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Etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Université...

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Date de publication
30/06/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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Scène de l'aveu, extrait de "La Princesse de Clèves", Madame De Lafayette

  1. Le refus de l'aveu de Madame de Clèves
  2. Une théâtralisation pathétique de la scène
  3. Explication de Madame de Clèves à son mari, un aveu quelque peu erroné

La scène de l'aveu est une scène majeure du roman en ce sens qu'elle se situe après l'épisode de la lettre qui nous a fait entrevoir la complicité des rapports entre Madame de Clèves et Monsieur de Nemours, qui se sont enfermés dans un cabinet pour réécrire la lettre d'amour du Vidame de Chartres à Madame de Thémines. Suite à cela, Madame de Clèves, véritablement consciente de son amour pour le duc de Nemours souhaite se retirer à Coulommiers. Son mari comprend peu cette décision et lui fait part de ses doutes. Lors de cette scène, on perçoit une certaine ironie de l'auteur car cet aveu est introduit par la curiosité de Monsieur de Nemours qui veut écouter la conversation entre Madame de Clèves et son mari. Cette scène de l'aveu sera divulguée à la Cour (Nemours va rapporter cette entrevue au Vidame de Chartres qui en parlera à la Dauphine). Suite à la mort de Monsieur de Clèves, Madame de Clèves préférera se retirer plutôt que de céder à Monsieur de Nemours. Ainsi, l'intérêt de cet extrait réside dans la façon dont l'auteur présente Madame de Clèves face à l'aveu : celle-ci semble porter cet aveu entre devoir et morale. Néanmoins, au-delà de cette réflexion morale, l'aveu semble quelque peu "extravagant" pour reprendre le propos de Bussy au sujet de cette oeuvre.

[...] Suite à cela, la phrase se sépare par un point- virgule qui permet d'introduire un rythme ternaire, concluant ainsi la tirade de Madame de Clèves sur une prière pathétique: "conduisez- moi, ayez pitié de moi, et aimez-moi encore". Ce rythme ternaire s'achève sur "aimez-moi encore". Autrement dit, Madame de Clèves semble vouloir sauver son couple alors qu'elle est amoureuse de Nemours. On comprend donc mal le but de sa démarche. Le "si vous le pouvez" conclut le passage, et met ainsi fin à la prière. Cet aveu aurait donc un dessein moral avant tout? [...]


[...] De plus, se "conserver digne d'être" à Monsieur de Clèves paraît totalement invraisemblable puisqu'elle aime Nemours. Puis elle ajoute: "Je vous demande mille pardons si j'ai des sentiments qui vous déplaisent; du moins, je ne vous déplairai jamais par mes actions". Dans cette phrase, la tournure emphatique "mille pardons" sollicite une compréhension totale, et insiste sur le caractère pathétique du personnage. Elle s'excuse de ses sentiments pour un autre prétendant, mais le point- virgule qui suit introduit en quelque sorte une incise qui amène Madame de Clèves à rectifier son propos: "Du moins, je ne vous déplairai jamais par mes actions". [...]


[...] Les Désordres de l'amour de Madame de Villedieu) . [...]


[...] En commençant cette phrase par "Ne me contraignez point" on a l'impression d'une prière, d'une supplication que Madame de Clèves semble s'imposer elle- même, car, dans le passage précédant cet extrait , Monsieur de Clèves fait part de ses doutes et souhaite connaître la raison de la distance de celle- ci: "votre air et vos paroles me font voir que vous avez des raisons pour souhaiter d'être seule, que je ne sais point et que je vous conjure de ma les dire". Le début de l'aveu semble donc un peu précipité, voire exagéré, notamment par le biais de cette prétérition et par la répétition du verbe "avouer". 2e phrase: la phrase débute par un impératif "songez" auquel l'auteur ajoute "seulement". Cela peut montrer que cet aveu n'est pas totalement assumé puisque Madame de Clèves semble choisir les éléments qu'elle veut avouer. [...]


[...] Suite à ce début de confession, Monsieur de Clèves "s'écrie" ne sachant où sa femme veut en venir: "que me faites-vous envisagez?". Il reste néanmoins compréhensif, et garde le plus grand respect pour son épouse: "je n'oserai vous le dire de peur de vous offenser". Ici, les termes "peur" et "offenser" sont quelque peu hyperboliques puisque c'est à Madame de Clèves d'avoir peur d'offenser son mari pour avouer l'inclination qu'elle a pour un autre homme. Les rôles sont donc échangés. [...]

...

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