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Grand public
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Date de publication
29/11/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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L'Homme sauvage et l'Homme civilisé, Jean-Jacques Rousseau

  1. Un tableau idyllique de la vie sauvage
  2. La société contre l'état de nature

Ce texte nous propose une réflexion sur l’homme. Plus précisément, en opposant l’homme de la nature à l’homme civilisé, Rousseau tente de montrer en quoi la vie en société a transformé le cœur de l’homme, ce qui pourra permettre de comprendre l’origine des maux dont souffre la société. Sont-ils dus à la nature de l’homme ou bien au développement des relations humaines ? Pour résoudre ce problème, Rousseau va commencer par décrire ce que pourrait être une vie sauvage, naturelle, étrangère à la société (l.1 à l.7). On y voit alors une attitude fort simple. L’homme sauvage serait un animal paisible, rapidement satisfait et non belliqueux. La nature semble donc nous avoir destinés à une vie simple et pacifique. Or le contraste et saisissant si nous observons la vie de l’homme civilisé. La suite du texte (l.7 à la fin) présente justement la vie en société avec ces maux : ceux-ci ne sont pas attribués à la nature humaine, parfaitement innocente, mais plutôt à la logique qui fonctionne au cours des relations sociales.
Ainsi le texte permet-il d’apprécier la valeur de l’apport de la civilisation, de juger en quoi celle-ci est responsable des problèmes qu’elle connait. Reste que l’on pourra se demander jusqu’à quel point le tableau brossé par Rousseau est juste et complet. La société, en effet, n’est-elle pas plutôt le remède apporté à une violence bien naturelle ? Et cette logique du désir tant condamné par l’auteur ne pourrait-elle pas être appréhendée positivement comme source d’épanouissement de l’homme au sein de la société ?

[...] Il ne faut pas prendre ici le mot ami au sens moral, au sens fort que nous lui donnons dans la société. Il s’agit simplement de dire que rien dans la nature humaine ne pousse l’homme à se battre ou à voir en l’autre un ennemi (tendance que Rousseau appelle dans d’autres textes le sentiment de pitié). Cela dit, Rousseau n’exclut pas qu’il faille quelquefois [ ] disputer son repas (l.2-3). Mais Rousseau insiste par ailleurs sur le caractère occasionnel de la dispute. [...]


[...] Le tableau proposé par Rousseau dans le premier moment du texte contraste avec ce que nous montre la vie civilisée décrite par le philosophe dans le second moment. Comme le remarque l’auteur ce sont bien d’autres affaires (l.7-8) : la vie en société n’obéit plus à la même logique parce que la situation n’est plus la même. Certes l’homme reste un être vivant et il faut donc comme dans la nature pourvoir au nécessaire c'est-à- dire manger. Mais déjà ici, il est clair qu’il a commencé à ne plus faire aussi simplement que l’homme sauvage. La civilisation, c’est aussi le travail et les techniques. [...]


[...] Mais par ailleurs il semble légitime de chercher à atténuer la perspective de Rousseau. D’une part, comme nous l’avons vu parce que l’on pourra toujours voir dans l’ambition des hommes, leur situation concurrentielle au sein du social, l’aiguillon dynamique du progrès collectif. D’autre part, parce que la vie sociale ne se résume pas forcément dans une peinture aussi noire et tragique que celle proposée par le philosophe. C’est la société, en effet, et donc le rapport à autrui qui nous a forcés d’apprendre l’amitié, le respect, des règles de moralité sans lesquelles la vie humaine serait infernale. [...]


[...] En effet l’égoïsme d’ambition fait parties des sources véritables du développement personnel de l’individu. Chercher à réussir permet de développer ses compétences. Kant parle même des vertus de l’insociabilité humaine sur les facultés de chacun. Les progrès de la civilisation sont dus uniquement à l’amour propre de l’individu de progresser, ce qui n’est possible que par un jeu de rivalités entre les hommes. Cela correspond à la logique libérale qui voit dans l’amour propre, l’égoïsme des dispositions certes moralement condamnable mais socialement efficace pour parvenir au bonheur collectif (A. [...]


[...] En vivant réunis, les hommes travaillent de concert. Il devient donc de plus en plus facile de satisfaire les besoins les plus simples, ce qui libère du temps pour penser à autre chose, à ce que l’on n’a pas, à ce qui pourrait améliorer le quotidien. Et comme on ne vit plus seul, on se regarde, on apprend à s’apprécier, on veut séduire et faire plaisir. D’où le désir de paraître, de se parer de choses superflues qui améliorent l’image que l’on donne à voir. [...]

...

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