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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Paris 3

Informations sur le doc

Date de publication
01/10/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
3 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
2 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Extrait de "Sodome et Gomorrhe", Marcel Proust

  1. La passivité et l'anonymat
  2. La distorsion du temps et de l'espace
  3. Le détour comme marque stylistique de Proust

Marcel Proust a marqué le début du 20e siècle avec sa fresque romanesque À la recherche du temps perdu. Sodome et Gomorrhe est le troisième volet de cette épopée proustienne. Dans cet extrait, le trajet que le narrateur emprunte pour se rendre à un dîner au château de la Raspelière par M. et Mme Verdurin est décrit.
Aussi, dans cet extrait d’un roman généralement inscrit dans le genre autobiographique, de quelle manière Marcel Proust évoque-t-il ses souvenirs et surtout, comment le style de l’extrait expose-t-il une vision originale de la réalité chez Proust ?

[...] Cette longue phrase accumule les propositions, les compléments et les juxtapositions. Marcel Proust utilise ici le procédé syntaxique de la parataxe qui consiste à juxtaposer des propositions sans connecteurs logiques, c’est-à-dire avec des virgules, des points-virgules ou le gérondif. Ainsi, le tout laisse le lecteur perplexe : quand il lit semblait nous avoir portés (lignes 5 et il peut se demander quel est le sujet du verbe et ainsi relire la phrase depuis le début pour comprendre qu’il s’agit de cette longue marge d’obscurité (ligne 4). [...]


[...] Cet extrait de Sodome et Gomorrhe offre une caractérisation particulière pour un roman consacré aux souvenirs de son auteur ; les personnages n’ont pas de visages et sont passifs, mais surtout l’atmosphère y est étonnante : jeu d’ombres et de lumières, distorsion du temps, espace indiscernable qui traduit certainement un réel état d’esprit du héros/narrateur que Proust n’essaye pas de dissimuler, rendant ainsi, presque à l’état brut, ses perceptions du moment. Finalement, ce texte ressemble à un labyrinthe dont les murs seraient cette longue phrase pleine de détours et d’embûches dans laquelle le lecteur, tout autant que les personnages, se perd. Par bonheur, le style proustien est un véritable fil d’Ariane auquel le lecteur peut se raccrocher avec aisance et qu’il doit commencer à bien tenir au bout de 480 pages. [...]


[...] Le cas échéant, pourquoi ne pas utiliser ce pronom personnel au signifié plus caractérisant que on ? Cela donne l’impression que Proust refuse de nommer les personnes qui l’accompagnent. De même, lorsque le pronom personnel nous est utilisé à deux reprises comme pronom personnel sujet, il apparaît comme sujet de verbes modalisateurs au sémantisme relevant du ressenti et de la passivité : éprouvions ligne 9 et croyions ligne 10. Parallèlement, si nous nous intéressons au sémantisme des verbes liés aux personnages, ils apparaissent aussi assez passifs, que ce soit quand ils décrivent l’état des personnages on se retrouvait (ligne on était (lignes 3 et on s’était presque assoupi (ligne ou leurs sensations perceptives on reconnaissait (ligne on entendait (ligne3)). [...]


[...] Mais cela aurait entravé la torpeur qui semble caractériser ce passage. Cette longueur, presque langueur, créée par l‘imparfait est d’ailleurs renforcée par le fait que les personnages ne semblent pas seulement perdus dans le temps (ils ne sont pas surs de l’heure qu’il est avant d’entendre sonner l’église) mais aussi dans l’espace : ils travers[ent] un village qui n’est pas nommé, sûrement parce que le narrateur lui-même ne le connaît pas, ils se retrouv[ent] en pleins champs se croient presque à moitié chemin [ ] de Paris mais arrivent au château à cet instant précis. [...]

...

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