Nationalisme et construction européenne
Date de publication :
13/10/2000
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le nationalisme se présente comme irréductiblement opposé, par essence, à toute construction européenne
- Les modalités de résolution de cet affrontement
Résumé :
Le Seigneur descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes bâtissaient. Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S'ils commencent ainsi, rien ne pourra les empêcher de réaliser tout ce qu'ils projettent. Allons ! Descendons mettre le désordre dans leur langage, et empêchons les de se comprendre les uns les autres. »
Genèse-11, La tour de Babel.
La définition de l'Europe est d'une extrême difficulté, ses limites géographiques incertaines sont à l'image de la complexité du concept qu'elle recouvre. Le mot de J.Delors, « Europe, objet politique non identifié » illustre cette profonde incertitude. Néanmoins, il est indéniable que la notion d'Europe peut être développée autour de deux dynamiques : celle des peuples et nations aspirant à l'existence reconnue et celle d'une volonté plus vaste d'organisation de l'ensemble de l'espace. Or, historiquement l'Europe est l'un des lieux où ces deux mouvements ont été poussés à leur extrême, à tel point qu'ils peuvent en apparaître constitutifs.
Le désir d'organisation, de gestion et de construction de l'Europe est dans sa forme contemporaine marqué à la base par la Raison. Il est possible de reconnaître dans sa modernité un universalisme hérité du siècle des Lumières.
Or, l'affirmation de la Nation traduite dans sa forme politique par le concept de nationalisme partage elle aussi cet héritage. Depuis la proclamation de la souveraineté « nationale », avec la Révolution française, celle-ci s'oppose à la légitimité « verticale » des empires ou des monarchies absolues. Selon J. Plumyène, les nationalismes ont donc comme paradigme commun une légitimité « horizontale ».
Comment s'articulent alors les deux notions, du nationalisme et de la construction européenne ? Sont-elles seulement monolithique ou est-il possible d'analyser en elles différents types ? En supposant leur complexité, de quelle nature encore plus complexe sont leur rapports ?
Du particularisme et de l'universalisme surgit tout d'abord l'opposition. Celle-ci n'est pas d'un type unique et peut donc se décliner selon plusieurs modèles, vraisemblablement au nombre de trois selon que l'on se place sous le signe de la souveraineté, de l'identité ou de ces deux concepts pour expliciter l'affrontement apparemment irréductible. Néanmoins, le refus d'une analyse statique conduit à rechercher les modalités de résolution de cet antagonisme. Se réduira-t-il dans une épreuve de force déjà engagée, dans un libre choix de souveraineté ou dans la naissance d'une identité d'un autre ordre ?
Genèse-11, La tour de Babel.
La définition de l'Europe est d'une extrême difficulté, ses limites géographiques incertaines sont à l'image de la complexité du concept qu'elle recouvre. Le mot de J.Delors, « Europe, objet politique non identifié » illustre cette profonde incertitude. Néanmoins, il est indéniable que la notion d'Europe peut être développée autour de deux dynamiques : celle des peuples et nations aspirant à l'existence reconnue et celle d'une volonté plus vaste d'organisation de l'ensemble de l'espace. Or, historiquement l'Europe est l'un des lieux où ces deux mouvements ont été poussés à leur extrême, à tel point qu'ils peuvent en apparaître constitutifs.
Le désir d'organisation, de gestion et de construction de l'Europe est dans sa forme contemporaine marqué à la base par la Raison. Il est possible de reconnaître dans sa modernité un universalisme hérité du siècle des Lumières.
Or, l'affirmation de la Nation traduite dans sa forme politique par le concept de nationalisme partage elle aussi cet héritage. Depuis la proclamation de la souveraineté « nationale », avec la Révolution française, celle-ci s'oppose à la légitimité « verticale » des empires ou des monarchies absolues. Selon J. Plumyène, les nationalismes ont donc comme paradigme commun une légitimité « horizontale ».
Comment s'articulent alors les deux notions, du nationalisme et de la construction européenne ? Sont-elles seulement monolithique ou est-il possible d'analyser en elles différents types ? En supposant leur complexité, de quelle nature encore plus complexe sont leur rapports ?
Du particularisme et de l'universalisme surgit tout d'abord l'opposition. Celle-ci n'est pas d'un type unique et peut donc se décliner selon plusieurs modèles, vraisemblablement au nombre de trois selon que l'on se place sous le signe de la souveraineté, de l'identité ou de ces deux concepts pour expliciter l'affrontement apparemment irréductible. Néanmoins, le refus d'une analyse statique conduit à rechercher les modalités de résolution de cet antagonisme. Se réduira-t-il dans une épreuve de force déjà engagée, dans un libre choix de souveraineté ou dans la naissance d'une identité d'un autre ordre ?
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