La pensée paysanne au XIXe siècle
Date de publication :
30/05/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La pensée paysanne, une marqueterie non dépourvue de caractères généraux
- Le partage de valeurs communes
- La survivance de mentalités d'Ancien Régime à opposer à des mentalités plus récentes : les mondes
- Des mentalités étroitement liées aux conditions socio-économiques régissant la vie des individus
- Des mentalités étroitement liées aux conditions socio-économiques régissant la vie des individus
- Une explosion de vecteurs favorables à une certaine uniformisation
- Des mentalités paysannes qui s'uniformisent
- Mais une spécificité paysanne qui se maintient
- La pensée paysanne et la 3ème République : influences bilatérales et mythification
- La fin du bétail rustique ?
- La 3ème République, une République chaussée de sabots
- Folklorisation et mythification de la pensée paysanne par le monde urbain
Résumé :
Lorsqu'en 1815 Napoléon se trouve pour ainsi dire éjecté du pouvoir en France, la société offre ce que l'on pourrait nommer une allure en marqueterie ; constituée de groupes sociaux extrêmement nombreux et variés, fort différents surtout, elle ne fait guère preuve d'unité en ce qui concerne sa population.
Ceci se vérifie également, à une autre échelle, au sein de ce que, à première vue, on pourrait prendre pour un ensemble homogène ; ainsi, le monde paysan, bien que pouvant sembler être un groupe à part entière, se caractérise en fait, tout au long du 19ème siècle, par une extraordinaire diversité des types d'individus le composant ; de grandes disparités peuvent ainsi être observées entre ce qu'il convient plutôt de nommer des mondes paysans...
Mais plus particulièrement, il est étonnant de constater à quel point, en ce début de 19ème siècle, la notion de pensée paysanne, affectionnée des villes et des historiens actuels, semble dénuée de vérité, de réalité ; comment en effet parler d'une pensée paysanne alors même que les protagonistes de cette soi-disant pensée offrent des visages si différents d'une région à l'autre ?
Par ailleurs, ainsi que le dit Maurice Agulhon, 'rien ne cesse jamais de se transformer, même à la campagne' ; ne pouvons-nous voir dans cette assertion la preuve que, non contente de n'être qu'un schéma social simplifié, la pensée paysanne a pu de surcroît subir, au long du 19ème siècle, un certain nombre d'évolutions venant contredire cette idée d'unité ?
Mais on peut malgré cela se demander si les modes de pensée paysans n'offrent pas pourtant une certaine homogénéité toute relative, alors même que certains des événements intervenus au cours du 19ème ont pu éventuellement jouer en faveur d'une certaine uniformisation.
Je vais donc m'attacher, au fil de cette étude, à voir d'une part si cette idée de pensée paysanne n'est pas un mythe de la ville, et si, d'autre part, malgré tout, on ne peut pas parler, à la faveur de certaines évolutions nées du 19ème siècle, de l'émergence, lente mais néanmoins indéniable, d'un embryon de pensée paysanne.
Dans ce cadre, nous verrons dans une première partie dans quelle mesure on peut dire de la pensée paysanne du premier 19ème siècle qu'elle fut une marqueterie non dépourvue de caractères généraux.
Puis, dans une deuxième partie, nous étudierons l'uniformisation relative des modes de pensée paysans intervenue au cours du second 19ème siècle à la faveur d'une augmentation de vecteurs favorables.
Enfin, dans une dernière partie, nous verrons dans quelle mesure on peut parler, au sujet des liens unissant la 3ème République à la pensée paysanne, d'influences réciproques et bilatérales, conduisant, pour certains, à une folklorisation et à une mythification d'une certaine image de la pensée paysanne.
Ceci se vérifie également, à une autre échelle, au sein de ce que, à première vue, on pourrait prendre pour un ensemble homogène ; ainsi, le monde paysan, bien que pouvant sembler être un groupe à part entière, se caractérise en fait, tout au long du 19ème siècle, par une extraordinaire diversité des types d'individus le composant ; de grandes disparités peuvent ainsi être observées entre ce qu'il convient plutôt de nommer des mondes paysans...
Mais plus particulièrement, il est étonnant de constater à quel point, en ce début de 19ème siècle, la notion de pensée paysanne, affectionnée des villes et des historiens actuels, semble dénuée de vérité, de réalité ; comment en effet parler d'une pensée paysanne alors même que les protagonistes de cette soi-disant pensée offrent des visages si différents d'une région à l'autre ?
Par ailleurs, ainsi que le dit Maurice Agulhon, 'rien ne cesse jamais de se transformer, même à la campagne' ; ne pouvons-nous voir dans cette assertion la preuve que, non contente de n'être qu'un schéma social simplifié, la pensée paysanne a pu de surcroît subir, au long du 19ème siècle, un certain nombre d'évolutions venant contredire cette idée d'unité ?
Mais on peut malgré cela se demander si les modes de pensée paysans n'offrent pas pourtant une certaine homogénéité toute relative, alors même que certains des événements intervenus au cours du 19ème ont pu éventuellement jouer en faveur d'une certaine uniformisation.
Je vais donc m'attacher, au fil de cette étude, à voir d'une part si cette idée de pensée paysanne n'est pas un mythe de la ville, et si, d'autre part, malgré tout, on ne peut pas parler, à la faveur de certaines évolutions nées du 19ème siècle, de l'émergence, lente mais néanmoins indéniable, d'un embryon de pensée paysanne.
Dans ce cadre, nous verrons dans une première partie dans quelle mesure on peut dire de la pensée paysanne du premier 19ème siècle qu'elle fut une marqueterie non dépourvue de caractères généraux.
Puis, dans une deuxième partie, nous étudierons l'uniformisation relative des modes de pensée paysans intervenue au cours du second 19ème siècle à la faveur d'une augmentation de vecteurs favorables.
Enfin, dans une dernière partie, nous verrons dans quelle mesure on peut parler, au sujet des liens unissant la 3ème République à la pensée paysanne, d'influences réciproques et bilatérales, conduisant, pour certains, à une folklorisation et à une mythification d'une certaine image de la pensée paysanne.
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