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Informations sur l'auteur

etudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
littérature
Ecole, université
université...

Informations sur le doc

Date de publication
27/01/2008
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
8 pages
Niveau
avancé
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5 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Rabelais, Gargantua, chapitre XI, Des chevaulx factices de Gargantua

  1. Le défaut de canalisation des qualités spirituelles de Gargantua
    1. Une imagination débordante
    2. Des plaisanteries qu'on n'attendrait pas de la part d'un jeune enfant
  2. Irrévérences de Gargantua, doublon de Rabelais, face à l'ordre établi
    1. Les classes aisées
    2. Les serviteurs courtisans
  3. Une critique, reposant sur la parodie, de l'initiation du chevalier
    1. Le rapport de Gargantua aux chevaux
    2. Une qualité noble et chevaleresque : venir au secours de ceux qui réclament de l'aide

« Sur les places publiques, pendant les fêtes, devant une table bien garnie, on jetait bas le ton sérieux comme un masque, et on entendait alors une autre vérité qui s’exprimait sous la forme comique, par des plaisanteries, des obscénités, des grossièretés, des parodies, des pastiches, etc. Toutes les peurs, tous les mensonges se dissipaient devant le triomphe du principe matériel et corporel. » Rabelais dans Gargantua se sert de ce « comique populaire » pour introduire une réflexion poussée concernant un des sujets qui l’intéresse en tant qu’humaniste. Je veux parler de la question du savoir. Tout au long de l’ouvrage, Rabelais s’interroge quant à l’éducation que doit recevoir la nouvelle génération d’humanistes en formation qui plus est lorsque l’enfant à éduquer est amené à régner, comme dans le cas précis de Gargantua.

Cette question est récurrente tout au long de la saga des géants populaires Gargantua et Pantagruel. Associés aux fêtes du carnaval, ces géants permettent à Rabelais d’aborder bien des sujets « tabous » (la question de l’évangélisme en particulier) mais aussi des problèmes moins dangereux comme celui du « métier de roi » en donnant un exemple de bon roi : Grandgousier et son contraire : Picrochole. De la sorte Rabelais peut également s’autoriser un humour « carnavalesque » porté sur « le bas », la vulgarité, la corporéité, la scatologie. En ce qui concerne la question de l’éducation, le gigantisme des géants procure à l’auteur une occasion de concevoir une éducation qui ne serait pas réalisable au cours d’une existence humaine, faute de temps. Dans Gargantua et Pantagruel (principalement), Rabelais peut traiter de tous les savoirs. Il s’offre également, sous le couvert du « comique de carnaval » la possibilité d’opérer des transgressions et certains renversements de l’ordre établi en puisant allègrement dans le ressort comique du gigantisme de Gargantua.
Gargantua s’ouvre sur la naissance du héros. Ensuite Rabelais met en avant le corps gigantesque de l’enfant en indiquant la quantité de tissu nécessaire pour le vêtir. Dans le dixième chapitre, Rabelais aborde de façon plus précise le thème de l’éducation. Gargantua enfant, de sa troisième à sa cinquième année n’apprend rien et se comporte en petit animal se livrant à ses appétits : boire, manger, dormir ainsi qu’à l’éveil d’une sexualité précoce que les femmes attisent. Dans le onzième chapitre, celui qui nous intéresse ici, Rabelais semble ne plus s’en tenir à une simple description des activités de Gargantua. Ce récit invite désormais à s’interroger sur la validité de l’éducation telle qu’héritée du Moyen-âge. Dans ce passage en particulier on perçoit la parodie de l’initiation chevaleresque que recevaient les enfants de la noblesse aisée.

Le grotesque de cette éducation périmée est tout d’abord mis en exergue par le défaut de canalisation des qualités spirituelles du jeune enfant puis par les marques d’irrévérence de Gargantua, doublon de Rabelais face à l’ordre établi, enfin par la critique, reposant sur la parodie, de l’initiation du chevalier.

[...] Gargantua imite le monde des adultes. Gargantua fait entrer les adultes dans son monde. Des plaisanteries qu’on n’attendrait pas d’un enfant. Une première plaisanterie qui fait preuve de l’intelligence de Gargantua. Des jeux sur les mots inattendus. L’enfant fait la conversation II. Irrévérences de Gargantua, doublon de Rabelais, face à l’ordre établi. Les classes aisées. Les religieux. Les nobles. Les serviteurs courtisans. [...]


[...] En ce qui concerne la question de l’éducation, le gigantisme des géants procure à l’auteur une occasion de concevoir une éducation qui ne serait pas réalisable au cours d’une existence humaine, faute de temps. Dans Gargantua et Pantagruel (principalement), Rabelais peut traiter de tous les savoirs. Il s’offre également, sous le couvert du comique de carnaval la possibilité d’opérer des transgressions et certains renversements de l’ordre établi en puisant allègrement dans le ressort comique du gigantisme de Gargantua. Gargantua s’ouvre sur la naissance du héros. [...]


[...] Cf. note 7 page 168 de l’ouvrage d’étude. Ligne 55. Lignes 56 et 57. Ligne 56. Lignes 60-61. Lignes 6 et 7. Lignes 78 à 80. [...]


[...] Marques de respect affectées de la part des serviteurs courtisans. Irrespect de Gargantua pour les invités de son père. III. Une critique, reposant sur la parodie, de l’initiation du chevalier. Le rapport de Gargantua aux chevaux. Le premier jouet. La maîtrise savante des tours équestres. Une qualité noble et chevaleresque : venir au secours de ceux qui réclament de l’aide. Le rapport aux subalternes : gratifications et irrévérences. Après la parodie, renversement et rétablissement de l’ordre par le rire. I. [...]


[...] Dans ce passage en particulier on perçoit la parodie de l’initiation chevaleresque que recevaient les enfants de la noblesse aisée. Le grotesque de cette éducation périmée est tout d’abord mis en exergue par le défaut de canalisation des qualités spirituelles du jeune enfant puis par les marques d’irrévérence de Gargantua, doublon de Rabelais face à l’ordre établi, enfin par la critique, reposant sur la parodie, de l’initiation du chevalier. Plan I. Le défaut de canalisation des qualités spirituelles de Gargantua. Une imagination débordante. Jeu et jouets. [...]

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