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1974/78 surveillant d'externat - 1978/1988 instituteur...
Niveau
Expert
Etude suivie
CAPES DE...

Informations sur le doc

Date de publication
24/01/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
2 pages
Niveau
expert
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Validé par
le comité Oboulo.com
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Bérénice, Racine, IV, 4

  1. L'analyse du clivage chez Titus
  2. Un clivage psychique : clivage des figures de Titus 
  3. Un clivage entre l'amour et le devoir, marqué par une dialectique du projet et de l'acte

En 1670, Racine fait représenter pour la première fois, sa tragédie Bérénice. Résumée en exergue de la préface de cette œuvre, l’action se condense en une phrase : Titus aimait Bérénice, mais il la renvoya de Rome, « malgré lui et malgré elle », dès les premiers jours de son empire. A la fin de l’acte III, Bérénice vient d’apprendre par Antiochus qu’il faut qu’elle se sépare de Titus. L’acte IV, quant à lui, sera marqué par la tirade de Titus à la scène 4, qui précède la scène d’explication entre Titus et Bérénice, à la scène 5. Dans le monologue de la scène 4, Titus, livré à lui-même, pèse le pour et le contre de cette séparation.
Or, il nous semble intéressant de nous demander quelles sont les différentes « instances » de la personnalité de Titus et quels en sont les reflets dans l’écriture du texte. D’autre part, il nous paraît important de nous poser la question des moyens de l’écriture de Racine. Quelle est la technique employée par l’auteur dans ce monologue ? A quel genre peut-on rattacher ce type de texte et en quoi cette analyse nous permet-elle de mieux comprendre l’écriture racinienne ? Enfin, il nous est indispensable de nous interroger sur l’argument de cette tirade, sur cette tragédie du « rien » où toute l’action semble se résumer dans le dilemme intérieur de Titus. En quoi Racine nous offre t-il la trame d’une originalité et peut-être en quoi signe t-il ainsi l’acte de naissance d’une tragédie de l’intériorité ?
Vu l’ensemble de ces questions, nous nous efforcerons d’analyser en un premier mouvement le problème du clivage chez Titus : clivage passé-présent-futur, mais aussi clivage des figures et encore clivage entre l’amour et le devoir. Puis nous tenterons en un second mouvement de définir les marques d’une rhétorique racinienne selon trois axes : de la parole au combat, puis du genre épidictique et enfin de l’écriture des passions. Dans un dernier mouvement, nous essaierons de développer ce que Racine appelle l’invention à partir de rien, tout en prenant toujours appui sur la tirade, nous y déclinerons trois thèmes : l’intention ou l’alibi, fin ou naissance d’une tragédie et permanence de Bérénice.

[...] Bérénice, Racine, IV En 1670, Racine fait représenter pour la première fois, sa tragédie Bérénice. Résumée en exergue de la préface de cette œuvre, l’action se condense en une phrase : Titus aimait Bérénice, mais il la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle dès les premiers jours de son empire. A la fin de l’acte III, Bérénice vient d’apprendre par Antiochus qu’il faut qu’elle se sépare de Titus. L’acte IV, quant à lui, sera marqué par la tirade de Titus à la scène qui précède la scène d’explication entre Titus et Bérénice, à la scène 5. [...]


[...] Racine rejoindrait ainsi le Corneille des stances du Cid. Mais cette lecture ne résiste pas à l’analyse approfondie. Si elle apparaît en ouverture de la tirade, elle a pour substratum une problématique qui la subsume. Cette autre problématique est celle d’un dilemme plus profond, celui d’être capable ou non d’endosser la position d’empereur. C’est-à-dire en fin de compte d’assumer la mort de son père, qui ressurgit ici dans la tirade sous la forme du juge ou de Rome. Mais Titus n’a plus à choisir, il règne. [...]


[...] Dans un dernier mouvement, nous essaierons de développer ce que Racine appelle l’invention à partir de rien, tout en prenant toujours appui sur la tirade, nous y déclinerons trois thèmes : l’intention ou l’alibi, fin ou naissance d’une tragédie et permanence de Bérénice. Nous présenterons donc, tout d’abord l’analyse du clivage chez Titus. Ce clivage nous paraît se décliner sous trois formes principales qui s’expriment en un clivage temporel : celui de la mort du père, de la tradition et de l’amour. Ensuite, en un clivage psychique : clivage des figures de Titus : l’amant, l’empereur, le juge. Puis, en un clivage entre l’amour et le devoir, marqué par une dialectique du projet et de l’acte. [...]

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