Dans quelle mesure le principe de territorialité revendiqué en matière dimposition sur les sociétés dissimule un principe de mondialité atténuée ?
Date de publication :
26/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
14 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le critère de rattachement territorial des bénéfices des sociétés
- En l'absence de convention fiscale
- L'établissement autonome
- L'agent ou représentant qualifié ou dépendant
- Le cycle complet d'opérations ou le cycle commercial complet
- En présence d'une convention fiscale
- L'installation fixe d'affaires
- L'agent ou représentant qualifié ou dépendant
- Vers un principe de mondialité atténuée
- L'application du principe de territorialité aux revenus de source étrangère des sociétés françaises
- Revenus imputables à l'exercice d'une activité en France
- Revenus non imputables à l'exercice d'une activité en France
- La lutte contre l'évasion fiscale internationale : l'imposition sur les résultats de la filiale étrangère située dans un pays à fiscalité privilégiée
- Revenus de source française des sociétés étrangères
- Revenus imputables à une activité exercée en France
- Les revenus non imputables à une activité exercée en France
- L'influence du droit communautaire
Résumé :
L'impôt est l'expression d'un pouvoir régalien, l'idée d'imposition étant consubstantielle à l'idée de souveraineté, étant l'attribut de l'Etat nation. Chaque Etat développe un système fiscal complet sur son territoire, c'est-à-dire un ensemble d'impositions applicables sur un territoire déterminé dont les composantes sont en relation dynamique les unes avec les autres, et avec le système social, économique et politique. Pour être considéré comme complet, un tel système doit réunir trois caractéristiques. Il doit bénéficier d'une exclusivité d'application sur un territoire où il est l'unique pourvoyeur des ressources fiscales. Il doit être doté d'une autonomie technique, comporter toutes les règles juridiques et toutes les techniques fiscales nécessaires à sa mise en oeuvre, telles que les règles d'assiette, de liquidation et de recouvrement. Enfin, il doit être élaboré de façon souveraine, en toute indépendance par les organes nationaux compétents.
Le corollaire de cette souveraineté fiscale est la libre détermination des règles d'application territoriale des impôts nationaux. Chaque impôt a son champ d'application propre : rationae materiae du point de vue de la matière imposable, rationae personae du point de vue de la personne imposable, rationae temporis du point de vue temporel, rationae loci du point de vue territorial. L'application dans l'espace suppose une délimitation du territoire, tel que défini par le droit international public. Pourtant, le territoire fiscal ne correspond pas nécessairement au territoire au sens du DIP.
Le corollaire de cette souveraineté fiscale est la libre détermination des règles d'application territoriale des impôts nationaux. Chaque impôt a son champ d'application propre : rationae materiae du point de vue de la matière imposable, rationae personae du point de vue de la personne imposable, rationae temporis du point de vue temporel, rationae loci du point de vue territorial. L'application dans l'espace suppose une délimitation du territoire, tel que défini par le droit international public. Pourtant, le territoire fiscal ne correspond pas nécessairement au territoire au sens du DIP.
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