La pensée politique romaine
Date de publication :
24/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- La révolution morale
- Le message paradoxal des évangiles
- Le statut du pouvoir temporel
- La théologie politique de Saint Paul
- La légitimation du pouvoir temporel
- L'universalité du christianisme
- Les interprétations de l'Apocalypse
- L'apport biblique à la tradition politique occidentale
- Le temps de l'histoire
- Christianisme et politique sous l'Empire romain
- L'attitude politique des chrétiens sous l'Empire romain
- La doctrine politique de Saint Augustin
- Les deux cités
- Seule la justice chrétienne peut fonder l'Etat
- Le pouvoir politique comme pouvoir ministériel
- La naissance d'un droit canonique
Résumé :
La pensée romaine fait pâle figure. La Grèce était le monde des intellectuels, les Romains ont un esprit beaucoup plus pratique. A Rome on retrouve des hommes d'Etat, des juristes, des militaires... pas de philosophes.
La politique de conquête explique la faiblesse politique de Rome. Les romains ne comparent pas, Rome autrement dit la civilisation, de l'autre les barbares (le reste du monde). On envahit et on assimile les autres civilisations. Par conséquent, les romains n'acceptant pas d'analyse comparative, la pensée romaine est pauvre et sans grande dimension. Il y a tout de même deux auteurs : Polybe et Cicéron.
Polybe est un grec d'origine, romanisé, et Cicéron est au contraire un romain hellénisé. Les deux penseurs romains sont donc influencés par les grecs.
A l'époque, c'était en Grèce que les romains allaient compléter leur formation intellectuelle, ce qui explique que Cicéron a étudié la philosophie grecque. Quant à Polybe, à l'origine c'est un militaire, il est fils d'un diplomate et il va être pris en otage et livré à Rome. Il va y vivre en semi liberté.
Polybe est impressionné par la puissance et l'organisation politique à Rome et au bout de 16 ans il est libéré mais il reviendra à Rome pour de longs séjours. Quant à Cicéron, c'est un romain qui a eu de grandes responsabilités politiques mais qui a également eu un rôle important en matière de pensée philosophique. On peut penser qu'il a d'autant plus eu une carrière intellectuelle riche que sa carrière politique a été entravée alors même que l'on peut penser qu'il était capable d'assumer les plus hautes fonctions à Rome.
Section 1 : Polybe
Polybe est né en 201 et est mort en 120.
Homme d'action et il a une formation d'historien, ce n'est pas un politologue.
C'est au cours de ses récits qu'apparaissent certains point de vue sur sa conception de la politique, entre autre les formes et les transformation des gouvernements. On a donc pas chez Polybe une étude systématique (complète et permettant d'établir un système).
Polybe va s'intéresser aux régimes mixtes, un peu comme Aristote mais pour lui le gouvernement le meilleur n'est pas celui qui s'en tient à un type pure. Il estime au contraire que la pureté est une source de faiblesse. Au contraire, l'efficacité, la force, la stabilité se trouvent dans la combinaison d'éléments compensateurs. Le meilleur gouvernement c'est celui qui combine les différentes formes pures du gouvernement, dans les proportions les plus harmonieuses. On va combiner monarchie, aristocratie, démocratie. Polybe rejoint Aristote pour estimer que le meilleur régime est obtenu à Sparte, également à Carthage mais surtout à Rome où il croit trouver l'exemple parfait de régime mixte. Mais ce régime mixte est obtenu par tâtonnement, progressivement. L'idée des régimes mixtes c'est que chaque pouvoir a besoin de deux autres, il y a donc un contrôle, une compensation mutuelle, une complémentarité et un équilibre naturel s'établi.
Si l'on prend le régime romain, on trouve des consuls, donc le régime a une dimension monarchique, le Sénat c'est le régime aristocratique, les comices et les tribuns donnent le caractère démocratique au régime. Ces trois pouvoirs s'équilibrent naturellement. Polybe voit dans cet équilibre, la force et la puissance du régime romain.
Et le régime mixte a un autre mérite, c'est de résister à l'évolution fatale qui conduit à la disparition des autres régimes. Pour lui l'état stationnaire n'existe pas, tout évolue et un régime ne peut pas être figé, tout régime a une tendance naturelle à dégénéré, à s'altérer. Tout régime porte en soi son principe de mort.
La constitution n'a pas un caractère unilatéral, toute composante du régime empêche celui-ci d'aller au bout de son principe même. Tout principe est compensé par un principe contraire. Polybe explique que c'est ce qui a permis à la république romaine d'être aussi forte et durable.
La philosophie de Polybe est donc assez sommaire par rapport à Aristote et Platon.
La politique de conquête explique la faiblesse politique de Rome. Les romains ne comparent pas, Rome autrement dit la civilisation, de l'autre les barbares (le reste du monde). On envahit et on assimile les autres civilisations. Par conséquent, les romains n'acceptant pas d'analyse comparative, la pensée romaine est pauvre et sans grande dimension. Il y a tout de même deux auteurs : Polybe et Cicéron.
Polybe est un grec d'origine, romanisé, et Cicéron est au contraire un romain hellénisé. Les deux penseurs romains sont donc influencés par les grecs.
A l'époque, c'était en Grèce que les romains allaient compléter leur formation intellectuelle, ce qui explique que Cicéron a étudié la philosophie grecque. Quant à Polybe, à l'origine c'est un militaire, il est fils d'un diplomate et il va être pris en otage et livré à Rome. Il va y vivre en semi liberté.
Polybe est impressionné par la puissance et l'organisation politique à Rome et au bout de 16 ans il est libéré mais il reviendra à Rome pour de longs séjours. Quant à Cicéron, c'est un romain qui a eu de grandes responsabilités politiques mais qui a également eu un rôle important en matière de pensée philosophique. On peut penser qu'il a d'autant plus eu une carrière intellectuelle riche que sa carrière politique a été entravée alors même que l'on peut penser qu'il était capable d'assumer les plus hautes fonctions à Rome.
Section 1 : Polybe
Polybe est né en 201 et est mort en 120.
Homme d'action et il a une formation d'historien, ce n'est pas un politologue.
C'est au cours de ses récits qu'apparaissent certains point de vue sur sa conception de la politique, entre autre les formes et les transformation des gouvernements. On a donc pas chez Polybe une étude systématique (complète et permettant d'établir un système).
Polybe va s'intéresser aux régimes mixtes, un peu comme Aristote mais pour lui le gouvernement le meilleur n'est pas celui qui s'en tient à un type pure. Il estime au contraire que la pureté est une source de faiblesse. Au contraire, l'efficacité, la force, la stabilité se trouvent dans la combinaison d'éléments compensateurs. Le meilleur gouvernement c'est celui qui combine les différentes formes pures du gouvernement, dans les proportions les plus harmonieuses. On va combiner monarchie, aristocratie, démocratie. Polybe rejoint Aristote pour estimer que le meilleur régime est obtenu à Sparte, également à Carthage mais surtout à Rome où il croit trouver l'exemple parfait de régime mixte. Mais ce régime mixte est obtenu par tâtonnement, progressivement. L'idée des régimes mixtes c'est que chaque pouvoir a besoin de deux autres, il y a donc un contrôle, une compensation mutuelle, une complémentarité et un équilibre naturel s'établi.
Si l'on prend le régime romain, on trouve des consuls, donc le régime a une dimension monarchique, le Sénat c'est le régime aristocratique, les comices et les tribuns donnent le caractère démocratique au régime. Ces trois pouvoirs s'équilibrent naturellement. Polybe voit dans cet équilibre, la force et la puissance du régime romain.
Et le régime mixte a un autre mérite, c'est de résister à l'évolution fatale qui conduit à la disparition des autres régimes. Pour lui l'état stationnaire n'existe pas, tout évolue et un régime ne peut pas être figé, tout régime a une tendance naturelle à dégénéré, à s'altérer. Tout régime porte en soi son principe de mort.
La constitution n'a pas un caractère unilatéral, toute composante du régime empêche celui-ci d'aller au bout de son principe même. Tout principe est compensé par un principe contraire. Polybe explique que c'est ce qui a permis à la république romaine d'être aussi forte et durable.
La philosophie de Polybe est donc assez sommaire par rapport à Aristote et Platon.
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