Peut-on parler d'une autonomie du corps ?
Date de publication :
06/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- On peut avancer une relative autonomie du corps vis à vis de l'âme car celui-ci peut agir sans avoir recours à l'âme
- Le corps ne saurait être considéré comme autonome si l'on entend ce terme d' ''autonomie'' dans le sens d'une indépendance totale du corps vis-à-vis de l'âme
- Le corps agit, certes, selon ses propres lois mais que celles-ci sont les lois de la nature dictées par Dieu et donc que le corps est autonome dans une certaine mesure uniquement
Résumé :
Le corps semble autonome à travers différents phénomènes observables quotidiennement, comme par exemple celui des mouvements réflexes, répondant à une pure nécessité mécanique hors de toute volonté de l'âme. Nul en effet n'a besoin d'user de sa volonté et de sa conscience pour que le mouvement de la respiration s'effectue en son corps. De fait, le corps meut le diaphragme et les poumons d'une manière qui semble tout à fait autonome. Cependant, par les autres mouvements, ceux qui sont dus à l'exercice de la volonté, on fait en permanence l'expérience d'une possible action de l'âme sur le corps. Ainsi, si je veux mouvoir mon bras, mon corps se met aussitôt en mouvement sous l'effet de ma volonté qui siège dans l'esprit. Le corps semble donc à la fois uni à l'âme et à la fois dissocié vis-à-vis de celle-ci.
peut-on finalement parler d'une autonomie du corps ? Celle-ci est-elle effective et si oui jusqu'à quel point la vie du corps est elle parallèle à la vie de l'âme sans entrer en interrelation avec cette dernière ?
Un corps qui serait autonome désignerait un corps qui se dirigerait selon ses propres lois, un corps qui serait l'unique cause immédiate de ses actions. Cela signifierait qu'il soit une substance complète en lui-même et à lui seul. Qu'adviendrait-il alors de l'idée d'une union entre le corps et l'âme ? Le corps est-il autonome en dehors de toute influence de la raison ou bien celui-ci dispose-t-il d'une certaine autonomie mais cela dans une sphère de dépendance par rapport à la raison, dans le cadre d'une domination qui demeure exercée sur lui par la raison ? Y a t il, dans la personne humaine composée d'un corps et d'une âme, un primat du corps ou bien un primat de la raison ?
Pour répondre à ces interrogations, il sera exposé dans un premier temps qu'en effet on peut avancer une relative autonomie du corps vis à vis de l'âme car celui-ci peut agir sans avoir recours à l'âme ; puis dans un second temps, il sera dit que le corps ne saurait être considéré comme autonome si l'on entend ce terme d' « autonomie » dans le sens d'une indépendance totale du corps vis-à-vis de l'âme ; enfin il sera montré que le corps agit, certes, selon ses propres lois mais que celles-ci sont les lois de la nature dictées par Dieu et donc que le corps est autonome dans une certaine mesure uniquement.
peut-on finalement parler d'une autonomie du corps ? Celle-ci est-elle effective et si oui jusqu'à quel point la vie du corps est elle parallèle à la vie de l'âme sans entrer en interrelation avec cette dernière ?
Un corps qui serait autonome désignerait un corps qui se dirigerait selon ses propres lois, un corps qui serait l'unique cause immédiate de ses actions. Cela signifierait qu'il soit une substance complète en lui-même et à lui seul. Qu'adviendrait-il alors de l'idée d'une union entre le corps et l'âme ? Le corps est-il autonome en dehors de toute influence de la raison ou bien celui-ci dispose-t-il d'une certaine autonomie mais cela dans une sphère de dépendance par rapport à la raison, dans le cadre d'une domination qui demeure exercée sur lui par la raison ? Y a t il, dans la personne humaine composée d'un corps et d'une âme, un primat du corps ou bien un primat de la raison ?
Pour répondre à ces interrogations, il sera exposé dans un premier temps qu'en effet on peut avancer une relative autonomie du corps vis à vis de l'âme car celui-ci peut agir sans avoir recours à l'âme ; puis dans un second temps, il sera dit que le corps ne saurait être considéré comme autonome si l'on entend ce terme d' « autonomie » dans le sens d'une indépendance totale du corps vis-à-vis de l'âme ; enfin il sera montré que le corps agit, certes, selon ses propres lois mais que celles-ci sont les lois de la nature dictées par Dieu et donc que le corps est autonome dans une certaine mesure uniquement.
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