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Informations sur l'auteur

etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
sociologie
Ecole, université
Paris

Informations sur le doc

Date de publication
12/04/2007
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
8 pages
Niveau
grand public
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37 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Albert Camus : "L'homme révolté"

  1. Analyse de l''uvre
    1. Les justifications du crime logique
    2. Le refus du crime logique
    3. L'établissement d'une règle de conduite
  2. Les critiques adressées à l'Homme Révolté
    1. Le Djihad et les kamikazes islamistes
    2. Le génocide du Rwanda

« A la racine de toute œuvre, on trouve le plus souvent une émotion profonde et simple, longtemps ruminée. Pour ma part, je n’aurais pas écrit l’homme révolté si, dans les années 40, je ne m’étais trouvé en face d’hommes dont je ne pouvais m’expliquer le système et dont je ne comprenais pas les actes. Pour dire les choses brièvement, je ne comprenais pas que des hommes puissent en torturer d’autres sans cesser de les regarder. J’apprenais que le crime pouvait se raisonner, faire une puissance de son système, répandre ses cohortes sur le monde, vaincre enfin, et régner. Que faire d’autre sinon lutter pour empêcher ce règne. »

C’est ainsi qu’Albert Camus justifie la rédaction de l’Homme Révolté.

Né en 1913, il est issu d’un milieu très modeste et vit à Alger avec sa mère. Il fait ses études au lycée Bugeaud d’Alger et obtient son bac en 1932, avant d’entamer des études de philosophie. En 1935, il adhère au parti communiste qu’il quitte deux ans plus tard. En 1942, il milite dans un mouvement de résistance et publie des articles dans Combats. Cette année-là il publie l’Etranger et le Mythe de Sisyphe, ce qui lui vaut la notoriété. Après plusieurs œuvres reconnues telles que La chute, il obtient le prix Nobel en octobre 1957 " pour l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Il meurt trois ans plus tard dans un accident de voiture.

Durant la résistance, Camus va apprendre que l’absurde, notamment celui dont font preuve les nazis, peut mener à d’enormes excès meurtriers. En réfléchissant sur son époque, il découvre que le nazisme n’est que le cas particulier d’une situation plus générale. Les sociétés modernes, celles de son époque, se réfèrent dans leur majorité à des idéologies ou des doctrines meurtrières. Elles prônent une idée et l’érigent en absolu, puis légitiment le meurtre au nom de cet absolu.

Ainsi, Camus écrit en 1951 l’Homme Révolté. Force est de constater que cet ouvrage se situe dans le prolongement du Mythe de Sisyphe. En effet, si ce dernier traitait de l’absurde et du suicide, c’est du meurtre qu’il s’agit dans l’Homme Révolté. Ici, l’absurde est considéré comme le point de départ de la révolte : « Accepter l’absurdité de tout ce qui nous entoure est une étape nécessaire : cela ne doit pas devenir une impasse. Elle suscite une révolte qui peut devenir féconde ».

La question que se pose Camus, dans la révolte, est de savoir s’il est possible, aujourd’hui, d’agir dans l’histoire sans se référer à une doctrine meurtrière et donc sans devenir soi même, directement ou indirectement, un meurtrier. L’existence et la multiplication des crimes raisonnés ont provoqué son indignation. Elles suscitent aussi sa réflexion, laquelle peut se traduire par la problématique suivante.

Quelles sont les justifications que fournissent les idéologies meurtrières pour légitimer le crime logique ? est-il possible d’opposer des raisons ou des valeurs à ces justifications ? Si oui, celle-ci peuvent-elles fonder une conduite humaine, ou une morale adaptée à notre temps ?

[...] Il existe cependant plusieurs interprétations du Djihad, plus ou moins violente. En effet, alors que la plus radicale prône la persécution des non musulmans et des musulmans modérés, la plus pacifiste refuse de se livrer à des actions militaires au nom de la guerre sainte et estime que les croyants doivent se retirer du monde pour se livrer à l’exercice de leur foi et ainsi tenter d’atteindre un profonde spiritualité. Le Djihad dans son acception d’expansion territoriale, a traversé les siècles depuis la mort du prophète Mahomet en 632. [...]


[...] Est-il possible d’opposer des raisons ou des valeurs à ces justifications ? Si oui, celle-ci peuvent-elles fonder une conduite humaine, ou une morale adaptée à notre temps ? Nous analyserons, dans un premier temps, le propos d’Albert Camus dans l’Homme Révolté selon trois axes : sa description de la justification du crime logique, son refus de celui-ci, puis la règle de conduite que l’auteur propose. Nous tenterons ensuite de réactualiser son discours à travers des exemples de faits d’actualité qui l’illustre. [...]


[...] Jeanson fait paraître dans cette revue un compte rendu de l’Homme révolté. Il reproche à Camus de transformer en métaphysique les contradictions du monde réel, d'adopter la position d'un intellectuel au dessus des conflits réels. Sartre, à son tour, attaque les propos de Camus. Il déclare que les régimes concentrationnaires sont certes inadmissibles, mais tout autant que l’usage que la presse bourgeoise en fait chaque jour Il reproche à camus de se protéger derrière un univers de valeurs immatérielles au lieu de combattre la vrai réalité des choses. [...]


[...] Vous êtes un bourgeois comme Jeanson et comme moi. Votre morale s'est d'abord changée en moralisme, aujourd'hui elle n'est plus que littérature, demain elle sera peut-être immoralité Aujourd’hui, beaucoup de personnes, même parmi ceux qui l’avaient critiqué, admettent que Camus avait raison. Son propos est d’ailleurs toujours d’actualité et place ce livre en pleine lumière de celle-ci. C Les propos de Camus replacés dans l’actualité : terrorisme, meurtres et génocides Depuis la parution de l’Homme Révolté en 1951, d’innombrables exemples de guerres, de meurtres et de génocides n’ont cessés d’illustrer les propos dénoncés par Albert Camus dans son livre. [...]


[...] Il n’est pas seulement esclave contre maître, mais aussi homme contre le monde du maître et de l’esclave La justice absolue est également meurtrière. En effet, le militant d’une idéologie, parce qu’il précipite l’établissement d’une justice absolue, légitime la suppression des libertés, voire l’incarcération ou le meurtre des opposants. Pour le croyant, la justice absolue ne peut exister que dans un autre monde. Le croyant se résigne donc, en attendant l’instauration de la justice de Dieu, au nihilisme et aux horreurs qui caractérisent son époque. Il accepte donc, indirectement le crime, et est un meurtrier. III L’établissement d’une règle de conduite 1. [...]

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