Le nationalisme français de 1870 à 1914
Date de publication :
11/05/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un nationalisme de « rétraction continentale », nationalisme revanchard : 1870-1885
- Le culte du souvenir des provinces perdues
- L'école et l'armée, puissants véhicules du nationalisme français
- Le renforcement du sentiment national
- Un nationalisme antisémite et conservateur, nationalisme « de droite » : 1885-1905
- Emergence d'un nationalisme « de droite »
- Le boulangisme et la naissance du « parti national »
- L'affaire Dreyfus et l'exacerbation du nationalisme antisémite
- « La renaissance de l'orgueil français » et la remontée du nationalisme anti germanique: 1905- 1914
- Le renouvellement de l'anti germanisme revanchard
- Le nationalisme de la guerre et la montée des tensions
- Aboutissent à l'Union sacrée et au déclenchement du premier conflit mondial
Résumé :
« Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres ». Cette phrase de Romains Gary montre que le nationalisme peut être défini comme le souci prioritaire d'affirmer la suprématie de la nation sur les autres et de préserver l'intégrité de la souveraineté, il s'agit d'une tendance politique souvent assimilée à l'extrême droite. C'est la valeur nationale qui prédomine. Mais ce terme souffre d'une « imprécision de sens » ainsi que d'une ambiguïté d'utilisation.
Le terme de « nationalisme » connaît une importante évolution. C'est Augustin Barruel, abbé contre-révolutionnaire, qui l'emploie pour la première fois en français en 1789, lui donnant un sens péjoratif car utilisé pour stigmatiser le caractère immoral du « patriotisme jacobin ». Dans un premier temps, le nationalisme apparaît comme étant l'héritier de la période révolutionnaire. Puis il est perçu également en tant qu'héritier du traditionalisme, d'une forme d' « historicisme » qui prend conscience des particularités nationales et prône une redécouverte du passé. Sous la Restauration et plus tard sous le Second Empire, le nationalisme se situe à gauche, se fonde sur la souveraineté populaire, déclare la paix au monde, mais se tient prêt à affronter les tyrans, armes à la main, comme l'illustre l'épisode de la Commune en 1871 qui s'appuie d'abord sur un patriotisme exacerbé. À partir de 1870 et de la défaite française à Sedan, la France connaît l'essor de courants nationalistes outranciers. La défaite est une plaie inguérissable (on parle toujours du souvenir de l'Année terrible) et les français deviennent obsédés par la revanche. Néanmoins l'esprit revanchard bien que toujours très fort en 1914 connaît des phases, et il retombe notamment avec le boulangisme puis l'Affaire Dreyfus, qui voient l'émergence d'un nationalisme antisémite et conservateur, nationalisme de droite. Entre la guerre de 1870 et celle de 1914, le nationalisme français, facteur de changements politiques, imprègne profondément l'ensemble de la société, développant ainsi un véritable culte national. Ainsi, comment évolue le nationalisme français de 1870 à 1914 ? Comment s'opère le glissement d'un nationalisme « ouvert » vers un nationalisme « fermé » ?
Le terme de « nationalisme » connaît une importante évolution. C'est Augustin Barruel, abbé contre-révolutionnaire, qui l'emploie pour la première fois en français en 1789, lui donnant un sens péjoratif car utilisé pour stigmatiser le caractère immoral du « patriotisme jacobin ». Dans un premier temps, le nationalisme apparaît comme étant l'héritier de la période révolutionnaire. Puis il est perçu également en tant qu'héritier du traditionalisme, d'une forme d' « historicisme » qui prend conscience des particularités nationales et prône une redécouverte du passé. Sous la Restauration et plus tard sous le Second Empire, le nationalisme se situe à gauche, se fonde sur la souveraineté populaire, déclare la paix au monde, mais se tient prêt à affronter les tyrans, armes à la main, comme l'illustre l'épisode de la Commune en 1871 qui s'appuie d'abord sur un patriotisme exacerbé. À partir de 1870 et de la défaite française à Sedan, la France connaît l'essor de courants nationalistes outranciers. La défaite est une plaie inguérissable (on parle toujours du souvenir de l'Année terrible) et les français deviennent obsédés par la revanche. Néanmoins l'esprit revanchard bien que toujours très fort en 1914 connaît des phases, et il retombe notamment avec le boulangisme puis l'Affaire Dreyfus, qui voient l'émergence d'un nationalisme antisémite et conservateur, nationalisme de droite. Entre la guerre de 1870 et celle de 1914, le nationalisme français, facteur de changements politiques, imprègne profondément l'ensemble de la société, développant ainsi un véritable culte national. Ainsi, comment évolue le nationalisme français de 1870 à 1914 ? Comment s'opère le glissement d'un nationalisme « ouvert » vers un nationalisme « fermé » ?
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