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  Le Manifeste du Futurisme, Filippo Tommaso Marinetti (1909)  

Date de publication :

06/08/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

Niveau :

grand public

Consulté :

9 fois

Avis client :

non évalué

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le comité Oboulo.com

 

Sommaire

Le Manifeste du Futurisme, Filippo Tommaso Marinetti (1909)
  1. Le mythe du futur
    1. Le rejet total du passé : mouvement et violence
    2. La mystification du futur, qui devient un absolu et rend le futurisme captif du présent
  2. Le futurisme, témoin des mutations de la société moderne
    1. La déshumanisation de l'homme et le machinisme
    2. « Le futurisme est(-il) un capitalisme » ?
  3. L'action révolutionnaire futuriste
    1. Le « militarisme » des « anarchistes »
    2. Manifestes, tracts, propagande : expression artistique et expression politique

Résumé de la fiche de lecture

Les premiers éléments du manifeste du futurisme, rédigés en décembre 1908 par filippo tommaso marinetti sont publiés pour la première fois dans sa revue milanaise Poesia en janvier 1909. Mais ce n’est véritablement qu’avec sa publication à la une du Figaro le 20 février 1909 que le texte connaît un réel retentissement, car le mouvement que ce manifeste initie apparaît à bien des égards révolutionnaire: révolutionnaire sur le fond tout d’abord, puisqu’avec une violence inouïe il va dénoncer, accuser et même insulter les illustres artistes des siècles passés, à travers le véritable culte que leur vouent religieusement les contemporains de marinetti. Révolutionnaire sur la forme ensuite: d’un point de vue littéraire, la sophistication ironique de la langue tourne en ridicule les productions artistiques académiques; le manifeste est le moyen d’expression le plus employé et en même temps le plus représentatif de la pensée futuriste car brutal, prophétique et facilement exportable.
L’idée d’une culture militante de l’intellectuel engagé était déjà apparue dans les revues florentines un peu plus tôt: Il Regno (1903 – 1906), Il Leonardo (1903 – 1907) et Hermes (1904 – 1906); d’autres mouvements annonciateurs de la fin du XIXème siècle, tels le Scapigliatura milanais (ou romantisme décadent). Reste donc à créer un art nouveau, un art-action entièrement tourné vers le futur. Car le futurisme, c’est étymologiquement la théorisation de ce qui est à venir, un art annonciateur et détaché du temps présent: de 1909 à 1920 environ, ce mouvement va traverser l’espace artistique européen où il bénéficie d’un grand prestige, en particulier auprès des élites qui fonderont les futurs mouvements d’avant-garde, aujourd’hui plus connus et influents (surréalisme, dadaïsme…).
Le futurisme, premier mouvement d’avant-garde donc: son succès, aussi fulgurant que le fut son extinction, témoigne avant tout de la conscience qu’ont les Européens d’entrer dans un nouveau siècle, que l’innovation technologique permanente rend plein de promesses et de craintes. Il ne s’agit pas ici d’étudier en détail toutes les subtilités littéraires et artistiques du futurisme, mais plutôt de voir en quoi ce mouvement, et en particulier le manifeste du futurisme de 1909, est révélateur des ambiguïtés de ce XIXème siècle finissant et de ce XXème siècle naissant : nationalisme et internationalisme, capitalisme et syndicalisme, orthodoxie et pragmatisme, ordre et anarchie. Or le futurisme est porteur de ces valeurs : avec lui, l’art devient geste, action, coup : de là à ce que l’art devienne engagé, il n’y a dès lors plus qu’un pas… Le rejet violent du passé, l’idéalisation d’un futur absolu sont les fondements même du futurisme (c’est ce qui ressortira notre première approche du manifeste), confirmant ainsi les mutations économiques et sociétales que subit la société moderne (deuxième partie): enfin, nous verrons que malgré la faiblesse de l’analyse politique futuriste, ses modes d’action jettent de fait des passerelles entre art et politique.

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A propos de l'auteur :

Quentin L.
Etudiant
Niveau :Grand public Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : IEP Paris