Michel Crozier : Le contre-pouvoir

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publié le 11/09/2006
 
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Résumé Michel Crozier : Le contre-pouvoir Résumé

 
 
L’étude des pouvoirs, et des conflits générés par ceux-ci, a fait l’objet de nombreuses études. Nous nous intéresserons particulièrement aux travaux de michel crozier.
Il est parti de quelques constats qui l’ont amené à travailler sur la notion de pouvoir et de contre-pouvoir, ainsi que sur toutes les relations qui régissent ces comportements.
Il énonce notamment le fait que les hommes ne peuvent se passer de la notion de conformité ; c’est une protection qui leur permet de s’intégrer dans un milieu et de multiplier les contacts. Mais l’homme est ainsi fait qu’il ne saurait se plier totalement à la conformité qui lui est demandée par l’organisation dont il fait partie.
On peut donc dire qu’aucune organisation ne peut exister sans conflit, crozier annonce même que les conflits ont un aspect positif.
Les décisions au sein d’une organisation, du fait des conflits et du manque de clarté, sont prises dans une atmosphère d’incertitude et d’ambiguïté. Dans ce cas, toute personne ayant une responsabilité doit savoir jouer avec deux contraintes : sa liberté et sa créativité, et contrairement à cela le fait qu’il doit rester proche de la conformité afin de ne pas choquer les acteurs de son organisation.
Le manager a donc pour rôle constant de faire des compromis pour assurer une « survie » à son organisation, une homogénéité qui assure de bonnes conditions de travail. Il doit toutefois se ménager les conditions nécessaires à la progression de sa propre carrière.
La difficulté qui apparaît alors sépare facilement les personnes qui ont assez de force, des plus faibles, et constitue ainsi le meilleur mode de sélection pour des postes de dirigeants. On choisira ainsi les managers les plus aptes à appréhender et modeler les conflits dans leur propre intérêt et dans l’intérêt de l’organisation.

Cependant, à la vue de ces éléments, il convient de distinguer deux perspectives du pouvoir :
- Une perspective socio-politique : le pouvoir est ici le résultat des inégalités de statuts qu’il engendre. Certaines personnes, par leur position, ont plus de pouvoir que d’autres. Le pouvoir se confond ainsi avec l’autorité.
Néanmoins, deux personnes ayant le même poste n’ont pas pour autant le même pouvoir, car elles peuvent exercer leur autorité de deux manières différentes. Le pouvoir en tant que tel se différencie donc de l’autorité car il se définit comme la façon d’interpréter le rôle qui est confié.
- Une perspective relationnelle : dans ce cas, le pouvoir résulte d’une relation entre deux personnes dont l’une dispose de ressources plus importantes que l’autre, entraînant donc sa dépendance.
Le pouvoir a donc une valeur plus large que celle d’autorité et s’apparente à un processus de négociation interpersonnelle.
Weber, dont crozier s’est inspiré, a focalisé ses recherches sur l’autorité qu’il distingue du pouvoir : le pouvoir s’exerce par la contrainte ; l’autorité implique l’accord de ceux qui y sont soumis, elle se caractérise donc par sa légitimité.

crozier a donc apporté une réflexion suivant des démarches théorique et empirique qui ont essayé de poser en termes concrets les problèmes relatifs au gouvernement des hommes.

Mais ce modèle a connu ses limites dans le sens où il ne permettait pas de comprendre les règles entre les différents types de pouvoirs. Le pouvoir n’est en fait pas unique, il est sujet à des confrontations, des échanges.

C’est pour cela qu’il a fallu développer une analyse synthétique et déductive pour mesurer les forces en présence et analyser le pouvoir dans son contexte et son environnement. crozier a donc considéré les pouvoirs non plus comme un fait unique dépendant d’un acteur unique, mais d’un ensemble de relations entre individus et de processus qui justifient et placent dans un contexte particulier ces situations de pouvoir et les conflits qui s’y rapportent.
 
 

Sommaire Michel Crozier : Le contre-pouvoir Sommaire

 
  1. Les auteurs.
    1. Max Weber (1864-1920).
    2. Michel Crozier (né en 1922).
    3. Erhard Friedberg (né en 1942).
  2. Les concepts.
    1. Pouvoir.
    2. Les zones d'incertitude.
    3. Contre-pouvoir.
  3. Les limites.
 
 

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