Du mouvement homophile arcadien au Front Homosexuel dAction Révolutionnaire, analyse comparative des stratégies de communication et des ressorts de lexpression homosexuelle de 1970 à 1973
Date de publication :
06/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
65 pages
Sommaire :
Sommaire
- Processus de subjectivation et autodénomination des groupes étudiés
- Arcadie ou l'intégration du discours homophobe ?
- Le FHAR : la réappropriation du discours homophobe comme subjectivité réinventée ?
- Les voies de la mobilisation ou de la difficile articulation des identités individuelles et collectives
- Sexualité et désir homosexuel : les lieux de la sublimation et du refoulement contrôlés ou de la désublimation subversive
- Arcadie, sublimation et refoulement du discours sexuellement explicite
- Le FHAR ou la désublimation subversive du désir ?
- Résistance ou conformisme : quelles potentialités subversives ?
- Le combat politique d'Arcadie
- Le FHAR : facteurs et limites de la subversion
- Arcadie : l'esquisse d'un modèle hétérotopique ?
Résumé :
Alors que la France célèbre actuellement le quarantième anniversaire de mai 1968, et que les ouvrages sur le sujet prolifèrent de toutes parts, il est intéressant de constater que la plupart des auteurs, quand ils évoquent l'héritage immédiat de 1968 abordent généralement les groupuscules d'extrême gauche qui en continuant le combat pour la révolution politique tentaient de construire des organisations disciplinées et hiérarchisées. Ils oublient pour la plupart qu'une autre mouvance née dans le sillon de 1968 avait placé les questions de sexualité au coeur du projet révolutionnaire et n'envisageait pas le salut de la société autrement que par la libération sexuelle.
En effet, l'héritage militant de mai 1968, au début des années 1970, est double. D'un côté, les milieux gauchistes où l'individu tendait à s'effacer devant le groupe et le plaisir devant le devoir. De l'autre, les réseaux libertaires et spontanés organisés en communautés non hiérarchisées, s'opposant à toute forme d'autorité, préférant l'amour à la guerre et qui firent de la libération du désir la clé de la révolution à venir. C'est naturellement à cette seconde catégorie qu'appartenait le front homosexuel d'action révolutionnaire qui vint mettre fin en 1971 au monopole de la question homosexuelle que détenait depuis 1954 l'association connue sous le nom d'Arcadie qu'avait fondée André Baudry.
Le thème de l'homosexualité a longtemps été écarté en France du champ de recherche en sciences sociales et demeura un objet privilégié de la recherche médicale et psychiatrique. Il aura fallu attendre les années 70, la libération sexuelle aux Etats-Unis et la parution des premiers ouvrages anglo-saxons pour voir l'homosexualité s'émanciper des carcans de la médecine, de la psychiatrie et de la psychanalyse pour acquérir une respectabilité nouvelle dans le champ des études en sciences sociales. De ce fait, Arcadie, tout comme le FHAR n'ont pas fait l'objet d'une recherche scientifique approfondie et particulière alors qu'ils constituent en France les groupes précurseurs de ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler le mouvement gay. Ce premier constat nous a incités à entreprendre le défrichage de ce que furent ces deux mouvements pour quiconque chercherait à savoir quelles furent les racines du militantisme gay contemporain. Parce que l'irruption du FHAR fut brutale, spontanée et qu'elle portait nécessairement en elle l'idéologie de la conjoncture sociale qui lui avait donné naissance, nous nous sommes interrogés sur les changements qu'une telle situation pouvait induire sur la façon dont les homosexuels envisageaient eux même l'homosexualité au sein de la société, comment la concevaient-ils, comment se définissaient-ils eux-mêmes ? De cette interrogation est née l'idée d'une analyse comparative des stratégies de communication et des ressorts de l'expression homosexuelle entre Arcadie et son concurrent héritier de mai 1968, le FHAR.
En effet, l'héritage militant de mai 1968, au début des années 1970, est double. D'un côté, les milieux gauchistes où l'individu tendait à s'effacer devant le groupe et le plaisir devant le devoir. De l'autre, les réseaux libertaires et spontanés organisés en communautés non hiérarchisées, s'opposant à toute forme d'autorité, préférant l'amour à la guerre et qui firent de la libération du désir la clé de la révolution à venir. C'est naturellement à cette seconde catégorie qu'appartenait le front homosexuel d'action révolutionnaire qui vint mettre fin en 1971 au monopole de la question homosexuelle que détenait depuis 1954 l'association connue sous le nom d'Arcadie qu'avait fondée André Baudry.
Le thème de l'homosexualité a longtemps été écarté en France du champ de recherche en sciences sociales et demeura un objet privilégié de la recherche médicale et psychiatrique. Il aura fallu attendre les années 70, la libération sexuelle aux Etats-Unis et la parution des premiers ouvrages anglo-saxons pour voir l'homosexualité s'émanciper des carcans de la médecine, de la psychiatrie et de la psychanalyse pour acquérir une respectabilité nouvelle dans le champ des études en sciences sociales. De ce fait, Arcadie, tout comme le FHAR n'ont pas fait l'objet d'une recherche scientifique approfondie et particulière alors qu'ils constituent en France les groupes précurseurs de ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler le mouvement gay. Ce premier constat nous a incités à entreprendre le défrichage de ce que furent ces deux mouvements pour quiconque chercherait à savoir quelles furent les racines du militantisme gay contemporain. Parce que l'irruption du FHAR fut brutale, spontanée et qu'elle portait nécessairement en elle l'idéologie de la conjoncture sociale qui lui avait donné naissance, nous nous sommes interrogés sur les changements qu'une telle situation pouvait induire sur la façon dont les homosexuels envisageaient eux même l'homosexualité au sein de la société, comment la concevaient-ils, comment se définissaient-ils eux-mêmes ? De cette interrogation est née l'idée d'une analyse comparative des stratégies de communication et des ressorts de l'expression homosexuelle entre Arcadie et son concurrent héritier de mai 1968, le FHAR.
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sexualité
Les plus consultés sur 30 jours en : Sexualité
1
Margaret Mead : Moeurs et sexualité en Océanie
Fiche de lecture | 05/10/2006 | fr | .doc | 4 pages
Du même auteur : Sexualité
1
La politique coloniale de l'assemblée constituante : la disparition du décret du 13 Mai 1791 dans l'historiographie et sa réapparition
Exposé | 05/07/2008 | fr | .doc | 13 pages
2
Histoire des migrations en Europe au XIXe siècle et XXe siècle : pour une Histoire du lexique migratoire
Exposé | 05/07/2008 | fr | .doc | 10 pages
4
Nations et Nationalismes d'après les ouvrages d'Eric Hobsbawm et d'Ernest Gellner
Exposé | 04/07/2008 | fr | .doc | 13 pages
5
Le Mythe de la démocratie masculine à Athènes, Varron, cité par St Augustin d'Hippone dans la cité de dieu, livre 18, chapitre 9
Exposé | 04/07/2008 | fr | .doc | 8 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
