historique impose en outre d'être mise en perspective avec les travaux de Charles Tilly qui permettent de cerner les mutations majeures intervenues dans les formes d'actions expérimentées ou susceptibles d'être investis par les groupes candidats à la mobilisation.
Après s'être intéressé dans un premier temps au processus croissant de légitimation du phénomène manifestant jusqu'au « basculement » de 2003, il conviendra de penser les aspects de la crise du système manifestant qui suppose une redéfinition du répertoire antérieure de l'action collective. Enfin notre analyse réflexive portera sur l'un des points peu développés par l'auteur mais pourtant essentiel : la place des médias dans les nouvelles formes de mobilisation. Il s'agira de se demander en quoi ces nouvelles formes de revendications qui mettent « la manif en éclats » peuvent êtres qualifiées de « « manif » de papier » (pour reprendre et détourner la formule de Patrick Champagne) en raison de leur caractère média-centré.
Une telle perspective historique nous conduit à formuler les questionnements suivants : Dans quelle mesure le processus de légitimation de la manifestation résulte-il d'un long travail d'incorporation ? En quoi le « répertoire national d'action» qui s'est affirmé en France avec la démocratie parlementaire est-il largement redéfini depuis trois décennies par les formes nouvelles de mobilisations qui supposent à la fois un changement d'objectifs et d'échelle ? L'analyse de cet ouvrage à vocation historique impose en outre d'être mise en perspective avec les travaux de Charles Tilly qui permettent de cerner les mutations majeures intervenues dans les formes d'actions expérimentées ou susceptibles d'être investis par les groupes candidats à la mobilisation.
Après s'être intéressé dans un premier temps au processus croissant de légitimation du phénomène manifestant jusqu'au « basculement » de 2003, il conviendra de penser les aspects de la crise du système manifestant qui suppose une redéfinition du répertoire antérieure de l'action collective. Enfin notre analyse réflexive portera sur l'un des points peu développés par l'auteur mais pourtant essentiel : la place des médias dans les nouvelles formes de mobilisation. Il s'agira de se demander en quoi ces nouvelles formes de revendications qui mettent « la manif en éclats » peuvent êtres qualifiées de « « manif » de papier » (pour reprendre et détourner la formule de Patrick Champagne) en raison de leur caractère média-centré.
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