Michel Crozier : Le contre-pouvoir
6.95€
fiche de lecture
publié le 11/09/2006
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 22 fois
Résumé
Létude des pouvoirs, et des conflits générés par ceux-ci, a fait lobjet de nombreuses études. Nous nous intéresserons particulièrement aux travaux de michel crozier.
Il est parti de quelques constats qui lont amené à travailler sur la notion de pouvoir et de contre-pouvoir, ainsi que sur toutes les relations qui régissent ces comportements.
Il énonce notamment le fait que les hommes ne peuvent se passer de la notion de conformité ; cest une protection qui leur permet de sintégrer dans un milieu et de multiplier les contacts. Mais lhomme est ainsi fait quil ne saurait se plier totalement à la conformité qui lui est demandée par lorganisation dont il fait partie.
On peut donc dire quaucune organisation ne peut exister sans conflit, crozier annonce même que les conflits ont un aspect positif.
Les décisions au sein dune organisation, du fait des conflits et du manque de clarté, sont prises dans une atmosphère dincertitude et dambiguïté. Dans ce cas, toute personne ayant une responsabilité doit savoir jouer avec deux contraintes : sa liberté et sa créativité, et contrairement à cela le fait quil doit rester proche de la conformité afin de ne pas choquer les acteurs de son organisation.
Le manager a donc pour rôle constant de faire des compromis pour assurer une « survie » à son organisation, une homogénéité qui assure de bonnes conditions de travail. Il doit toutefois se ménager les conditions nécessaires à la progression de sa propre carrière.
La difficulté qui apparaît alors sépare facilement les personnes qui ont assez de force, des plus faibles, et constitue ainsi le meilleur mode de sélection pour des postes de dirigeants. On choisira ainsi les managers les plus aptes à appréhender et modeler les conflits dans leur propre intérêt et dans lintérêt de lorganisation.
Cependant, à la vue de ces éléments, il convient de distinguer deux perspectives du pouvoir :
- Une perspective socio-politique : le pouvoir est ici le résultat des inégalités de statuts quil engendre. Certaines personnes, par leur position, ont plus de pouvoir que dautres. Le pouvoir se confond ainsi avec lautorité.
Néanmoins, deux personnes ayant le même poste nont pas pour autant le même pouvoir, car elles peuvent exercer leur autorité de deux manières différentes. Le pouvoir en tant que tel se différencie donc de lautorité car il se définit comme la façon dinterpréter le rôle qui est confié.
- Une perspective relationnelle : dans ce cas, le pouvoir résulte dune relation entre deux personnes dont lune dispose de ressources plus importantes que lautre, entraînant donc sa dépendance.
Le pouvoir a donc une valeur plus large que celle dautorité et sapparente à un processus de négociation interpersonnelle.
Weber, dont crozier sest inspiré, a focalisé ses recherches sur lautorité quil distingue du pouvoir : le pouvoir sexerce par la contrainte ; lautorité implique laccord de ceux qui y sont soumis, elle se caractérise donc par sa légitimité.
crozier a donc apporté une réflexion suivant des démarches théorique et empirique qui ont essayé de poser en termes concrets les problèmes relatifs au gouvernement des hommes.
Mais ce modèle a connu ses limites dans le sens où il ne permettait pas de comprendre les règles entre les différents types de pouvoirs. Le pouvoir nest en fait pas unique, il est sujet à des confrontations, des échanges.
Cest pour cela quil a fallu développer une analyse synthétique et déductive pour mesurer les forces en présence et analyser le pouvoir dans son contexte et son environnement. crozier a donc considéré les pouvoirs non plus comme un fait unique dépendant dun acteur unique, mais dun ensemble de relations entre individus et de processus qui justifient et placent dans un contexte particulier ces situations de pouvoir et les conflits qui sy rapportent.
Il est parti de quelques constats qui lont amené à travailler sur la notion de pouvoir et de contre-pouvoir, ainsi que sur toutes les relations qui régissent ces comportements.
Il énonce notamment le fait que les hommes ne peuvent se passer de la notion de conformité ; cest une protection qui leur permet de sintégrer dans un milieu et de multiplier les contacts. Mais lhomme est ainsi fait quil ne saurait se plier totalement à la conformité qui lui est demandée par lorganisation dont il fait partie.
On peut donc dire quaucune organisation ne peut exister sans conflit, crozier annonce même que les conflits ont un aspect positif.
Les décisions au sein dune organisation, du fait des conflits et du manque de clarté, sont prises dans une atmosphère dincertitude et dambiguïté. Dans ce cas, toute personne ayant une responsabilité doit savoir jouer avec deux contraintes : sa liberté et sa créativité, et contrairement à cela le fait quil doit rester proche de la conformité afin de ne pas choquer les acteurs de son organisation.
Le manager a donc pour rôle constant de faire des compromis pour assurer une « survie » à son organisation, une homogénéité qui assure de bonnes conditions de travail. Il doit toutefois se ménager les conditions nécessaires à la progression de sa propre carrière.
La difficulté qui apparaît alors sépare facilement les personnes qui ont assez de force, des plus faibles, et constitue ainsi le meilleur mode de sélection pour des postes de dirigeants. On choisira ainsi les managers les plus aptes à appréhender et modeler les conflits dans leur propre intérêt et dans lintérêt de lorganisation.
Cependant, à la vue de ces éléments, il convient de distinguer deux perspectives du pouvoir :
- Une perspective socio-politique : le pouvoir est ici le résultat des inégalités de statuts quil engendre. Certaines personnes, par leur position, ont plus de pouvoir que dautres. Le pouvoir se confond ainsi avec lautorité.
Néanmoins, deux personnes ayant le même poste nont pas pour autant le même pouvoir, car elles peuvent exercer leur autorité de deux manières différentes. Le pouvoir en tant que tel se différencie donc de lautorité car il se définit comme la façon dinterpréter le rôle qui est confié.
- Une perspective relationnelle : dans ce cas, le pouvoir résulte dune relation entre deux personnes dont lune dispose de ressources plus importantes que lautre, entraînant donc sa dépendance.
Le pouvoir a donc une valeur plus large que celle dautorité et sapparente à un processus de négociation interpersonnelle.
Weber, dont crozier sest inspiré, a focalisé ses recherches sur lautorité quil distingue du pouvoir : le pouvoir sexerce par la contrainte ; lautorité implique laccord de ceux qui y sont soumis, elle se caractérise donc par sa légitimité.
crozier a donc apporté une réflexion suivant des démarches théorique et empirique qui ont essayé de poser en termes concrets les problèmes relatifs au gouvernement des hommes.
Mais ce modèle a connu ses limites dans le sens où il ne permettait pas de comprendre les règles entre les différents types de pouvoirs. Le pouvoir nest en fait pas unique, il est sujet à des confrontations, des échanges.
Cest pour cela quil a fallu développer une analyse synthétique et déductive pour mesurer les forces en présence et analyser le pouvoir dans son contexte et son environnement. crozier a donc considéré les pouvoirs non plus comme un fait unique dépendant dun acteur unique, mais dun ensemble de relations entre individus et de processus qui justifient et placent dans un contexte particulier ces situations de pouvoir et les conflits qui sy rapportent.
Sommaire
- Les auteurs.
- Max Weber (1864-1920).
- Michel Crozier (né en 1922).
- Erhard Friedberg (né en 1942).
- Les concepts.
- Pouvoir.
- Les zones d'incertitude.
- Contre-pouvoir.
- Les limites.
