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Informations sur l'auteur

 
Niveau
Grand public
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Ecole...

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Date de publication
30/09/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
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Charles Baudelaire, les Fleurs du mal : "Les phares"

  1. Plan de l'explication
  2. Le poème construit une série de tableaux
  3. Baudelaire s'appuie sur la référence aux grands maîtres pour montrer que le Beau n'est pas nécessairement l'essence de l'art

Le XIXe siècle voit la parution d’un nombre conséquent de recueils, nés de la vague romantique : Lamartine, Hugo, Chénier ou encore Théophile Gautier marquent de leur empreinte ce siècle si propice à l’idéalisme. Pourtant, l’un des auteurs les plus marquants de cette fin de XIXe siècle se démarque largement de ces illustres prédécesseurs, en choisissant de montrer les écueils de l’idéal et les beautés de l’ignoble.
Baudelaire choisit ainsi résolument de se détourner des traditions établies de son siècle, et des précédents, et se lance dans une quête inlassable du nouveau, du neuf. Puisque tout a été dit en poésie, et tous les aspects du beau illustrés et explorés, il s’agit d’aller chercher le poétique là où personne ne l’a encore imaginé : c’est ainsi que Baudelaire décide « d’extraire la beauté du Mal » (citation de Baudelaire, extraite d’un projet de préface).

De cette quête nait en 1855 un recueil, les Fleurs du Mal, qui vaudra à son auteur une condamnation pour immoralité, et dont l’esthétique, qui choque les contemporains, est caractérisée par un alliage du Beau et de l’ignoble, du céleste et de l’infernal ; en somme, une esthétique du « bizarre » ainsi que la définit Baudelaire.
Le poème « Les Phares », sixième pièce de la section « Spleen et idéal » du recueil, est construit sur une série de descriptions de l’œuvre de grands peintres des siècles passés, et traite de la nature et de la valeur de l’art.

[...] Baudelaire, les Fleurs du mal : "Les phares" 1. Le XIXe siècle voit la parution d’un nombre conséquent de recueils, nés de la vague romantique : Lamartine, Hugo, Chénier ou encore Théophile Gaultier marquent de leur empreinte ce siècle si propice à l’idéalisme. Pourtant, l’un des auteurs les plus marquants de cette fin de XIXe siècle se démarque largement de ces illustres prédécesseurs, en choisissant de montrer les écueils de l’idéal et les beautés de l’ignoble Baudelaire choisit ainsi résolument de se détourner des traditions établies de son siècle, et des précédents, et se lance dans une quête inlassable du nouveau, du neuf. [...]


[...] Le poète s’attache à souligner les éléments dissonants dans chacun des tableaux qu’il présente : c’est l’esthétique du bizarre qui transparaît. Les deux premières strophes semblent présenter une image assez idyllique, mais dès la 3e strophe on note une dégradation de ce caractère apaisant : en fait, Baudelaire semble s’attacher à souligner les dissonances présentes dans les tableaux qu’il construit : chez Rubens, c’est l’impossibilité de l’amour (sans doute physique : Mais où l’on ne peut aimer qui entre en conflit avec la description d’un paysage sensuel (avec des notations naturelles : jardin fleuve + image sensuelle oreiller de chair fraîche ; chez Rembrandt, l’opposition entre le sentiment religieux et l’impureté La prière en pleurs s’exhale des ordures ; chez Delacroix, la collusion entre une image inquiétante lac de sang hanté de mauvais anges et une notation a priori idyllique Ombragé par un bois de sapins toujours vert ( Baudelaire s’attache ainsi à souligner une esthétique du bizarre, du monstrueux au sens de la collusion d’éléments opposés, qui créent des images inquiétantes, non conventionnelles Le poème voit la dégradation successive de l’idée de Beau. [...]


[...] Conclusion Soucieux de ne pas s’enfermer dans une esthétique traditionnelle, Baudelaire s’attache à peindre dans les Fleurs du Mal des sujets indécents, où se joignent la mort, la luxure, les débauches, les démons. Ces images sont présentes dans le poème Les Phares qui ne se contente pas d’aligner une série de tableaux de grands maîtres, manière de souligner l’art du poète, mais propose une réflexion sur la nature de l’art pictural, et au-delà sur la nature de l’art en général ; art qui ne doit pas se préoccuper du Beau, mais doit plutôt chercher les moyens de sa conservation. [...]


[...] Le poème est construit sur une série de descriptions des œuvres des grands maîtres. Les 8 premiers quatrains sont construits de manière similaire, sauf le 5e (qui fait attendre le nom du peintre au dernier vers, en tête de vers : effet d’attente, mise en valeur du nom) : en tête de chaque vers, le nom du poète, puis une qualification attributive lac de sang fleuve miroir triste hôpital qui sont toutes des métaphores qui renvoient à des objets, des lieux ou des faits, sauf pour Puget qui est comparé à un empereur (on note aussi que c’est le seul à qui le poète s’adresse, dans une adresse Toi qui sus Ces quatrains servent également à décrire l’art des peintres, en mettant en valeur la spécificité de leurs œuvres respectives : o Rubens : la chair Oreiller de chair fraîche où l’on ne peut aimer o De Vinci : référence à la Joconde Où des anges charmants, avec un doux souris / Tout chargé de mystères [ . [...]


[...] Après 8 strophes qui permettent de créer une série de tableaux (comme une exposition) derniers sont un retour sur la pratique de l’art pictural : 9e quatrain débute par une série de reprises anaphoriques déictiques (avec démonstratifs ces qui renvoient aux tableaux évoqués, et indique leur nature : ils sont un écho un cri un ordre un phare un appel (on note le passage du lexique du sonore et vocal à celui du visuel lumineux, avec l’apparition du phare ( l’art sert à oublier et transformer le monde, c’est un divin opium ; on note aussi les constructions parallèles de la strophe 10 C’est un cri répété par mille sentinelles / C’est un phare allumé sur mille citadelles qui renforcent la description métaphorique. C’est aussi une sorte de rempart, de secours, comme le laissent penser le recours au lexique de la guerre sentinelles porte-voix citadelles : tous ces termes sont placés à la rime, ce qui renforce leur portée), et les images du chemin perdu que l’art peut permettre de retrouver (d’où la référence aux milles labyrinthes au phare qui permet d’éclairer la nuit + image explicite du chasseur perdu dans les grands bois 2. L’art cherche à être immortel, à durer. [...]

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