La notion de désobéissance civile
Date de publication :
18/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les origines de cette notion
- Les évolutions de la notion de désobéissance civile
Résumé :
La notion de désobéissance civile ou civique est plus récente que le phénomène lui-même qui est le fruit d'un sentiment d'injustice, ou en tout cas d'inadéquation entre ce que Hannah Arendt appellerait «la conscience apolitique de l'homme vertueux » et le « bon citoyen », respectueux des lois de l'État. Or, dès lors qu'une société organisée avec des normes contraignantes et coercitives émerge, des groupes de « résistance » se mettent en place et produisent une réflexion sur ce droit à la résistance. En Occident dès le Vème siècle ap. J.C. le débat naît entre le moine Pelage affirmant le principe de libre-arbitre et Saint Augustin partisan d'une autorité supérieure à l'individu.
L'acte de désobéissance civile serait a priori l'exemple de Socrate encourageant le doute et la remise en question des ordres moreaux et spirituels dans une société athénienne en route vers son apogée. Plus tard, l'opposition entre Antigone et Créon deviendra la référence première de l'interrogation sur la légitimité de la désobéissance aux lois quand celle-ci est dictée par la conscience.
Cependant, la notion de « civil disobedience » n'apparaît qu'au XIXème siècle au États-Unis. On l'attribue au philosophe américain Henry-David Thoreau dans son essai Résistance au gouvernement civil traduit ensuite par : La désobéissance civile : du devoir de désobéissance civique en 1849. Thoreau s'est distingué pour son combat contre la guerre au Texas opposant les États-Unis au Mexique, et surtout contre l'esclavage. Il déclarait au sujet du peuple américain : « Ce peuple doit cesser d'avoir des esclaves, et cesser de faire la guerre au Mexique, même si cela doit lui coûter son existence en tant que nation ». Cette phrase fonde le principe de supériorité de la conscience et du devoir moral par rapport au devoir du citoyen. Ainsi, Thoreau conclut « si la société fait d'un individu un agent de l'injustice exercée à l'égard d'autrui [] je dirai : il faut violer la loi ». En effet Thoreau est partisan d'un État le moins puissant possible, puisqu' injuste par nature. Il prend soin à ce sujet de préciser pour autant son aversion pour les thèses anarchistes.
Enfin, Thoreau, héritier de Locke dans sa pensée de l'individu, a fait de cette notion un instrument de démocratie et de libéralisme (politique et économique) décisif au milieu de ce XIXème siècle.
L'acte de désobéissance civile serait a priori l'exemple de Socrate encourageant le doute et la remise en question des ordres moreaux et spirituels dans une société athénienne en route vers son apogée. Plus tard, l'opposition entre Antigone et Créon deviendra la référence première de l'interrogation sur la légitimité de la désobéissance aux lois quand celle-ci est dictée par la conscience.
Cependant, la notion de « civil disobedience » n'apparaît qu'au XIXème siècle au États-Unis. On l'attribue au philosophe américain Henry-David Thoreau dans son essai Résistance au gouvernement civil traduit ensuite par : La désobéissance civile : du devoir de désobéissance civique en 1849. Thoreau s'est distingué pour son combat contre la guerre au Texas opposant les États-Unis au Mexique, et surtout contre l'esclavage. Il déclarait au sujet du peuple américain : « Ce peuple doit cesser d'avoir des esclaves, et cesser de faire la guerre au Mexique, même si cela doit lui coûter son existence en tant que nation ». Cette phrase fonde le principe de supériorité de la conscience et du devoir moral par rapport au devoir du citoyen. Ainsi, Thoreau conclut « si la société fait d'un individu un agent de l'injustice exercée à l'égard d'autrui [] je dirai : il faut violer la loi ». En effet Thoreau est partisan d'un État le moins puissant possible, puisqu' injuste par nature. Il prend soin à ce sujet de préciser pour autant son aversion pour les thèses anarchistes.
Enfin, Thoreau, héritier de Locke dans sa pensée de l'individu, a fait de cette notion un instrument de démocratie et de libéralisme (politique et économique) décisif au milieu de ce XIXème siècle.
Voir docs similaires : Sciences politiques
1
Des monarchomaques à José Bové, la dynamique historique de la désobéissance
Exposé | 19/09/2008 | fr | .doc | 3 pages
4
Une nouvelle forme de désobéissance civile : le mariage gay à San Francisco et à Bègles
Mémoire | 12/03/2006 | fr | .doc | 61 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Ethnicité et politique, d'après l'étude d'un corpus d'articles
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
4
"Le courage du bon sens : Pour construire l'avenir autrement" de Michel Godet
Fiche de lecture | 26/10/2009 | fr | .doc | 26 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
5
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
