Munich
Date de publication :
30/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La Tchécoslovaquie : un enjeu décisif
- Tchécoslovaquie : un allié de la France
- Troubles dans la région des Sudètes
- La nécessité du maintien de la paix
- Les exigences allemandes
- L'abandon de la Tchécoslovaquie
- Un bilan contrasté
- Les « Munichois » : la paix garantie ?
- Les « antimunichois » ou le réalisme politique
Résumé :
L'Europe, en 1938, traverse une crise politique et diplomatique importante. En effet l'Allemagne dirigée par Adolphe Hitler menace la paix qui s'était maintenue sur le vieux continent depuis 20 ans.
La conférence de munich qui se déroula le 29 septembre 1938 est perçue comme l'ultime espoir, le dernier rempart pour empêcher le déclenchement d'une nouvelle guerre qui rappellerait les souffrances perpétrées lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Les responsables des plus grands d'Europe à cette époque décident une entrevue avec Hitler pour « négocier la paix ». Edouard Daladier (président du conseil: France), Neville Chamberlain (Grande Bretagne) veulent à tout prix maintenir la paix, Benito Mussolini (Italie) est présent comme intermédiaire et allié de l'Allemagne (axe Rome-Berlin octobre 1936). La ville où se déroulent ces accords est tout un symbole. C'est le fief de Hitler où il commença sa « carrière politique » (discours dans les brasseries et putsch de 1923). Les rapports de forces sont inversés, ce n'est plus la France et la Grande Bretagne qui mènent les débats mais bien l'Allemagne qui a réussi à s'imposer en Europe.
L'enjeu majeur de cette conférence est de stopper le désir d'expansion prôné par Hitler. C'est ce qu'il mit en application lorsqu' il annexa l'Autriche du 11 au 13 mars 1938 (anschluss). De là les « vainqueurs » de la grande guerre ont peur que cette volonté d'agrandir le territoire allemand ne finisse par ne plus s'arrêter. La France et la Grande Bretagne, deux puissances militaires influentes n'ont jusque là pas menacé l'Allemagne. La SDN, seule instance internationale n'a plus de crédibilité aux yeux du monde n'ayant pas su être assez ferme lors de crises qu'elle n'a su résorber (Ethiopie, Manchourie..). Rien ne peut donc empêcher l'Allemagne de s'agrandir.
La crise des Sudètes fut synonyme de prise de conscience pour plusieurs raisons.
La Tchécoslovaquie née des ruines de l'Autriche-Hongrie, hérite d'une partie des nationalités qui formait l'empire central. Ces multiples minorités fragilisent cette récente démocratie. On dénombre entre autre 7 millions de tchèques, 3 millions de slovaques, et surtout 3.3 millions d'allemands concentrés dans la région frontalière avec l'Allemagne.
La Tchécoslovaquie s'est liée d'amitié avec la France par plusieurs traités. Lorsque Hitler revendique son droit d'annexer cette région qu'il considère comme allemande, la France ne peut reculer devant ses obligations à l'égard de son allié.
Ces multiples éléments entraînent une tension certaine dans les relations internationales mais la France et la Grande Bretagne, qui ne sont vraisemblablement pas prêtes pour la guerre, doivent déployer tous leurs atouts diplomatiques pour mettre un terme à ce conflit qui enfle depuis ces dernières années.
On peut se demander en quoi la conférence de munich fut la « dernière chance » de maintenir l'Europe en paix et si les accords qui en découlent furent productifs ou stérile.
Nous verrons dans une première partie la Tchécoslovaquie qui est un enjeu majeur de ces négociations, puis dans une seconde partie nous étudierons le maintien de la Paix à tout prix et enfin nous analyserons le bilan contrasté des accords de munich.
La conférence de munich qui se déroula le 29 septembre 1938 est perçue comme l'ultime espoir, le dernier rempart pour empêcher le déclenchement d'une nouvelle guerre qui rappellerait les souffrances perpétrées lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Les responsables des plus grands d'Europe à cette époque décident une entrevue avec Hitler pour « négocier la paix ». Edouard Daladier (président du conseil: France), Neville Chamberlain (Grande Bretagne) veulent à tout prix maintenir la paix, Benito Mussolini (Italie) est présent comme intermédiaire et allié de l'Allemagne (axe Rome-Berlin octobre 1936). La ville où se déroulent ces accords est tout un symbole. C'est le fief de Hitler où il commença sa « carrière politique » (discours dans les brasseries et putsch de 1923). Les rapports de forces sont inversés, ce n'est plus la France et la Grande Bretagne qui mènent les débats mais bien l'Allemagne qui a réussi à s'imposer en Europe.
L'enjeu majeur de cette conférence est de stopper le désir d'expansion prôné par Hitler. C'est ce qu'il mit en application lorsqu' il annexa l'Autriche du 11 au 13 mars 1938 (anschluss). De là les « vainqueurs » de la grande guerre ont peur que cette volonté d'agrandir le territoire allemand ne finisse par ne plus s'arrêter. La France et la Grande Bretagne, deux puissances militaires influentes n'ont jusque là pas menacé l'Allemagne. La SDN, seule instance internationale n'a plus de crédibilité aux yeux du monde n'ayant pas su être assez ferme lors de crises qu'elle n'a su résorber (Ethiopie, Manchourie..). Rien ne peut donc empêcher l'Allemagne de s'agrandir.
La crise des Sudètes fut synonyme de prise de conscience pour plusieurs raisons.
La Tchécoslovaquie née des ruines de l'Autriche-Hongrie, hérite d'une partie des nationalités qui formait l'empire central. Ces multiples minorités fragilisent cette récente démocratie. On dénombre entre autre 7 millions de tchèques, 3 millions de slovaques, et surtout 3.3 millions d'allemands concentrés dans la région frontalière avec l'Allemagne.
La Tchécoslovaquie s'est liée d'amitié avec la France par plusieurs traités. Lorsque Hitler revendique son droit d'annexer cette région qu'il considère comme allemande, la France ne peut reculer devant ses obligations à l'égard de son allié.
Ces multiples éléments entraînent une tension certaine dans les relations internationales mais la France et la Grande Bretagne, qui ne sont vraisemblablement pas prêtes pour la guerre, doivent déployer tous leurs atouts diplomatiques pour mettre un terme à ce conflit qui enfle depuis ces dernières années.
On peut se demander en quoi la conférence de munich fut la « dernière chance » de maintenir l'Europe en paix et si les accords qui en découlent furent productifs ou stérile.
Nous verrons dans une première partie la Tchécoslovaquie qui est un enjeu majeur de ces négociations, puis dans une seconde partie nous étudierons le maintien de la Paix à tout prix et enfin nous analyserons le bilan contrasté des accords de munich.
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