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maman
Niveau
Avancé
Etude suivie
communication
Ecole, université
université...

Informations sur le doc

Date de publication
06/07/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
8 pages
Niveau
avancé
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11 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Le bonheur, est-ce renoncer à ses désirs?

  1. Volupté des désirs et satisfaction
  2. Réfréner ses désirs
  3. De la modération des désirs

Que nous conseille l'opinion quant à la conduite à tenir vis-à-vis du désir ? Aujourd’hui, tout le monde flatte la recherche du plaisir. Nous sommes largement encouragés de donner satisfaction à tous nos désirs. "Vivre ses désirs" est dans le monde actuel une formule publicitaire assez banale. Nos mœurs n'ont pas une forme répressive, ils seraient plutôt très largement laxistes. Nous partageons d'emblée l’opinion selon laquelle le bonheur, c’est la satisfaction de tous les désirs. Cette libération a apporté l'idée qu'il ne fallait surtout pas réprimer, qu'il fallait même exprimer le désir, exprimer ses désirs et se borner à les suivre. Celui qui voudrait réprimer ses désirs serait vu dans notre monde comme une sorte d'exception étrange à une règle commune qui enseigne le contraire. Nous pouvons donc nous étonner de mettre en association le bonheur avec le renoncement de ses envies. En effet, le bonheur c'est au moins la satisfaction de notre nature et notre essence n'est-ce pas le désir? Comment parler sérieusement de renoncer à nous-mêmes?
Pourtant, de loin en loin, nous faisons aussi l’expérience de ce que la multiplication des désirs engendre aussi l’insatisfaction, le dégoût et l’ennui. " Plus le désir avance, plus la possession véritable s’éloigne ". Fatigué de désirer en restant mécontents, nous serions presque en désespoir de cause tentés de dire tel que Proust que : " si le bonheur ou du moins l’absence de souffrance peut-être trouvé, ce n’est pas dans la satisfaction, mais dans la réduction, l’extinction progressive finale du désir qu’il faut chercher ". L’ascétisme serait alors la véritable morale du désir. La question est donc: le bonheur est-il dans la réalisation ou dans la suppression des désirs?

[...] Le fort libère ses désirs, leur donne libre cours et les mène à la satisfaction. C’est en ce sens que Balzac présente dans sa Comédie humaine l’homme de génie : " Il désirait comme un poète imagine, comme un savant calcule, comme un peintre crayonne, comme un musicien formule des mélodies . Il s’élançait avec une violence inouïe, et par la pensée, vers la chose souhaitée, il dévorait le temps. En rêvant l’accomplissement de ses projets, il supprimait toujours les moyens d’exécution". [...]


[...] Calliclès fait peur car il nous montre la violence du déchaînement des désirs. La fascination devant la force ne peut prendre fin que quand nous prenons lucidement conscience de la violence qui accompagne le désir. Cette violence n’est pas seulement celle d’un " autre " : le tyran, l’assassin ou le maniaque. Elle est en moi quand je choisis délibérément de n’écouter que mes désirs, de ne suivre que l’ivresse du désir en refusant et en niant tout le reste. [...]


[...] Chez Balzac, c’est faire coïncider la volonté, le désir et le monde. Le désir est l’ardeur de l’âme forte, c’est la substance même du héros. De ce héros du désir, Balzac écrit : " Dès son enfance, il avait manifesté la plus grande ardeur en toutes choses. Chez lui, le désir devient une force supérieure et le modèle de tout l’être Celui là qui manque d’ardeur à coup sûr est encore faible. Celui qui jouit avec volupté de sa propre puissance est fort et conquérant. [...]


[...] La vie heureuse suppose une maîtrise de soi. Les désirs choisis sagement et avec mesure sont-ils le chemin vers le bonheur ? Epicure propose ainsi une philosophie du plaisir ; or les moyens proposés reviennent à un certain ascétisme, ce qui implique le reniement de bien des plaisirs. L’épicurisme vrai est une sagesse assez austère comparée à ce qu'on appelle "épicurisme" dans notre mentalité postmoderne. Du pain, de l’eau et de l’amitié. Telle est la formule de la vie épicurienne. [...]


[...] Plutôt que d’être acteur de leur destin, les basses âmes sont de simples spectateurs. Ils sont passifs et se laissent écraser par leur excès. Au contraire, les grandes âmes possèdent un raisonnement considérable et influent. Ces âmes ont elles aussi des passions, et même des passions plus intenses, plus violentes que les autres. Pourtant, malgré la puissance de leurs passions et de leurs désirs, leurs raisons dominent. Cette raison nous permet en effet de connaître le mécanisme de notre vie affective et l’emprise qu’elle peut avoir sur nous. [...]


[...] Le bonheur serait-il alors la privation ? Diogène, notamment, soulignait que l'on était plus heureux lorsqu'on était dénué de tout bien. Vivant avec le juste nécessaire, la quête de la vérité et de la liberté devient plus importante pour moi. A l’inverse, je n’ai que faire de l'argent et de la satisfaction de mes désirs. En effet, désirer me pousse à désirer toujours plus : c'est la preuve que je ne suis jamais satisfait et que je ne trouve pas le bonheur. [...]


[...] De même, renoncer totalement à ses désirs ne me satisfait pas totalement. Il semblerait donc que mon bonheur pourrait être atteint par une mesure et une tempérance dans l’assouvissement de mes désirs De la modération des désirs Mesurer ses envies serait-il alors le bonheur ? Il semble bien que nous avons déjà assez souffert de la multiplication de nos excès et du mécontentent que cela entraîne. Ce dont nous avons besoin, c’est plutôt d’un art de vivre. L'art de vivre montre comment trouver une vie réglée, contente et satisfaite de ce que chaque jour lui apporte. [...]


[...] " A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais, et qu’arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ? " Pour ce qui est des désirs vains, il faut les fuir comme la peste et s’en débarrasser. Ils nous entraînent dans des poursuites imaginaires, ils engendrent des souffrances sans nombre et donc le malheur. Il faudra refouler ce genre de désirs afin de trouver la félicité. Pour ce qui est des désirs naturels, quoique non nécessaires, nous devons trouver le sens du juste équilibre entre l’exercice strict du désir et son excès afin de trouver le bonheur. [...]


[...] La mesure de ses désirs tient cependant davantage de l’art de vivre : par la contention de ses plaisirs, le sage respecte des limites qui sont celles du corps, toujours rapidement rassasié. Au contraire des jouisseurs, insatiables et malheureux, le tempérant réduit la quantité de ses plaisirs pour en augmenter la qualité. L’excès de nos comportements est souvent poussé par nos passions. Ces passions mal gérées nous amène au malheur. Le malheur que crée cette démesure de nos envies semblerait provenir de notre non domination de nos excès. Dans quelle mesure les passions nous éloignent-elles du bonheur sans que nous le voulions ? Les passions sont très peu contrôlables. [...]


[...] Descartes dans la Lettre à Elisabeth du 18 mai 1645 distingue les âmes nobles des âmes viles. La différence réside pour lui dans le fait que les âmes vulgaires s’abandonnent à leurs passions. Descartes dans le Traité des passions définit les passions comme étant un état de l’âme causé par le corps Les âmes basses n’ont donc aucun contrôle sur leurs passions : elles sont au contraire réduites à ne pas se laisser aller entièrement, elles sont réduites à combattre une passion par une autre. [...]

...

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