Le musée des Automates, une structure patrimoniale privée pour implanter durablement le patrimoine à la portée de tous : Présentation, fonctionnement, avenir
Date de publication :
03/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une entreprise familiale née d'une passion
- Une structure autarcique par nécessité
- L'organisation Musée/Visiteurs du Musée des Automates selon les employés
- Le bon fonctionnement technique dépendant d'un personnel passionné
- Offrir de la culture sans offrir un trop-plein de technicité
- Un Musée dynamique en constante recherche de renouvellement
- S'imposer dans une région touristique au riche patrimoine
Résumé :
La fin du XIXe siècle connut l'approfondissement des principes de la mécanique (Hertz, Mach) et l'avènement de la mécanique statistique (Boltzmann, Gibbs), étroitement liée à la thermodynamique. De ces progrès scientifiques, des « techniciens », pourrait-on dire, en tirèrent la substance pour réaliser leur rêve : animer un objet sans l'action direct de la main de l'Homme : les automates étaient destinés à devenir de véritable oeuvres.
Le terme « Automate » provient du grec automatos « qui se meut de soi-même » ; c'est une « Machine qui, par le moyen de dispositifs mécaniques, pneumatiques, hydrauliques, électriques ou électroniques, est capable d'actes imitant ceux des corps animés. », « on nomme automate un appareil renfermant divers dispositifs mécaniques et/ou électriques, qui lui permettent d'exécuter une séquence déterminée d'opérations de manière synchronisée. » L'automate est donc un objet programmé et doté d'une mémoire. Le support en est une came, mécanisme très varié ayant pour but de transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation (le plus commun étant la roue dentée), dont la lecture et la transmission des informations sont assurées par les même systèmes mécaniques et physiques développés dans l'Antiquité : leviers, poulies, courroies, engrenages, compression/dilatation des gaz, mécanique des fluides.
Mais l'automate est avant tout pour l'inconscient collectif un objet d'émerveillement qui eut son heure de gloire il y a de cela quelques dizaines d'années. S'en tenir à cela serait réducteur ; en effet, l'Antiquité aurait connu des statues animées et des jouets mécaniques ; quant au Moyen Âge, des automates remarquables auraient été construits par Albert le Grand, théologien et philosophe souabe, ou Regiomontanus, astronome et mathématicien allemand du XVe siècle. Mais les véritables automates apparurent avec l'art de l'horlogerie et connurent leur grand essor au XVIIIe s. Vaucanson en construisit de nombreux : le Joueur de flûte traversière, le Joueur de tambourin, la Veilleuse et surtout son célèbre Canard, capable de battre des ailes, de nager, de barboter, d'avaler du grain Parmi les automates célèbres du XVIIIe siècle, il faut citer aussi : les Têtes Parlantes de l'abbé Mical, l'Androïde Écrivain de Friedrich Von Knauss, les automates des frères Jaquet-Droz... Toutefois, l'électricité et surtout l'électronique ont donné naissance à une nouvelle génération d'automates, capables d'imiter réellement certaines fonctions intellectuelles et non plus seulement de reproduire certains comportements (joueur d'échecs électrique de Torres Quevedo en 1912, joueur de Nim en 1951, joueur d'échecs électronique en 1977...) ; et ne parlons pas des automates-robots, tel qu'Asimo de Honda, apparus avec la démocratisation et le perfectionnement de l'informatique.
C'est ainsi dans un esprit de préservation d'éléments de l'évolution technique, de pièces essentielles de la mécanique, et d'objets d'émerveillement de notre « enfant intérieur », que certains individus ont cherché à sauvegarder les traces de notre passé souvent trop rapidement effacé. Parmi ceux-la, Michel Gaillard fut à l'origine de l'un des seuls musées d'automates existant, dans lequel j'eus la joie d'effectuer mon stage. Mr Gaillard Senior fut également le créateur d'un autre établissement attenant au premier, le « musée des Modèles Réduits ». Avant de mettre pour la première fois depuis des années les pieds dans ce musée, mes pensées allèrent vers diverses interrogations dont la plus cohérente fut « De quelle manière une structure patrimoniale d'intérêt premier non public peut-elle fonctionner dans une ville de 100 000 habitants ? » Afin de m'éclairer sur le sujet, j'ai donc été amené avec beaucoup de plaisir à parcourir de long en large le « musée des automates » ainsi qu'à y rencontrer des personnes riches de leur savoir et expérience.
Traiter du « musée des automates » sans évoquer le « musée des Modèles Réduits » serait une aberration, c'est pourquoi j'aborderai lorsque la logique même le voudra les 2 musées conjointement.
Le terme « Automate » provient du grec automatos « qui se meut de soi-même » ; c'est une « Machine qui, par le moyen de dispositifs mécaniques, pneumatiques, hydrauliques, électriques ou électroniques, est capable d'actes imitant ceux des corps animés. », « on nomme automate un appareil renfermant divers dispositifs mécaniques et/ou électriques, qui lui permettent d'exécuter une séquence déterminée d'opérations de manière synchronisée. » L'automate est donc un objet programmé et doté d'une mémoire. Le support en est une came, mécanisme très varié ayant pour but de transformer un mouvement de rotation en un mouvement de translation (le plus commun étant la roue dentée), dont la lecture et la transmission des informations sont assurées par les même systèmes mécaniques et physiques développés dans l'Antiquité : leviers, poulies, courroies, engrenages, compression/dilatation des gaz, mécanique des fluides.
Mais l'automate est avant tout pour l'inconscient collectif un objet d'émerveillement qui eut son heure de gloire il y a de cela quelques dizaines d'années. S'en tenir à cela serait réducteur ; en effet, l'Antiquité aurait connu des statues animées et des jouets mécaniques ; quant au Moyen Âge, des automates remarquables auraient été construits par Albert le Grand, théologien et philosophe souabe, ou Regiomontanus, astronome et mathématicien allemand du XVe siècle. Mais les véritables automates apparurent avec l'art de l'horlogerie et connurent leur grand essor au XVIIIe s. Vaucanson en construisit de nombreux : le Joueur de flûte traversière, le Joueur de tambourin, la Veilleuse et surtout son célèbre Canard, capable de battre des ailes, de nager, de barboter, d'avaler du grain Parmi les automates célèbres du XVIIIe siècle, il faut citer aussi : les Têtes Parlantes de l'abbé Mical, l'Androïde Écrivain de Friedrich Von Knauss, les automates des frères Jaquet-Droz... Toutefois, l'électricité et surtout l'électronique ont donné naissance à une nouvelle génération d'automates, capables d'imiter réellement certaines fonctions intellectuelles et non plus seulement de reproduire certains comportements (joueur d'échecs électrique de Torres Quevedo en 1912, joueur de Nim en 1951, joueur d'échecs électronique en 1977...) ; et ne parlons pas des automates-robots, tel qu'Asimo de Honda, apparus avec la démocratisation et le perfectionnement de l'informatique.
C'est ainsi dans un esprit de préservation d'éléments de l'évolution technique, de pièces essentielles de la mécanique, et d'objets d'émerveillement de notre « enfant intérieur », que certains individus ont cherché à sauvegarder les traces de notre passé souvent trop rapidement effacé. Parmi ceux-la, Michel Gaillard fut à l'origine de l'un des seuls musées d'automates existant, dans lequel j'eus la joie d'effectuer mon stage. Mr Gaillard Senior fut également le créateur d'un autre établissement attenant au premier, le « musée des Modèles Réduits ». Avant de mettre pour la première fois depuis des années les pieds dans ce musée, mes pensées allèrent vers diverses interrogations dont la plus cohérente fut « De quelle manière une structure patrimoniale d'intérêt premier non public peut-elle fonctionner dans une ville de 100 000 habitants ? » Afin de m'éclairer sur le sujet, j'ai donc été amené avec beaucoup de plaisir à parcourir de long en large le « musée des automates » ainsi qu'à y rencontrer des personnes riches de leur savoir et expérience.
Traiter du « musée des automates » sans évoquer le « musée des Modèles Réduits » serait une aberration, c'est pourquoi j'aborderai lorsque la logique même le voudra les 2 musées conjointement.
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