La motion de censure du 5 octobre 1962 comme opposition au « coup dEtat » gaulliste
Date de publication :
30/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
38 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'opposition à la violation de la constitution
- Une procédure de proposition de référendum inconstitutionnelle
- Le peuple est le détenteur de la souveraineté
- L'opposition au césarisme
- Un régime de pouvoir personnel
- Le pervertissement de la démocratie
Résumé :
L'incapacité de la IVe république à répondre au problème colonial et plus particulièrement à la question algérienne va aggraver la crise du régime. C'est à ce moment que le général de Gaulle va réussir à prendre le pouvoir par un premier coup d'État. En février 1958, la situation en Algérie est catastrophique, le gouvernement Félix Gaillard est renversé. Pendant que les consultations se poursuivent à Paris en vue de dénouer la crise ministérielle, de tous les côtés on complote pour le renversement du régime. Les gaullistes par l'intermédiaire de Jacques Soustelle et de Léon Delbecque ont préparé minutieusement le renversement du régime depuis l'Algérie. Le 13 mai 1958, il passe à l'offensive ; alors qu'à Paris la crise ministérielle s'oriente enfin vers une solution qui porte au pouvoir Pflimlin acquis à une négociation avec le FLN ; ils déclenchent une importante manifestation et envahissent le siège du gouvernement général à Alger. Un instant désemparée, l'armée où les gaullistes sont particulièrement influents leur emboîte le pas et constitue avec eux, sous la présidence du général Massu, un gaulliste de toujours, un comité de salut public qui se place sous l'autorité du général Sallan, commandant en chef en Algérie. Ce dernier crie : « Vive de Gaulle ».
Celui-ci répond aussitôt en remettant à la presse une déclaration dans laquelle il se dit prêt à assurer les pouvoirs de la république. Mais Pflimlin refuse de démissionner, le gouvernement est alors menacé militairement si de Gaulle n'est pas investi : c'est l'opération résurrection qui comporte le largage de parachutistes sur les aéroports de la région parisienne. Pour rassurer la population de Gaulle, déclare alors ironiquement : « ce n'est pas à 60 ans que je vais commencer une carrière de dictateur ». En même temps il accroît la pression sur Pflimlin qu'il rencontre secrètement c'est simple : soit ce dernier démissionne, soit « l'opération résurrection » est déclenchée. De Gaulle publie alors un nouveau communiqué dans lequel il indique : « le processus de mon ascension au pouvoir est entamé ». Pflimlin démissionne. De Gaulle, après s'être entretenu les 30 et 31 mai avec les différents chefs de tous les groupes politiques, fait une courte déclaration devant l'assemblée. Cette dernière soumise à la triple pression des militaires d'Alger, des forces politiques de droite qui soutienne l'armée, et du président de la République : René Coty (qui a annoncé sa démission si de Gaulle n'obtenait pas une majorité); investi le 1er juin, par 329 voix contre 224, l'ancien fondateur de la France libre comme président du conseil. De Gaulle a réussi son coup d'État de velours, il a ici atteint le rêve de Napoléon qui avait échoué lors du 18 brumaire.
Celui-ci répond aussitôt en remettant à la presse une déclaration dans laquelle il se dit prêt à assurer les pouvoirs de la république. Mais Pflimlin refuse de démissionner, le gouvernement est alors menacé militairement si de Gaulle n'est pas investi : c'est l'opération résurrection qui comporte le largage de parachutistes sur les aéroports de la région parisienne. Pour rassurer la population de Gaulle, déclare alors ironiquement : « ce n'est pas à 60 ans que je vais commencer une carrière de dictateur ». En même temps il accroît la pression sur Pflimlin qu'il rencontre secrètement c'est simple : soit ce dernier démissionne, soit « l'opération résurrection » est déclenchée. De Gaulle publie alors un nouveau communiqué dans lequel il indique : « le processus de mon ascension au pouvoir est entamé ». Pflimlin démissionne. De Gaulle, après s'être entretenu les 30 et 31 mai avec les différents chefs de tous les groupes politiques, fait une courte déclaration devant l'assemblée. Cette dernière soumise à la triple pression des militaires d'Alger, des forces politiques de droite qui soutienne l'armée, et du président de la République : René Coty (qui a annoncé sa démission si de Gaulle n'obtenait pas une majorité); investi le 1er juin, par 329 voix contre 224, l'ancien fondateur de la France libre comme président du conseil. De Gaulle a réussi son coup d'État de velours, il a ici atteint le rêve de Napoléon qui avait échoué lors du 18 brumaire.
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