• Des milliers de documents dans plus de 30 matières !
  • Satisfait ou remboursé !
  • Publiez et soyez rémunéré !
  • En savoir plus

Informations sur l'auteur

Agrégée de Lettres Modernes
Niveau
Grand public
Etude suivie
littérature
Ecole, université
Ecole...

Informations sur le doc

Date de publication
25/05/2009
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
3 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
16 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !

Roland Barthes, Essais Critiques

  1. Les deux critiques
    1. Les deux critiques
    2. Les limites de la critique universitaire
    3. La critique universitaire refuse l'analyse immanente
  2. Qu'est-ce que la critique ?
    1. La nouvelle critique. Exemples
    2. Le lansonisme : une idéologie qui cache son nom
    3. Le but de la critique n'est pas de dire le vrai
    4. Reconstituer non le message de l''uvre, mais son système
    5. La critique est tournée vers le présent
  3. Littérature et signification

Actuellement en France coexistent deux critiques :
- La critique universitaire : méthode positiviste héritée de Lanson. Se réclame d’une certaine objectivité.
- La critique d’interprétation avec des représentants très différents : Sartre, Bachelard, Goldmann, Poulet, Starobinski, Girard, Richard : une critique idéologique (rattachée à des grandes idéologies : existentialisme, marxisme, psychanalyse, phénoménologie).

- Intérêt de cette critique universitaire : érudition, mise au point historique, analyse des « circonstances ».
Pour Barthes, pas de cohabitation possible entre les deux critiques (la critique positiviste établirait les faits et les autres les interprèteraient, les feraient signifier). Cependant, conflit parce que quoiqu’elle dise, la critique universitaire est aussi idéologique.

[...] - Intérêt de cette critique universitaire : érudition, mise au point historique, analyse des circonstances Pour Barthes, pas de cohabitation possible entre les deux critiques (la critique positiviste établirait les faits et les autres les interpréteraient, les feraient signifier). Cependant, conflit parce que quoiqu’elle dise, la critique universitaire est aussi idéologique. Les limites de la critique universitaire a)limiter ses recherches aux circonstances de l’œuvre (circonstances intérieures et extérieures) : refuser de s’interroger sur l’être de la littérature, accréditer l’idée que cet être est éternel, que l’écrivain écrit pour s’exprimer, et que l’être de la littérature est dans la traduction de la sensibilité et des passions. Philosophie datée pour Barthes. [...]


[...] Elle vient d’admettre la critique psychanalytique, mais cette critique psychanalytique postule encore un ailleurs de l’œuvre (l’enfance de l’écrivain), un secret de l’auteur à déchiffrer (c’est parce que Racine était orphelin qu’il y a tant de pères dans son théâtre) : la critique universitaire est donc bien prête à admettre une critique d’interprétation, une critique idéologique, mais elle refuse que cette interprétation et cette idéologie puissent décider de travailler dans un domaine purement intérieur à l’œuvre, bref ce qui est récusé c’est l’analyse immanente : tout est acceptable pourvu que l’œuvre puisse être mise en rapport avec autre chose qu’elle-même, c’est-à-dire autre chose que la littérature : l’histoire (même si elle se fait marxiste), la psychologie (même si elle se fait psychanalytique) : ces ailleurs seront peu à peu admis ; ce qui ne le sera pas, c’est un travail qui s’installe dans l’œuvre et ne pose son rapport au monde qu’après l’avoir entièrement décrite de l’intérieur dans ses fonctions, ou, comme on dit aujourd’hui, dans sa structure ; ce qui est rejeté c’est donc en gros la critique phénoménologique (qui explicite l’œuvre au lieu de l’expliquer), la critique thématique (qui reconstitue les métaphores à l’intérieur de l’œuvre), et la critique structurale (qui tient l’œuvre pour un système de fonctions). II/ Qu’est-ce que la critique ? 1. La nouvelle critique. Exemples L’existentialisme : l’œuvre critique de Sartre : Saint-Genet, comédien et martyre Le marxisme (aux frontières du marxisme et non en son centre déclaré) : Goldmann Qui doit beaucoup à Lukacs. La psychanalyse : Charles Mauron G. [...]


[...] Reconstituer non le message de l’œuvre, mais son système Une activité formelle, non au sens esthétique, mais au sens logique du terme. Pour éviter la mauvaise foi : se donner pour fin morale non de déchiffrer le sens de l’œuvre étudiée, mais de reconstituer les règles et contraintes d’élaboration de ce sens ; à condition d’admettre tout de suite que l’œuvre littéraire est un système sémantique très particulier : il y a du sens, mais pas un sens. La bonne littérature : l’œuvre jamais tout à fait insignifiante ni tout à fait claire : elle est de sens suspendu : s’offre au lecteur comme un système signifiant déclaré, mais se dérobe à lui comme objet signifié : force pour poser des questions/ n’y répond cependant jamais : déchiffrement infini. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Le degré zéro de l'écriture, de Roland Barthes - intemporalité et rupture

 Philosophie & littérature   |  Culture générale & philosophie   |  Fiche de lecture   |  30/03/2007   |  fr   |   .doc   |   7 pages

Plus vendu(s) en littérature

Les fonctions de la littérature

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  12/04/2010   |  fr   |   .doc   |   7 pages

La préface de Cromwell : « Le théâtre est un point d'optique, tout ce qui existe dans le monde,...

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Dissertation   |  22/03/2008   |  fr   |   .doc   |   5 pages
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 5 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !