Orient / Occident : la fracture imaginaire de Georges Corm
Date de publication :
25/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
20 pages
Sommaire :
Sommaire
- Aux origines de la fracture imaginaire
- Décadence/Renaissance : une alchimie mystérieuse
- L'Occident : mission sacrée, monde désenchanté ?
- La fascination moderne de l'identitaire
- Laïcité et théologie du salut et de l'élection
- Le nouveau paria du monothéisme : l'islam
- Globalisation économique et ordre nouveau
Résumé :
Les événements du 11 septembre 2001 ont cristallisé dans les esprits des peurs et des haines. Terrorisme et de terreur sont les mots les plus employés désormais. La symbolique des images renvoie à la fin d'un empire tombant aux mains des barbares. En Afghanistan, les avions les plus sophistiqués traquent les guerriers les plus archaïques de l'humanité. L'empire dans le ciel, les barbares dans les cavernes.
Les images produites par les événements du 11 septembre font se joindre des images de jeux vidéo avec celle d'un western biblique. La barbarie menacerait la civilisation. Quels que soient nos efforts pour résister à la tentation du racisme et du préjugé, le 11 septembre est un repère singulier dans une fracture de tous les temps, celle entre nous, les civilisés, et eux, les barbares.
On croit depuis longtemps que l'occident fabrique le monde. Mais depuis le fameux déclin de l'occident de Spengler, écrit dans les années 30, il est de bon ton d'annoncer la fin de l'hégémonie civilisatrice. La décadence est une question qui hante l'occident. Plus que jamais aujourd'hui, le chaos que représente le monde donne une actualité surprenante aux thèses de Spengler.
Ce qui est le plus frappant, c'est le regain des clichés religieux et des guerres saintes qui ont envahi les prismes d'analyse et la conduite des politiques internationales. Où est donc passée la philosophie des Lumières ? A-t-elle sombré avec la fin du communisme et la décolonisation ? N'y a-t-il plus de langage de la fraternité universelle ? Sommes-nous condamnés à accepter la revanche d'un Dieu punisseur, qui guide certains peuples et en extermine d'autres ? Doit-on accepter la chute dans l'irrationnel et l'anthropologie de café qui fabrique des stéréotypes sur l'essence supposée immuable des peuples et des religions ?
Il faut renverser la symbolique du 11 septembre et se battre pour le maintien de l'esprit critique, l'ironie voltairienne, l'idéalisme de Rousseau ou de Kant. Il faut refuser de se laisser terroriser par les terroristes mais aussi par ceux qui les pourchassent. Pour cela, il faut s'attaquer à l'origine de nos peurs. L'engouement pour la lecture du Coran après le 11 septembre montre notre étroitesse d'esprit : nos savoirs profanes ne nous seraient-ils plus d'aucune utilité ? N'avons-nous plus pour nous guider que la Bible et ses schémas forts de salut pour les uns et d'enfer pour les autres ?
Les images produites par les événements du 11 septembre font se joindre des images de jeux vidéo avec celle d'un western biblique. La barbarie menacerait la civilisation. Quels que soient nos efforts pour résister à la tentation du racisme et du préjugé, le 11 septembre est un repère singulier dans une fracture de tous les temps, celle entre nous, les civilisés, et eux, les barbares.
On croit depuis longtemps que l'occident fabrique le monde. Mais depuis le fameux déclin de l'occident de Spengler, écrit dans les années 30, il est de bon ton d'annoncer la fin de l'hégémonie civilisatrice. La décadence est une question qui hante l'occident. Plus que jamais aujourd'hui, le chaos que représente le monde donne une actualité surprenante aux thèses de Spengler.
Ce qui est le plus frappant, c'est le regain des clichés religieux et des guerres saintes qui ont envahi les prismes d'analyse et la conduite des politiques internationales. Où est donc passée la philosophie des Lumières ? A-t-elle sombré avec la fin du communisme et la décolonisation ? N'y a-t-il plus de langage de la fraternité universelle ? Sommes-nous condamnés à accepter la revanche d'un Dieu punisseur, qui guide certains peuples et en extermine d'autres ? Doit-on accepter la chute dans l'irrationnel et l'anthropologie de café qui fabrique des stéréotypes sur l'essence supposée immuable des peuples et des religions ?
Il faut renverser la symbolique du 11 septembre et se battre pour le maintien de l'esprit critique, l'ironie voltairienne, l'idéalisme de Rousseau ou de Kant. Il faut refuser de se laisser terroriser par les terroristes mais aussi par ceux qui les pourchassent. Pour cela, il faut s'attaquer à l'origine de nos peurs. L'engouement pour la lecture du Coran après le 11 septembre montre notre étroitesse d'esprit : nos savoirs profanes ne nous seraient-ils plus d'aucune utilité ? N'avons-nous plus pour nous guider que la Bible et ses schémas forts de salut pour les uns et d'enfer pour les autres ?
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