"Philosopher en vers, c'est vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dames" (Paul Valéry)
Date de publication :
12/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Situation des éléments critiqués par le poète et analyse du caractère souvent autotélique du langage poétique
- Les conditions aptes à restituer au 'philosopher en vers' son déploiement
Résumé :
Le rapport entre le fond et la forme du langage poétique a souvent été problématique. Aux thèses identifiant l'essence de ce langage dans son aptitude à traiter de lui-même, en délaissant tout contenu étranger à soi, répondent celles selon lesquelles la forme ne servirait qu'au déploiement du fond qu'elle recèle. C'est, à titre d'exemple, ce qui a constitué la complexité de l'analyse de la poésie mallarméenne et qui en a motivé ses réceptions radicalement différentes. La question s'est ainsi transformée en un débat récurrent aussi bien dans le domaine linguistique que dans l'analyse de la poétique en y apportant de nombreuses nuances.
C'est dans ce contexte qu'il faut situer le jugement de paul valéry selon lequel: "philosopher en vers, c'est vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dame." Le caractère de l'affirmation, en apparence clair, mérite pourtant d'être analysé de façon précise. Il s'agit, pour le poète Sétois, d'exprimer tout d'abord l'inadaptation de l'activité philosophique au domaine métrique. Et cela en raison du caractère différent que présentent la réflexion et le langage poétique. La première, symbolisée par le jeu des échecs, implique une complexité, une inorganisation schématique dont le second est totalement dépourvu en raison des attributs du jeu de dames, à savoir un caractère géométrique défini, une nécessité d'organisation formelle précise et un travail systématique. Il n'est donc pas simplement question d'exprimer une inadaptation mais aussi et surtout de s'interroger sur l'équilibre à établir entre la forme et le fond. Car l'inadaptation n'est pas présentée comme l'incompatibilité de deux éléments qui ne peuvent cohabiter. Celle-ci est motivée par le mauvais emploi dont "philosopher en vers" est victime. Elle se manifeste au moment où l'activité philosophique et le langage poétique évoluent selon des règles qui ne leur appartiennent pas, celles du jeu de dames pour la première, celles du jeu des échecs pour le second.
C'est dans ce contexte qu'il faut situer le jugement de paul valéry selon lequel: "philosopher en vers, c'est vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dame." Le caractère de l'affirmation, en apparence clair, mérite pourtant d'être analysé de façon précise. Il s'agit, pour le poète Sétois, d'exprimer tout d'abord l'inadaptation de l'activité philosophique au domaine métrique. Et cela en raison du caractère différent que présentent la réflexion et le langage poétique. La première, symbolisée par le jeu des échecs, implique une complexité, une inorganisation schématique dont le second est totalement dépourvu en raison des attributs du jeu de dames, à savoir un caractère géométrique défini, une nécessité d'organisation formelle précise et un travail systématique. Il n'est donc pas simplement question d'exprimer une inadaptation mais aussi et surtout de s'interroger sur l'équilibre à établir entre la forme et le fond. Car l'inadaptation n'est pas présentée comme l'incompatibilité de deux éléments qui ne peuvent cohabiter. Celle-ci est motivée par le mauvais emploi dont "philosopher en vers" est victime. Elle se manifeste au moment où l'activité philosophique et le langage poétique évoluent selon des règles qui ne leur appartiennent pas, celles du jeu de dames pour la première, celles du jeu des échecs pour le second.
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