« La perfection de lordre social réside dans le concours de la loi et de la force : mais il faut pour cela que la loi dirige la force » (J-J. Rousseau)
Date de publication :
12/12/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- La concomitance nécessaire de deux notions substantiellement fondamentales
- L'expression de la volonté générale, condition sine qua non à la perfection de l'ordre social rousseauiste
- La subordination nécessaire et cruciale de la force sur la loi en gage d'équilibre
- Approches alternatives mises en perspectives avec l'idéal rousseauiste et ses notions fondatrices
- « La vérité effective des choses » et la force au service de la virtus : affinités et dissonances des approches rousseauistes et machiavéliennes
- Une approche parallèle des concepts weberiens et rousseauistes à travers deux prismes distincts
Résumé :
Aborder le système théorique de Jean Jacques rousseau, politiquement et philosophiquement parlant revient souvent plus à s'attarder sur la portée de ses oeuvres et la multi facétie de son auteur (aristocrate, père de la Révolution, du libéralisme, de l'absolutisme ? inspirateur de Kant, Fichte ?) que sur une analyse minutieuse de ses assertions telle son influence fut conséquente et ses propos complexes et protéiformes. Quelques furent les commentaires à son propos, il est plus pertinent de retenir quelques trames de ses influences afin de comprendre en quoi il s'en inspire, les réfute et s'y substitue. Inspirés non exclusivement par ses contemporains que furent les penseurs du droit Naturel et les jurisconsultes à un niveau épistémologique (Etat de nature, pacte social, souveraineté), rousseau participa à l'élaboration bientôt imposante de la doctrine de l'Etat et du droit Naturel. Celle-ci fut dignement entamée par Grotius, Pufendorf et Wolff qui s'opposèrent à la toute puissance papale, à la doctrine du droit divin et aux disciplines classiques du droit canon et romain. Dans une optique réformatrices, ces auteurs tentent d'écarter toute théologie à leur propos et en appellent à la sécularisation. Ils traitent de l'Etat de Nature et de ses vicissitudes comme concept hypothétique admis ainsi que de la création artificielle des Etats par conventions. rousseau lui considère le postulat suivant : c'est par un pacte immuable contraignant au service de la volonté générale que l'Homme devient libre et qu'il obéit à un gouvernement légitime dont émanera la souveraineté « inaliénable, indivisible, » absolue et perpétuellement détenue par le peuple. Il se singularise avec éclats de ses prédécesseurs qu'il accuse d'étouffer les droits des peuples et d'agir par intérêts puisqu'il réfute tout transfert de souveraineté et toute soumission contractuellement admise ; lui fait échos a tort le concept contemporain de régime démocratique représentatif. Dans une optique plus précise, rousseau se présente dans son écrit fondamental Du contrat social (publié en 1762 extrait d'un ouvrage plus vaste Institutions Politiques) tel un citoyen genevois, au service de sa patrie et de petites Etats constitués telle qu'elle. Méthodologiquement, rousseau exclut toute juridicité et historiographie minutieuse dans son ouvrage qu'il charge d'éclairer les fondements d'un pouvoir légitime au service de la pérennité de la République. Traitant de l'inévitable dégénérescence de la République, rousseau pense les moyens et les forces à son service afin de repousser cette échéance et d'assurer un équilibre même éphémère. Chargeant le pacte social de servir un idéal d'ordre social éthique protecteur au sens large des individus et de leurs biens par une force commune associative et garant de la Liberté, rousseau ne négligera pas l' étude de la législation, pierre angulaire de sa démocratie ( résultat de l'unanimité et expression de la volonté générale par mandat impératif de commis) ainsi que de l'appareil exécutif (dépositaire du pouvoir, incarnant la force publique par le gouvernement de préférence aristocratique). Le présent sujet s'interrogera alors sur la façon dont s'articulent idéalement les concepts de force et de loi afin de servir un ordre social en puissance et perfectible, et sur d'autres approches théoriques (épistémologie et méthodologie) des concepts chers à rousseau. L'analyse de la crucialité des deux concepts (force et lois) et de leur dynamique se focalisera sur l'approche rousseauiste (Partie 1); puis dans une démarche extensive l'étude de démarches alternatives et conniventes permettra de confronter l'idéal rousseauiste à l'altérité d'autres théories (Partie 2).
Voir docs similaires : Sciences politiques
1
« La perfection de l'ordre social réside dans le concours de la loi et de la force : mais il faut pour cela que la loi dirige la force » (J-J. Rousseau)
Exposé | 12/12/2007 | fr | .doc | 7 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Ethnicité et politique, d'après l'étude d'un corpus d'articles
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
4
"Le courage du bon sens : Pour construire l'avenir autrement" de Michel Godet
Fiche de lecture | 26/10/2009 | fr | .doc | 26 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
5
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
