La musique française est-elle exportable ? Les soutiens publics de la France à sa musique : vers quelle politique culturelle internationale ?
Date de publication :
09/12/2005
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
55 pages
Sommaire :
Sommaire
- De ce que signifie « exporter de la musique »
- La musique, une « marchandise » pas comme les autres
- Exporter sa musique aujourd'hui
- Quelle musique française ?
- Y a-t-il de la musique en France ?
- Qu'appelle-t-on « musique française » ?
- Quels moyens pour quelles ambitions ?
- De la musique après toute chose
- De la musique française, encore et toujours
Résumé :
On connaissait la musique politique, la musique engagée, la dimension de subversion que pouvait avoir certains mouvements musicaux ; finalement simplement parce qu'ils émanent de mouvements sociaux dont ils sont l'expression la plus entraînante et bruyante. Quoi qu'il arrive, c'est toujours, sciemment ou non, à l'encontre de l'establishment, du pouvoir en place, de suprématie d'une culture sur une autre, d'un groupe sur un autre, etc., que s'élèvent ces voix qui rappellent l'existence d'autres voies. La culture, et plus particulièrement la musique, peuvent donc être des armes offensives dans ce qu'elles expriment.
Mais la musique peut être également chant de sirène, cheval de Troie, sourde ruse, secret d'Etat : ses charmes envoûtent. elle n'est plus simplement un cri de guerre ou une bonne leçon de morale, mais une expression inouïe, qui attire vers l'autre, rend l'extrême altérité simplement curieuse. Et on « entend » enfin l'autre, on l'écoute, un point d'entente s'amorce pour un éventuel accord. Sans être forcément politique dans ce qu'elle « dit », la musique peut donc bouleverser. On pense tout de suite aux premiers rythmes de jazz puis aux premiers pas de rock'n'roll dans une Amérique - et un Occident - à contretemps d'un mouvement de fond qui allait pourtant y naître et l'informer de son existence, c'est-à-dire le changer de l'intérieur et y mettre les formes.
Ils sont relayés aujourd'hui par les « musiques actuelles » - la techno, le hip-hop et la world music - dans une société mondiale - mondialement dominante surtout - urbaine, informatisée, multiculturelle et « anglophonique ». Ce qu'on appelle les « musiques actuelles » n'est rien d'autre que ces musiques amplifiées, celles qui sont nées, et continuent à naître, avec un objet, le micro ; avec un instrument, donc finalement, l'électronique. Or, tout instrument de musique témoigne de son époque : en l'occurrence une époque où le développement des technologies de l'information et les proportions de la médiatisation font depuis longtemps déjà parler certains d'« idéologie de la communication » et de « société du spectacle ». Le monde littéralement enchanté de fée électricité... Seul couac, la world music vient du vaste inconnu extérieur parler à notre petit lointain intérieur, la techno naît d'un pillage de sons rassemblés, comme on l'écoute en free parties, « pas dans les règles » et le hip-hop parle mal à ceux qu'il fait danser.
Ce qui pose réellement problème en cette heure de libéralisation des industries culturelles n'est plus donc le message qu'une musique peut véhiculer : on peut vendre et marqueter la rébellion. Le vrai débat politique est passé de la défense ou l'interdiction de musiques politiques à la défense ou l'interdiction de politiques de la musique. A l'heure du tout-marchandise, en effet, les industries culturelles soulèvent de véritables problèmes. C'est qu'on a trop souvent tendance à brader l'épithète « culturelles », alors que c'est uniquement de culture qu'il est question.
Au sein de ces industries culturelles, la musique ne fait pas forcément couler beaucoup d'encre et reste le parent pauvre des considérations sur l'avenir de la culture face à une « mondialisation qui concerne de plus en plus la culture » . Comme l'ont très bien souligné Edith Brénac et Bruno Jobert dans leur rapport sur Les soutiens publics à l'Industrie Phonographique, « le terme même d'« industries phonographiques » est significatif. Alors qu'on évoque le cinéma comme « septième art », et que les aides publiques à l'édition relèvent d'une « politique du livre », le recours ici au mot « industrie » joue un rôle, certes indirect et diffus, de « déculturation » de l'activité des éditeurs de phonogrammes, qui apparaissent comme des industriels, au profit desquels une intervention du ministère de la culture perd de sa légitimité. Imaginerait-on d'englober édition et librairie sous le terme d'« industries éditoriales » ? » Et ceci pour une raison simple : la musique fonctionne et est organisée en une immense industrie mondiale sans ancrage national apparent. Il est donc plus difficile pour un Etat de se rendre compte des enjeux qui en découle car il ne s'agira pas, par exemple, simplement de défendre le cinéma français contre la suprématie d'Hollywood. Les enjeux sont donc globaux et beaucoup moins facile à cerner que dans le cas du cinéma ou du livre.
Mais la musique peut être également chant de sirène, cheval de Troie, sourde ruse, secret d'Etat : ses charmes envoûtent. elle n'est plus simplement un cri de guerre ou une bonne leçon de morale, mais une expression inouïe, qui attire vers l'autre, rend l'extrême altérité simplement curieuse. Et on « entend » enfin l'autre, on l'écoute, un point d'entente s'amorce pour un éventuel accord. Sans être forcément politique dans ce qu'elle « dit », la musique peut donc bouleverser. On pense tout de suite aux premiers rythmes de jazz puis aux premiers pas de rock'n'roll dans une Amérique - et un Occident - à contretemps d'un mouvement de fond qui allait pourtant y naître et l'informer de son existence, c'est-à-dire le changer de l'intérieur et y mettre les formes.
Ils sont relayés aujourd'hui par les « musiques actuelles » - la techno, le hip-hop et la world music - dans une société mondiale - mondialement dominante surtout - urbaine, informatisée, multiculturelle et « anglophonique ». Ce qu'on appelle les « musiques actuelles » n'est rien d'autre que ces musiques amplifiées, celles qui sont nées, et continuent à naître, avec un objet, le micro ; avec un instrument, donc finalement, l'électronique. Or, tout instrument de musique témoigne de son époque : en l'occurrence une époque où le développement des technologies de l'information et les proportions de la médiatisation font depuis longtemps déjà parler certains d'« idéologie de la communication » et de « société du spectacle ». Le monde littéralement enchanté de fée électricité... Seul couac, la world music vient du vaste inconnu extérieur parler à notre petit lointain intérieur, la techno naît d'un pillage de sons rassemblés, comme on l'écoute en free parties, « pas dans les règles » et le hip-hop parle mal à ceux qu'il fait danser.
Ce qui pose réellement problème en cette heure de libéralisation des industries culturelles n'est plus donc le message qu'une musique peut véhiculer : on peut vendre et marqueter la rébellion. Le vrai débat politique est passé de la défense ou l'interdiction de musiques politiques à la défense ou l'interdiction de politiques de la musique. A l'heure du tout-marchandise, en effet, les industries culturelles soulèvent de véritables problèmes. C'est qu'on a trop souvent tendance à brader l'épithète « culturelles », alors que c'est uniquement de culture qu'il est question.
Au sein de ces industries culturelles, la musique ne fait pas forcément couler beaucoup d'encre et reste le parent pauvre des considérations sur l'avenir de la culture face à une « mondialisation qui concerne de plus en plus la culture » . Comme l'ont très bien souligné Edith Brénac et Bruno Jobert dans leur rapport sur Les soutiens publics à l'Industrie Phonographique, « le terme même d'« industries phonographiques » est significatif. Alors qu'on évoque le cinéma comme « septième art », et que les aides publiques à l'édition relèvent d'une « politique du livre », le recours ici au mot « industrie » joue un rôle, certes indirect et diffus, de « déculturation » de l'activité des éditeurs de phonogrammes, qui apparaissent comme des industriels, au profit desquels une intervention du ministère de la culture perd de sa légitimité. Imaginerait-on d'englober édition et librairie sous le terme d'« industries éditoriales » ? » Et ceci pour une raison simple : la musique fonctionne et est organisée en une immense industrie mondiale sans ancrage national apparent. Il est donc plus difficile pour un Etat de se rendre compte des enjeux qui en découle car il ne s'agira pas, par exemple, simplement de défendre le cinéma français contre la suprématie d'Hollywood. Les enjeux sont donc globaux et beaucoup moins facile à cerner que dans le cas du cinéma ou du livre.
Les internautes ont également acheté :
Marché de la musique: les labels indépendants à l'heure de la mondialisation
Mémoire | 31/03/2006 | fr | .doc | 45 pages
Le marché du disque
Étude de marché | 04/02/2006 | fr | .doc | 59 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Musique et danse
3
Production et diffusion d'un spectacle de danse : Petites Histoires.com
Étude de cas | 07/10/2009 | fr | .doc | 14 pages
4
L'industrie du rap aux Etats-Unis est-elle dans la filiation de l'industrie de la soul à l'époque du label Motown ?
Mémoire | 06/10/2009 | fr | .doc | 40 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Musique et danse
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
