Les paysans et la République, 1848-1914
Date de publication :
30/09/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- 1848-1870 : De l'instauration du Suffrage universel qui donne pour la première fois un rôle politique aux masses paysannes françaises à la guerre franco-prussienne qui sonne le glas du césarisme plébiscitaire de Louis-Napoléon Bonaparte
- L'année 1848, une expérience marquante dans les campagnes françaises
- L'élection de Louis Napoléon Bonaparte aux élections présidentielles
- Du coup d'Etat de « Napoléon le Petit » à la chute de l'Empire, l'heure où la République est endormie
- 1870-1914 : La IIIe République l'enracinement difficile, mais définitif des idéaux républicains. Ce Régime où les monarchistes sont en tête en 1870 devient progressivement à partir des années 1880 républicain par l'appui des masses rurales
- Une République illégitime et boudée par les campagnes (1870-1879)
- La Troisième République entre enracinement de ses valeurs et crises qui remettent en cause son existence (1879-1898) ?
- La République dans la tourmente se radicalise, voire se polarise-t-elle ?
Résumé :
À la veille de seconde république les campagnes représentent 75 % de la population française et le monde rural reste prépondérant puisqu'au début des années 1910, c'est encore 56 % de la population française qui vit dans des communes de moins de 2 000 habitants. Ce poids démographique a donc des conséquences sur la vie politique française.
Le terme « paysans » désigne les hommes et les femmes vivant à la campagne et s'occupant des travaux des champs. Or on peut déjà relever dans cette définition assez généraliste une ambigüité vu qu'on n'aborde pas la question de la propriété de la terre. Le terme « paysans » regroupe donc l'ouvrier agricole sans terres que les paysans propriétaires, ce qui offre déjà une disparité des situations, avec des comportements, des attentes et donc intrinsèquement des interprétations politiques différentes. Le terme « république » lui aussi soulève des ambigüités. Du latin respublica, c'est un régime (politique) où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul, et dans lequel le Chef de l'Etat n'est pas héréditaire. Néanmoins on peut trouver une autre acception de république qui s'appuie davantage sur les racines grecques de ce mot qui désignent la chose publique. En 1848 cette seconde république, est d'abord une manifestation des urbains, qu'ils soient prolétaires ou de l'embryonnaire classe moyenne à la haute bourgeoisie. Ce concept né à Paris montre que la capitale reste un ilot d'expériences politiques, et est l'élément central qui va diriger le reste du territoire français. Bref la vie politique nationale se fait à Paris, du Palais Bourbon au quartier populeux de l'Est parisien en passant par l'Hôtel de Ville symbole des insurrections et de la Révolution française.
Comment la paysannerie française a-t-elle adhéré à la république ? Et inversement comment le concept républicain, parisien du moins urbain a-t-il accepté les paysans de 1848-1914 ?
Le terme « paysans » désigne les hommes et les femmes vivant à la campagne et s'occupant des travaux des champs. Or on peut déjà relever dans cette définition assez généraliste une ambigüité vu qu'on n'aborde pas la question de la propriété de la terre. Le terme « paysans » regroupe donc l'ouvrier agricole sans terres que les paysans propriétaires, ce qui offre déjà une disparité des situations, avec des comportements, des attentes et donc intrinsèquement des interprétations politiques différentes. Le terme « république » lui aussi soulève des ambigüités. Du latin respublica, c'est un régime (politique) où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul, et dans lequel le Chef de l'Etat n'est pas héréditaire. Néanmoins on peut trouver une autre acception de république qui s'appuie davantage sur les racines grecques de ce mot qui désignent la chose publique. En 1848 cette seconde république, est d'abord une manifestation des urbains, qu'ils soient prolétaires ou de l'embryonnaire classe moyenne à la haute bourgeoisie. Ce concept né à Paris montre que la capitale reste un ilot d'expériences politiques, et est l'élément central qui va diriger le reste du territoire français. Bref la vie politique nationale se fait à Paris, du Palais Bourbon au quartier populeux de l'Est parisien en passant par l'Hôtel de Ville symbole des insurrections et de la Révolution française.
Comment la paysannerie française a-t-elle adhéré à la république ? Et inversement comment le concept républicain, parisien du moins urbain a-t-il accepté les paysans de 1848-1914 ?
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