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Professeur
Niveau
Grand public
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Université...

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Date de publication
07/09/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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"L’Etranger", Albert Camus : l'incipit

  1. Présentation générale de l'oeuvre
  2. Présentation de l'extrait
  3. Lecture
  4. Problématique et plan
    1. L'originalité de ce début de roman
    2. Qui est cet homme ? Qui est cet homme sans sentiments multiples ?
    3. Une écriture minimaliste

L’Étranger est un roman d’Albert Camus, paru en 1942. Il fait partie du « cycle de l'absurde », trilogie composée d’un roman, d’un essai et d’une pièce de théâtre décrivant les fondements de la philosophie camusienne : l’absurde.

Le roman met en scène un personnage-narrateur, Meursault, vivant en Algérie française. Un homme que des circonstances extérieures vont amener à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.
Le texte présenté est l’incipit de L’Etranger. Le protagoniste reçoit un télégramme lui annonçant que sa mère vient de mourir. Il se rend à l’asile de vieillards de Marengo et assiste à la mise en bière et aux funérailles sans prendre l'attitude de circonstance que l'on attend d'un fils endeuillé.

[...] Par exemple, on annonce l'enterrement de sa mère mais on ne sait pas de quoi elle est morte. L'avenir va jusqu'à demain, voire après-demain, il est extrêmement limité. On a le sentiment d'une quasi-simultanéité de la narration et de son contenu. Meursault raconte les faits les uns après les autres comme dans un journal, le récit est chronologique. Traitement des lieux : C'est nous lecteur qui suppose qu'on est à Alger (l. 8). Le paysage est complètement gommé, on a l'impression qu'on se déplace sur une ligne géométrique. [...]


[...] Le restaurateur et Emmanuel ne sont pas décrits non plus. Camus a écrit sobrement, sans aucun portrait psychologique. Le point de vue : La situation narrative est celle de la focalisation interne : la perception de l'univers du récit se fait par le regard ou la conscience de Meursault. Le narrateur ne rapporte que ce que voit le personnage-témoin, et ainsi personnage et narrateur se confondent. Les je sont prédominants au fil du récit et, comme dans un discours, on a l'utilisation de aujourd'hui hier demain après-demain pour le moment »qui nous situent par rapport à Meursault, le narrateur aurait très bien pu employer des expressions comme ce jour-là, la veille, le lendemain ou le surlendemain. [...]


[...] Enfin il accepte les marques de compassion de ces amies ils avaient tous beaucoup de peine pour moi ils m’ont accompagné jusqu'à la porte Meursault marque un extrême détachement à l'égard de la mort de sa mère. L'expression du télégramme est l'expression de ce détachement. Lorsque l'on est avant l'enterrement de sa mère, c'est comme si elle n'était pas morte pour lui, Meursault semble ne pas en prendre conscience. Ce qui frappe ensuite, c'est que Meursault fait de l'enterrement une simple formalité : Après l'enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle. Le deuil se fera par l'aspect extérieur, c'est-à-dire par son habillement. [...]


[...] Je lui ai même dit : " Ce n’est pas de ma faute." Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle. J’ai pris l’autobus à deux heures. [...]


[...] L’Etranger, Albert Camus : l'incipit Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : " Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. " Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre- vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. [...]

...

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