L'oeuvre de la grâce selon saint Augustin
Date de publication :
02/10/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Peut-on parler de combat spirituel pour Augustin ?
- La finale de la Règle
- Amants de la beauté spirituelle
- Un désir de bonheur
- Attraction et délectation
- Loi et liberté
- Des commandements, signes de la liberté
- Trouver sa délectation dans les commandements : un don
- Observer les commandements : collaborer à l'oeuvre de la grâce
- Grâce et liberté
- Da quod jubes et jube quod vis
- Servir Dieu en hommes libres sous la grâce
- Rôle du reproche et de la prière
- Prière d'action de grâce d'Augustin
Résumé :
Parler de combat spirituel à propos de saint augustin demande quelques explications. On ne trouve pas ce mot en effet dans l'Augustinus lexicon. Ce n'est donc pas un thème qu'il traite directement. Le combat spirituel a pour but d'enlever les obstacles à la charité qui sont en nous. Or augustin étant le docteur de la charité, il n'est pas possible qu'il ne se soit préoccupé de ce qui fait obstacle à son développement en nous.
Il a en effet répondu à cette question ; mais, sans négliger les efforts que cela nécessite et dont il prend acte, il est allé à la source de la victoire : la grâce. C'est donc sur ce volet du combat spirituel qu'augustin peut nous aider à réfléchir.
Il apporte un éclairage complémentaire de celui retenu par les Pères grecs. Jean Chrysostome demande à ses fidèles de secouer leur paresse, et il les pousse à faire. Et il conclut en mentionnant la nécessité de la grâce : « avec la grâce de Dieu ». Mais cela il ne le développe pas, ce n'est pas sa grâce. augustin au contraire dit que tout est don de Dieu : c'est le fondement de son expérience spirituelle.
A propos du paroxysme de la crise qu'il a traversée pendant les mois qui ont précédé sa conversion, il écrit : « Je recommençais mon effort ; un peu plus et j'y étais ! un peu plus et, déjà, déjà, je touchais et je tenais ! Et non je n'y étais pas, ne touchais pas, ne tenais pas, hésitant à mourir à la mort, et à vivre à la vie » (Conf., VIII, XI, 25). Il a donc fait des efforts, mais ils n'ont pu l'arracher à la mort ; il a expérimenté que c'est le Christ seul qui pouvait l'arracher à ses habitudes :
« Car la loi du péché, c'est la violence de l'habitude qui entraîne l'âme et la retient même contre son gré, juste sanction puisque c'est volontairement qu'elle s'y laisse aller. Dans ma misère, qui donc aurait pu me délivrer de ce corps de mort, sinon ta grâce par Jésus-Christ notre Seigneur ? » (Conf., VIII, V, 12).
Il a en effet répondu à cette question ; mais, sans négliger les efforts que cela nécessite et dont il prend acte, il est allé à la source de la victoire : la grâce. C'est donc sur ce volet du combat spirituel qu'augustin peut nous aider à réfléchir.
Il apporte un éclairage complémentaire de celui retenu par les Pères grecs. Jean Chrysostome demande à ses fidèles de secouer leur paresse, et il les pousse à faire. Et il conclut en mentionnant la nécessité de la grâce : « avec la grâce de Dieu ». Mais cela il ne le développe pas, ce n'est pas sa grâce. augustin au contraire dit que tout est don de Dieu : c'est le fondement de son expérience spirituelle.
A propos du paroxysme de la crise qu'il a traversée pendant les mois qui ont précédé sa conversion, il écrit : « Je recommençais mon effort ; un peu plus et j'y étais ! un peu plus et, déjà, déjà, je touchais et je tenais ! Et non je n'y étais pas, ne touchais pas, ne tenais pas, hésitant à mourir à la mort, et à vivre à la vie » (Conf., VIII, XI, 25). Il a donc fait des efforts, mais ils n'ont pu l'arracher à la mort ; il a expérimenté que c'est le Christ seul qui pouvait l'arracher à ses habitudes :
« Car la loi du péché, c'est la violence de l'habitude qui entraîne l'âme et la retient même contre son gré, juste sanction puisque c'est volontairement qu'elle s'y laisse aller. Dans ma misère, qui donc aurait pu me délivrer de ce corps de mort, sinon ta grâce par Jésus-Christ notre Seigneur ? » (Conf., VIII, V, 12).
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Exposé | 28/12/2007 | fr | .doc | 3 pages