Les opérations de maintien de la paix
Date de publication :
13/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les caractéristiques des opérations de maintien de la paix
- Le caractère institutionnel
- Le caractère non coercitif
- L'évolution des opérations de maintien de la paix
- Les différentes générations d'opérations de maintien de la paix
- L'avenir des OMP
Résumé :
L'Organisation des Nations Unies a été fondée, selon sa Charte, pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre ». Relever ce défi constitue la fonction la plus importante de l'Organisation et, dans une large mesure, le critère par rapport auquel elle est jugée par les peuples au service desquels elle se trouve.
Au cours des dix dernières années, l'ONU a connu plusieurs échecs face à ce défi, et elle n'est guère en mesure de faire mieux aujourd'hui. À moins d'un engagement renouvelé de la part de ses membres, de changements institutionnels importants et d'un appui financier plus solide, l'ONU n'aura pas les moyens, dans les mois et les années qui viennent, d'exécuter les tâches cruciales de maintien et de consolidation de la paix que les États Membres lui confient.
Il est certes beaucoup de tâches que les forces de maintien de la paix de l'ONU ne devraient pas se voir demander d'accomplir, et beaucoup d'endroits où elles ne devraient pas être déployées. Mais une fois que l'ONU envoie ses forces quelque part pour y soutenir la paix, ces forces devraient être en mesure d'affronter sur place les forces rémanentes de la guerre et de la violence avec les moyens et la volonté de les vaincre.
La Charte des Nations unies pose l'interdiction générale du recours à la force dans les relations internationales (art. 2 para. 4). Pour en garantir le respect, l'ONU peut décider de recourir aux procédures de règlement pacifique des différends sur la base du chapitre VI.
Mais elle peut aussi mettre en oeuvre le système de sécurité collective prévu au chapitre VII qui prévoit des modalités d'action de l'ONU « en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression ». Le principe de l'interdiction du recours à la force comporte deux exceptions : l'assistance aux actions des Nations unies (art. 2 para. 5) et la légitime défense (art. 51).
En ce qui concerne l'action des Nations unies en cas de menace contre la paix, les membres de l'Organisation ont conféré au Conseil de sécurité « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales » (art. 24 para. 1).
Il peut décider de différentes mesures et dispose notamment du pouvoir de sanction militaire (art. 42 et suivants). Cependant, pour recourir à la force, l'ONU dépend des contingents nationaux et des moyens militaires que les Etats membres acceptent de mettre à sa disposition. Le seul organe commun prévu pour assister le Conseil de sécurité pour les questions militaires n'a jamais fonctionné. Il s'agissait du Comité d'état-major, composé des chefs d'état-major des membres permanents du Conseil de sécurité (art. 47).
Pour sa part, l'Assemblée générale peut discuter de toutes questions se rattachant au maintien de la paix et de la sécurité internationales et faire des recommandations, mais toute question qui appelle une action est renvoyée au Conseil de sécurité (art. 11). Quant au Secrétaire général, il « peut attirer l'attention du Conseil de sécurité sur toute affaire qui, à son avis, pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales » (art. 99).
Dans la pratique, les opérations de maintien de la paix, sans être expressément prévues par la
Charte, n'ont cessé de se développer. Initialement, les opérations de maintien de la paix avaient pour objectifs principaux l'observation de cessez-le-feu et la séparation des forces à l'issue de conflits.
Depuis la décennie 1990, on constate une évolution rapide vers une activité de « consolidation de la paix » qui recouvre un ensemble de tâches, militaires et civiles, visant à une sortie de crise durable (réintégration des anciens combattants dans la vie civile, renforcement de l'Etat de droit, promotion des droits de l'homme, assistance technique pour un développement démocratique...).
Eléments primordiaux de la politique pacificatrice de l'ONU les opérations de maintien de la paix sont soumises à de rudes épreuves.
La montée de nouvelles menaces contre la paix et la sécurité internationales marquent-elles l'essoufflement des opérations de maintien de la paix ?
Une réforme des opérations de maintien de la paix ne constitue-t-elle pas la condition sine qua non de leur survie ?
La réponse à ces questions passe par l'examen des caractéristiques des opérations de maintien de la paix (I), caractéristiques qui nous permettra de dégager des perspectives d'évolutions (II)
Au cours des dix dernières années, l'ONU a connu plusieurs échecs face à ce défi, et elle n'est guère en mesure de faire mieux aujourd'hui. À moins d'un engagement renouvelé de la part de ses membres, de changements institutionnels importants et d'un appui financier plus solide, l'ONU n'aura pas les moyens, dans les mois et les années qui viennent, d'exécuter les tâches cruciales de maintien et de consolidation de la paix que les États Membres lui confient.
Il est certes beaucoup de tâches que les forces de maintien de la paix de l'ONU ne devraient pas se voir demander d'accomplir, et beaucoup d'endroits où elles ne devraient pas être déployées. Mais une fois que l'ONU envoie ses forces quelque part pour y soutenir la paix, ces forces devraient être en mesure d'affronter sur place les forces rémanentes de la guerre et de la violence avec les moyens et la volonté de les vaincre.
La Charte des Nations unies pose l'interdiction générale du recours à la force dans les relations internationales (art. 2 para. 4). Pour en garantir le respect, l'ONU peut décider de recourir aux procédures de règlement pacifique des différends sur la base du chapitre VI.
Mais elle peut aussi mettre en oeuvre le système de sécurité collective prévu au chapitre VII qui prévoit des modalités d'action de l'ONU « en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression ». Le principe de l'interdiction du recours à la force comporte deux exceptions : l'assistance aux actions des Nations unies (art. 2 para. 5) et la légitime défense (art. 51).
En ce qui concerne l'action des Nations unies en cas de menace contre la paix, les membres de l'Organisation ont conféré au Conseil de sécurité « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales » (art. 24 para. 1).
Il peut décider de différentes mesures et dispose notamment du pouvoir de sanction militaire (art. 42 et suivants). Cependant, pour recourir à la force, l'ONU dépend des contingents nationaux et des moyens militaires que les Etats membres acceptent de mettre à sa disposition. Le seul organe commun prévu pour assister le Conseil de sécurité pour les questions militaires n'a jamais fonctionné. Il s'agissait du Comité d'état-major, composé des chefs d'état-major des membres permanents du Conseil de sécurité (art. 47).
Pour sa part, l'Assemblée générale peut discuter de toutes questions se rattachant au maintien de la paix et de la sécurité internationales et faire des recommandations, mais toute question qui appelle une action est renvoyée au Conseil de sécurité (art. 11). Quant au Secrétaire général, il « peut attirer l'attention du Conseil de sécurité sur toute affaire qui, à son avis, pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales » (art. 99).
Dans la pratique, les opérations de maintien de la paix, sans être expressément prévues par la
Charte, n'ont cessé de se développer. Initialement, les opérations de maintien de la paix avaient pour objectifs principaux l'observation de cessez-le-feu et la séparation des forces à l'issue de conflits.
Depuis la décennie 1990, on constate une évolution rapide vers une activité de « consolidation de la paix » qui recouvre un ensemble de tâches, militaires et civiles, visant à une sortie de crise durable (réintégration des anciens combattants dans la vie civile, renforcement de l'Etat de droit, promotion des droits de l'homme, assistance technique pour un développement démocratique...).
Eléments primordiaux de la politique pacificatrice de l'ONU les opérations de maintien de la paix sont soumises à de rudes épreuves.
La montée de nouvelles menaces contre la paix et la sécurité internationales marquent-elles l'essoufflement des opérations de maintien de la paix ?
Une réforme des opérations de maintien de la paix ne constitue-t-elle pas la condition sine qua non de leur survie ?
La réponse à ces questions passe par l'examen des caractéristiques des opérations de maintien de la paix (I), caractéristiques qui nous permettra de dégager des perspectives d'évolutions (II)
Les internautes ont également acheté :
L'adaptation de l'ONU au nouveau contexte international
Exposé | 26/11/2001 | fr | .doc | 4 pages
Voir docs similaires : Relations internationales
1
L'ONU et les opérations de maintien de la paix dans les Balkans dans les années 1990
Exposé | 30/03/2007 | fr | .doc | 5 pages
2
Les opérations de maintien de la paix face à l'internationalisation des droits de l'homme
Exposé | 18/12/2008 | fr | .doc | 5 pages
4
Les opérations de maintien de la paix et le droit humanitaire international
Exposé | 26/04/2007 | fr | .doc | 13 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Relations internationales
5
L'Etat est-il victime, partenaire ou promoteur de la mondialisation ?
Exposé | 30/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
