Mécanismes d'introduction en bourse au Maroc. Etude de cas : Air Liquide Maroc
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exposé
publié le 29/07/2008
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niveau : expert
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Résumé
Depuis sa création en 1929, la bourse de casablanca a connu trois réformes : la première, en 1948, a attribué à la bourse des valeurs la personnalité morale ; la seconde, en 1967, a permis de la réorganiser juridiquement et la faire définir comme établissement public ; la troisième, en 1993, amendée et complétée en 1996, a, quant à elle, institué un ensemble dintervenants et instauré des règles et des procédures techniques nécessaires au développement du marché financier.
La politique de réformes institutionnelles initiée par les pouvoirs publics dés 1991 a rapidement placé la bourse au centre des préoccupations de lEtat. Afin de développer un marché financier atrophié et de permettre aux entreprises daccéder à de nouvelles formes de financements, il était nécessaire de réhabiliter la bourse de casablanca et, partant, de la réformer.
La bourse est apparue aussi comme le moyen adéquat tant pour favoriser les privatisations dont le principe fut voté en 1989, que pour drainer les conditions de transparence qui leur sont nécessaires.
Le développement de la bourse de casablanca sinsère nécessairement dans un processus global de modernisation de léconomie nationale. En effet, louverture de léconomie nationale à la compétition internationale passera indéniablement par louverture du capital des entreprises marocaines. De ce fait, le bon déroulement de ce processus de restructuration nécessite lexistence préalable dun marché secondaire des capitaux permettant des négociations transparentes et sécurisées.
Ainsi, pour renforcer sa crédibilité, la bourse de casablanca sefforce de mettre en place un certain nombre de principes qui constituent des normes internationalement reconnues. Cest lapplication de ces principes (centralisation des ordres vers le marché, livraison des titres contre le règlement simultané des espèces, circulation scripturales des titres contre le règlement simultané ) qui permettra de conjuguer les impératifs de sécurité et defficacité du marché marocain.
Malgré ces réformes, la bourse connut ensuite une longue période demi-sommeil, due essentiellement à trois phénomènes :
Une taxation excessive des transactions et des plus-values,
Lilliquidité du marché ; très peu de titres circulaient et le marché était réservé, de fait, à un cercle réduit dinvestisseurs initiés, essentiellement des institutionnels. Ceux-ci échangeaient leurs paquets de titres en dehors du marché officiel, afin déviter les taxations.
Le peu dintérêt des entreprises et de lEtat pour ce moyen de financement. Cest ainsi quil ny eut aucune introduction en bourse de société privée avant celle de Wafabank en 1992.
Aujourdhui la bourse de casablanca est reconnue au niveau international comme un des marchés émergents les plus modernes et répondant aux standards internationaux de transparence et de sécurité. Cette modernisation na pu être obtenue que grâce à une étroite concertation de tous les acteurs : pouvoirs publics, société de bourse, banques et institutions de la place.
La gestion de la bourse est cédée à une société privée, la Société de la bourse des Valeurs de casablanca (SBVC), société anonyme dont le capital est détenu à parts égales par les sociétés de bourse. Ces dernières, créées à loccasion de cette réforme, reçoivent le monopole de lintermédiation boursière.
Pour réguler le marché boursier et en assurer un fonctionnement transparent, respectueux des nouvelles dispositions légales, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a été institué. Des organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) sont aussi créés, afin de doter le marché financier dinstruments nouveaux susceptibles de mieux drainer lépargne. En 1996, linformatisation de la bourse de Paris, dont le système informatique a été adopté. La création dun dépositaire central, marocLEAR, préalable indispensable à la dématérialisation des titres et à la formation transparente et précise des cours de bourse, débute en 1996 et devrait être achevé en mai 1998.
Pour que le marché gagne en profondeur il faut de nouvelles introductions publiques et surtout privées. Pour ce faire, il faut mener une campagne dinformation et de sensibilisation tous azimuts. Mais avant cela, il faut que ladministration accepte. Cest la seule façon dinstituer pour lavenir un nouveau système de valeurs de notre secteur privé.
Il existe une motivation multiple à sintroduire en bourse. Cest une forme de contrainte très bénéfique à terme. Une entreprise familiale qui décide douvrir son capital au public va pouvoir disposer dune formidable liquidité de son capital sans pour autant perdre les rênes de son pouvoir.
Elle peut mieux faire en utilisant rationnellement, dans sa propre trésorerie, un volant de liquidité quelle peut obtenir en acquérant ses propres titres sur le marché.
Ce quil faut savoir, cest que lentreprise quelle quelle soit, ne doit plus être considéré comme une affaire ou une occasion. Elle doit survivre à ses promoteurs. Une entreprise même rentable qui persiste dans son introversion se fragilise et perd son sens primordial dacteur communautaire et citoyen.
Notre propos est donc détudier comment une valeur industrielle marocaine accède à la cote officielle ?
Pour aborder cette étude nous poserons, en chapitre préliminaire, deux questions : pourquoi et comment sintroduire en bourse ? En nous contentant de fournir les quelques éléments de réponse qui permettront déclairer la suite de notre développement.
Il est important de signaler également que nous avons préféré intégrer notre présente étude dans un cadre réel afin que les démarches décrites puissent être illustrées et accompagnées par des éléments palpables. La société air liquide dont nous savions préalablement les performances, correspond en tant quentreprise industrielle, leader dans son secteur, à lexemple recherché.
De ce fait, le présent travail, vu sous cet angle, constitue une étude dintroduction en bourse de la société air liquide.
Nous aborderons donc dans une première partie la préparation de lintroduction en bourse, de air liquide, puis dans une seconde partie limpact de lintroduction sur le management financier de lentreprise.
La politique de réformes institutionnelles initiée par les pouvoirs publics dés 1991 a rapidement placé la bourse au centre des préoccupations de lEtat. Afin de développer un marché financier atrophié et de permettre aux entreprises daccéder à de nouvelles formes de financements, il était nécessaire de réhabiliter la bourse de casablanca et, partant, de la réformer.
La bourse est apparue aussi comme le moyen adéquat tant pour favoriser les privatisations dont le principe fut voté en 1989, que pour drainer les conditions de transparence qui leur sont nécessaires.
Le développement de la bourse de casablanca sinsère nécessairement dans un processus global de modernisation de léconomie nationale. En effet, louverture de léconomie nationale à la compétition internationale passera indéniablement par louverture du capital des entreprises marocaines. De ce fait, le bon déroulement de ce processus de restructuration nécessite lexistence préalable dun marché secondaire des capitaux permettant des négociations transparentes et sécurisées.
Ainsi, pour renforcer sa crédibilité, la bourse de casablanca sefforce de mettre en place un certain nombre de principes qui constituent des normes internationalement reconnues. Cest lapplication de ces principes (centralisation des ordres vers le marché, livraison des titres contre le règlement simultané des espèces, circulation scripturales des titres contre le règlement simultané ) qui permettra de conjuguer les impératifs de sécurité et defficacité du marché marocain.
Malgré ces réformes, la bourse connut ensuite une longue période demi-sommeil, due essentiellement à trois phénomènes :
Une taxation excessive des transactions et des plus-values,
Lilliquidité du marché ; très peu de titres circulaient et le marché était réservé, de fait, à un cercle réduit dinvestisseurs initiés, essentiellement des institutionnels. Ceux-ci échangeaient leurs paquets de titres en dehors du marché officiel, afin déviter les taxations.
Le peu dintérêt des entreprises et de lEtat pour ce moyen de financement. Cest ainsi quil ny eut aucune introduction en bourse de société privée avant celle de Wafabank en 1992.
Aujourdhui la bourse de casablanca est reconnue au niveau international comme un des marchés émergents les plus modernes et répondant aux standards internationaux de transparence et de sécurité. Cette modernisation na pu être obtenue que grâce à une étroite concertation de tous les acteurs : pouvoirs publics, société de bourse, banques et institutions de la place.
La gestion de la bourse est cédée à une société privée, la Société de la bourse des Valeurs de casablanca (SBVC), société anonyme dont le capital est détenu à parts égales par les sociétés de bourse. Ces dernières, créées à loccasion de cette réforme, reçoivent le monopole de lintermédiation boursière.
Pour réguler le marché boursier et en assurer un fonctionnement transparent, respectueux des nouvelles dispositions légales, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a été institué. Des organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) sont aussi créés, afin de doter le marché financier dinstruments nouveaux susceptibles de mieux drainer lépargne. En 1996, linformatisation de la bourse de Paris, dont le système informatique a été adopté. La création dun dépositaire central, marocLEAR, préalable indispensable à la dématérialisation des titres et à la formation transparente et précise des cours de bourse, débute en 1996 et devrait être achevé en mai 1998.
Pour que le marché gagne en profondeur il faut de nouvelles introductions publiques et surtout privées. Pour ce faire, il faut mener une campagne dinformation et de sensibilisation tous azimuts. Mais avant cela, il faut que ladministration accepte. Cest la seule façon dinstituer pour lavenir un nouveau système de valeurs de notre secteur privé.
Il existe une motivation multiple à sintroduire en bourse. Cest une forme de contrainte très bénéfique à terme. Une entreprise familiale qui décide douvrir son capital au public va pouvoir disposer dune formidable liquidité de son capital sans pour autant perdre les rênes de son pouvoir.
Elle peut mieux faire en utilisant rationnellement, dans sa propre trésorerie, un volant de liquidité quelle peut obtenir en acquérant ses propres titres sur le marché.
Ce quil faut savoir, cest que lentreprise quelle quelle soit, ne doit plus être considéré comme une affaire ou une occasion. Elle doit survivre à ses promoteurs. Une entreprise même rentable qui persiste dans son introversion se fragilise et perd son sens primordial dacteur communautaire et citoyen.
Notre propos est donc détudier comment une valeur industrielle marocaine accède à la cote officielle ?
Pour aborder cette étude nous poserons, en chapitre préliminaire, deux questions : pourquoi et comment sintroduire en bourse ? En nous contentant de fournir les quelques éléments de réponse qui permettront déclairer la suite de notre développement.
Il est important de signaler également que nous avons préféré intégrer notre présente étude dans un cadre réel afin que les démarches décrites puissent être illustrées et accompagnées par des éléments palpables. La société air liquide dont nous savions préalablement les performances, correspond en tant quentreprise industrielle, leader dans son secteur, à lexemple recherché.
De ce fait, le présent travail, vu sous cet angle, constitue une étude dintroduction en bourse de la société air liquide.
Nous aborderons donc dans une première partie la préparation de lintroduction en bourse, de air liquide, puis dans une seconde partie limpact de lintroduction sur le management financier de lentreprise.
Sommaire
- Présentation du marché boursier
- Le marché boursier
- Les mécanismes d'introduction en bourse
- Les avantages et les contraintes d'une introduction en bourse
- Diagnostic boursier de l'entreprise
- Présentation générale de l'entreprise Air Liquide dans son environnement
- Situation du marché de l'entreprise
- Analyse de la situation financière (19951998)
- L'estimation de la valeur boursière
- Le projet de l'entreprise
- Perspectives de l'année 1999
- Orientation stratégique
- Risques afférents à la société et à son secteur
- La politique de distribution des dividendes
- Rôle et impact du dividende sur le cours boursier
- Dividende en tant que signal
- Dividende et théorie d'agence
- Incidence de la fiscalité sur la distribution des dividendes
- Impact de la cotation sur le financement
- Augmentation de capital par émission d'actions nouvelles
- La dilution
- L'émission d'emprunts obligataires
- Le financement par les produits dérivés
- Technique de verrouillage contre les offres publiques
- Le droit de vote double
- L'auto - contrôle
- Le rachat par la société de ses propres actions
- La politique de communication
- La définition des objectifs
- La détermination des cibles
- L'élaboration de stratégie de communication
