Ouverture et intégration de la France dans une économie mondialisée depuis les années 1950
Date de publication :
04/10/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
15 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une dynamique choisie
- Ouverture et croissance
- Ralentissement de la croissance et poursuite de l'intégration internationale et surtout européenne
- Ouverture et intégration dans « l'économie mondialisée » : quel bilan ?
- Le quatrième exportateur mondial de marchandises
- Un appareil productif de plus en plus internationalisé
- La fin du capitalisme « à la française » pour un capitalisme plus anglo-saxon
- Territoire français et société française à l'heure de la mondialisation
- La mondialisation est-elle coupable ?
- Territoire et « économie d'archipel »
Résumé :
Les deux termes d'ouverture et intégration dans une économie mondialisée sont à différencier et à définir. L'ouverture est le terme le plus classique, il mesure avant tout l'ouverture commerciale, c'est-à-dire la part de l'activité économique dont les débouchés sont extérieurs au territoire national ou en sens inverse la part du marché national alimenté par les importations. Les indicateurs en sont classiquement les ratios exportations rapportées aux PIB pi importations + exportations/2PIB.
Pour définir l'intégration dans une économie mondialisée, on peut suivre le propos de Philip Gordon et Sophie Meunier, coauteurs du «Nouveau Défi français, la france face à la mondialisation », paru en décembre 2001. Dans un entretien accordé au journal Le Monde (dans le supplément Le Monde de l'Economie du 15 avril 2002), ils considèrent que « L'adaptation de l'économie française à la mondialisation ces vingt ou trente dernières années a été remarquable l'intégration internationale de l'économie française sans précédent : le commerce international est monté à 25 % du produit intérieur brut (PIB) - au même niveau que l'Allemagne, et deux fois plus que l'économie américaine ; des entreprises françaises privatisées font des fusions et acquisitions partout dans le monde et comme jamais auparavant ; l'investissement direct (à la fois à destination et en provenance de la france) n'avait jamais atteint les niveaux actuels ; le marché unique européen pour les biens, services et capitaux existe et fonctionne réellement ; près de 40 %, en moyenne, des actions de la Bourse sont détenues par des étrangers ; beaucoup de compagnies "françaises" - telles qu'Alcatel, Renault et Michelin - tirent plus de la moitié de leurs revenus de l'étranger».
Cette longue citation donne un certain nombre de pistes pour le développement et permet de mieux cerner ce que signifie cette interdépendance multiforme : par les échanges de marchandises et de services, l'internationalisation ou la transnationalisation de l'activité des entreprises, l'extraordinaire développement des investissements de portefeuille (flux de capitaux à long ou à court terme) qui constitue un élément fondamental de la« globalisation financière », les flux d'information et les flux humains (les flux du tourisme international, les flux de main d'oeuvre).
Ces différents points renvoient à la nature polymorphe de la mondialisation. Françoise Milewski par exemple (économiste française, spécialiste du commerce extérieur et responsable pour l'OFCE de la publication annuelle intitulée L'économie française, dans la collection aux Editions La Découverte) insiste sur le fait que la mondialisation «revêt essentiellement trois formes qui s'entremêlent aujourd'hui, mais dont le développement historique a été diversifié : l'interdépendance via les échanges commerciaux, le développement des firmes multinationales via les investissements directs, et enfin la globalisation financière via les marchés de capitaux. »
Les bornes chronologiques sont les années 1950. Cela correspond au moment de l'ouverture commerciale de l'économie française qui s'inscrit dans le cadre général de l'accélération de la croissance des échanges internationaux de biens et de services qui atteint un rythme supérieur à celui du PB mondial dès la fin de ces années. Le sujet doit être traité jusqu'à aujourd'hui c'est-à-dire jusqu'aux « méga fusions-acquisitions transfrontalières dont un certain nombre de groupes français ont été des acteurs importants jusqu'en 2001 par exemple.
Pour définir l'intégration dans une économie mondialisée, on peut suivre le propos de Philip Gordon et Sophie Meunier, coauteurs du «Nouveau Défi français, la france face à la mondialisation », paru en décembre 2001. Dans un entretien accordé au journal Le Monde (dans le supplément Le Monde de l'Economie du 15 avril 2002), ils considèrent que « L'adaptation de l'économie française à la mondialisation ces vingt ou trente dernières années a été remarquable l'intégration internationale de l'économie française sans précédent : le commerce international est monté à 25 % du produit intérieur brut (PIB) - au même niveau que l'Allemagne, et deux fois plus que l'économie américaine ; des entreprises françaises privatisées font des fusions et acquisitions partout dans le monde et comme jamais auparavant ; l'investissement direct (à la fois à destination et en provenance de la france) n'avait jamais atteint les niveaux actuels ; le marché unique européen pour les biens, services et capitaux existe et fonctionne réellement ; près de 40 %, en moyenne, des actions de la Bourse sont détenues par des étrangers ; beaucoup de compagnies "françaises" - telles qu'Alcatel, Renault et Michelin - tirent plus de la moitié de leurs revenus de l'étranger».
Cette longue citation donne un certain nombre de pistes pour le développement et permet de mieux cerner ce que signifie cette interdépendance multiforme : par les échanges de marchandises et de services, l'internationalisation ou la transnationalisation de l'activité des entreprises, l'extraordinaire développement des investissements de portefeuille (flux de capitaux à long ou à court terme) qui constitue un élément fondamental de la« globalisation financière », les flux d'information et les flux humains (les flux du tourisme international, les flux de main d'oeuvre).
Ces différents points renvoient à la nature polymorphe de la mondialisation. Françoise Milewski par exemple (économiste française, spécialiste du commerce extérieur et responsable pour l'OFCE de la publication annuelle intitulée L'économie française, dans la collection aux Editions La Découverte) insiste sur le fait que la mondialisation «revêt essentiellement trois formes qui s'entremêlent aujourd'hui, mais dont le développement historique a été diversifié : l'interdépendance via les échanges commerciaux, le développement des firmes multinationales via les investissements directs, et enfin la globalisation financière via les marchés de capitaux. »
Les bornes chronologiques sont les années 1950. Cela correspond au moment de l'ouverture commerciale de l'économie française qui s'inscrit dans le cadre général de l'accélération de la croissance des échanges internationaux de biens et de services qui atteint un rythme supérieur à celui du PB mondial dès la fin de ces années. Le sujet doit être traité jusqu'à aujourd'hui c'est-à-dire jusqu'aux « méga fusions-acquisitions transfrontalières dont un certain nombre de groupes français ont été des acteurs importants jusqu'en 2001 par exemple.
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