Le personnage d’Edouard dans "Tueur sans gages", E. Ionesco

Date de publication :

06/05/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

Niveau :

grand public

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Sommaire :

 
 

Sommaire Le personnage d’Edouard dans "Tueur sans gages", E. Ionesco Sommaire

 
  1. Edouard fait seulement son apparition au début de l'acte II
  2. Edouard, dans son coin, est indifférent au monde
  3. Le mystère qui entoure le personnage d'Edouard
  4. Edouard a une fonction purement dramatique dans la pièce
  5. Edouard est la source des principales péripéties de la pièce

Résumé :

Signalons tout d'abord que le personnage d'edouard n'est pas du tout présent dans le premier acte de la pièce. Il fait seulement son apparition au début de l'acte II à l'arrivée de Bérenger dans son appartement. Il apparaît d'emblée comme un personnage physiquement très affaibli, symbole du mal-être. En effet, les didascalies sont claires et précises quant à la description du personnage : « mince, très pâle, l'air fiévreux » ; « edouard toussotera de temps à autre ; il crachera dans un grand mouchoir blanc ». Ce corps malade est donc immédiatement mis en évidence et doit retenir notre attention. edouard est un homme qui souffre, replié sur lui-même. Sa position dans l'espace scénique est caractéristique de ce repliement, il est dans un coin : « On aperçoit, dans son coin, chapeau sur la tête, vêtu de son pardessus, sa serviette à ses pieds, edouard qui toussote. » C'est comme si le personnage était déjà à l'écart du monde, à peine visible. Il se tient les membres recroquevillés, comme un enfant apeuré. D'ailleurs on apprendra par la suite qu'il a une voix « presque enfantine ». A première vue, il apparaît comme un personnage extrêmement fragile et terrifié par le monde qui l'entoure. Son corps même semble difforme puisqu'il a une main plus courte que l'autre. Atteint d'une tuberculose, il ne cesse de tousser et cracher, proche de l'agonie : « edouard se met à tousser violemment. Il crache dans son mouchoir. ». Ajoutons qu'il tremble et frissonne constamment, il semble à peine vivre. Son langage est aussi représentatif de ce mal-vivre. Il se répète à plusieurs reprises et ses répliques sont souvent brèves par rapport à celles de Bérenger. Dans une certaine mesure, cela pourrait nous faire penser au duo Hamm/Clov dans Fin de partie de Beckett, où Hamm est l'orateur et Clov ne fait que lui répondre par des répliques courtes. C'est un peu le même cas dans tueur sans gages puisque le langage d'edouard est très sobre et reprend souvent les mots de Bérenger. Il répètera ainsi sous différentes formes qu'il a froid : « j'ai froid » ; « je suis tout transi » ; « je gèle chez vous ». Il y a presque une gradation dans sa souffrance, comme s'il atteignait les limites de ses forces. Sa vie ne semble tenir qu'à un fil et on a l'impression qu'à tout moment le personnage peut disparaître. edouard est un homme de verre, mais ce mal-vivre physique découle d'un mal-vivre moral.

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A propos de l'auteur :

pencil image Thibault C. étudiant
Niveau :Grand public Etude suivie : Littérature Ecole, université : Université de lettres

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